


Mon voyage jusqu'à Montpellier pour redécouvrir L'Odyssée
Première surprise en tout début de séance : il y a eu la présentation du prologue de Dune 3 en IMAX, accompagnée d'un petit mot dédié à Christopher Nolan. Je pense que, lorsque tu seras en salle, tu vas vraiment apprécier. On assiste à un débarquement militaire sur une planète, filmé avec des caméras IMAX, mais aussi en 35 mm. C'est assez impressionnant.
C'est également une excellente façon d'introduire le format exceptionnel de l'écran en 1,43:1, qui n'est pas un simple gadget, mais un véritable moyen de renforcer encore davantage l'immersion.
Du côté de L'Odyssée, j'en suis ressorti avec un énorme « wow ». Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas autant immergé dans un film, et cette fois, il s'agit pourtant d'un film que j'avais déjà vu le jour de sa sortie. Je l'avais apprécié, mais j'étais un peu fatigué et je pense que cinq à dix minutes m'avaient finalement échappé.
C'est peut-être le fait d'avoir fait ce petit voyage dans le sud de la France spécialement pour le voir, mais j'ai eu l'impression de me laisser complètement porter par le film et de le laisser opérer sa magie. Et là, je peux le dire encore plus sincèrement : j'ai adoré ce film.
Concernant la projection en elle-même, c'est beaucoup plus net et précis que l'IMAX numérique. On retrouve ces petits détails si caractéristiques de la pellicule, avec quelques imperfections qui apparaissent parfois à l'écran. Je t'avais dit que, lors de la projection numérique, j'avais parfois le sentiment d'avoir une image légèrement voilée par la compression. Je peux désormais te le confirmer : en comparaison, c'était bien le cas.
Est-ce que cela vaut le coup de découvrir L'Odyssée dans ces conditions ? Absolument. En revanche, il ne faut pas s'attendre à une révolution. C'est une amélioration très importante, un véritable upgrade. Même au niveau du découpage des plans et de la mise en scène, le format n'apporte pas seulement davantage d'image. Il permet aussi de mieux déployer certains éléments visuels et narratifs, comme dans les scènes se déroulant chez Calypso, où l'on perçoit encore mieux la complexité du cerveau d'Ulysse.
Enfin, du côté du son, je n'ai rien à redire. C'est globalement l'équivalent de ce que j'avais entendu en IMAX numérique, même si les basses m'ont semblé un peu moins présentes que lors de ma précédente projection.