Pourquoi j’ai abandonné Notion pour ma création de contenu (et ce que j’utilise à la place)
C’est arrivé un mardi soir, à 23h. J’étais censé écrire le script de ma prochaine vidéo YouTube. À la place, j’étais en train de configurer une formule complexe dans une base de données Notion, tout ça pour que la couleur d’une étiquette change automatiquement selon le statut de mon montage. C’est à ce moment-là que j’ai réalisé l’absurdité de la situation : je passais plus de temps à maintenir mon système de productivité qu’à produire du contenu. Si vous êtes créateur de contenu, formateur ou infopreneur, vous connaissez exactement ce sentiment. On commence tous sur Notion pour la même raison : c’est beau, c’est flexible, et les modèles des influenceurs de la productivité vendent du rêve. On s’imagine qu’avec le bon tableau de bord, notre business va s’automatiser tout seul. Mais la réalité est bien différente. Notion n’est pas une mauvaise application. C’est un outil incroyable. Mais sa plus grande force est aussi son pire défaut : l’infinie flexibilité. Quand un outil vous permet de tout faire, vous finissez par tout faire, sauf votre vrai travail. On crée 14 bases de données interconnectées pour absolument aucune raison. On passe des heures à ajuster des colonnes. On crée des pages, des sous-pages, des wikis… et trois mois plus tard, notre espace de travail ressemble à une décharge numérique que plus personne ne met à jour. Sans compter les dernières mises à jour. Entre l’application mobile qui pèse une tonne et met 10 secondes à charger la moindre note, et les fonctionnalités d’IA poussées de force à chaque coin de l’interface, l’outil est devenu une usine à gaz. Nous n’avons pas besoin d’un système d’exploitation complet pour notre vie. Nous avons juste besoin d’écrire et de planifier. En discutant avec des dizaines de créateurs sur X et Reddit, je me suis rendu compte qu’on souffrait tous du même mal. On veut revenir à l’essentiel. Pour gérer un business de contenu sain, il n’y a besoin que de trois piliers :
- Un espace d’écriture propre : Pas de distraction, pas de blocs synchronisés complexes. Juste une page blanche rapide pour jeter ses idées et structurer ses scripts.
- Un calendrier éditorial fixe : Une vue simple pour savoir ce qui sort, quand, et sur quel réseau (TikTok, YouTube, LinkedIn).
- Zéro maintenance : Pas de templates à dupliquer, pas de formules qui cassent dès qu’on renomme une propriété. Un outil qui fonctionne, tout de suite.
Fatigué de chercher l’outil parfait entre le minimalisme trop brut d’Obsidian et la complexité étouffante de Notion, j’ai décidé de le coder moi-même.
C’est comme ça qu’est né Vera.
L’idée derrière Vera est simple : supprimer la surcharge mentale. C’est un espace de travail épuré, fixe et ultra-rapide, pensé exclusivement pour les créateurs de contenu. Il n’y a rien à configurer. Vous ouvrez l’application, vous écrivez votre script, vous le glissez dans votre calendrier, et vous fermez votre ordinateur. Vous pouvez enfin vous concentrer sur ce qui génère de la valeur : votre contenu.
Vera est actuellement en bêta fermée. Je limite l’accès aux 50 premiers fondateurs pour co-construire l’avenir de l’outil avec eux (et l’accès est à vie).
Si vous aussi vous êtes à deux doigts de faire un burn-out à cause de vos tableaux de bord Notion, vous pouvez jeter un œil au projet ici : vera-app.carrd.co.
Arrêtons de gérer des infrastructures. Recommençons à créer.