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Grand oral maths

Salut !
J’avais présenté à mon prof de maths une ébauche de grand oral sur la cryptographie qu’il m’avait refusé, car comportait des maths expertes, aujourd’hui en lui présentant le sujet si dessous, il m’a expliqué qu’il n’y avait pas assez de maths pour un élève « comme moi », si vous avez des idées de sujets intéressants et pas trop mainstream cela m’intéresse, ou tout simplement des idées pour améliorer le mien que voici (seul le texte « remplisseur » a été fait avec une ia )
Question : Comment la découverte des logarithmes a-t-elle permis de créer une échelle pour mesurer l’intensité sonore et pour les tremblements de terre ?

Intro générale :

Rappeler que log(x) = ln(x) / ln(10). Les logarithmes, inventés au XVIIe siècle par Napier, ont révolutionné le calcul en transformant les multiplications en additions. Leur propriété fondamentale de compression des grandes échelles de valeurs les rend parfaitement adaptés à la perception humaine, qui est elle-même naturellement logarithmique.

I/ Intensité sonore

L’échelle des décibels trouve son origine dans les travaux d’Alexander Graham Bell sur les pertes de signal dans les câbles téléphoniques. Le décibel s’est ensuite imposé comme unité sonore car il reflète directement la physiologie de l’oreille humaine, qui perçoit les sons de façon logarithmique selon la loi de Weber-Fechner.

L’intensité sonore se mesure en décibels, et se calcule grâce à la formule L = 10 × log(I/I₀), où I₀ vaut 10⁻¹² W·m⁻² et représente le seuil d’audition humaine, I est l’intensité sonore en W·m⁻², et L est le niveau sonore en dB. On peut isoler I : I = I₀ × 10^(L/10).

L’intérêt du logarithme est de compresser une plage de valeurs physiques extraordinairement large, de 10⁻¹² à 10² W·m⁻², soit 14 ordres de grandeur, en une échelle lisible de 0 à 140 dB environ. Sans logarithme, une telle échelle serait inutilisable en pratique.

Exemple : supposons qu’au décollage, un avion émettait anciennement un son de 105 dB, mais que grâce aux progrès techniques il n’émet plus que 102 dB. On pourrait croire à une diminution tout à fait négligeable à première vue, puisque l’on ne perd que 3 points sur l’échelle. Mais si on calcule I pour L = 105 dB et L = 102 dB, on se rend compte que I est 2 fois plus grand pour L = 105 dB. Ainsi, une diminution de seulement 3 dB se traduit par une division de l’intensité physique par 2. C’est précisément là que le logarithme montre sa puissance : une variation de 3 dB, qui paraît infime sur l’échelle, correspond en réalité à un facteur 2 sur l’intensité physique. Cela illustre pourquoi une échelle linéaire aurait été totalement inadaptée.

Preuve sur papier — donner la méthode pour calculer I : I = P/S.

Lien avec les suites géométriques : si l’on considère les niveaux sonores L = 0, 10, 20, 30, … dB, c’est-à-dire une progression arithmétique de raison 10, les intensités physiques correspondantes forment elles une suite géométrique. En effet, à chaque fois que L augmente de 10 dB, l’intensité est multipliée par 10. Les intensités forment donc une suite géométrique de premier terme I₀ = 10⁻¹² W·m⁻² et de raison q = 10, dont le terme général s’écrit Iₙ = I₀ × 10ⁿ. Ce résultat est fondamental : il montre que le logarithme transforme une suite géométrique en suite arithmétique, ce qui est précisément sa définition mathématique.

II/ L’échelle de Richter

En 1935, Charles Richter et Beno Gutenberg cherchent un moyen de comparer l’énergie des séismes californiens. Inspirés par les échelles logarithmiques déjà utilisées en astronomie, ils proposent une échelle basée sur le logarithme de l’amplitude des ondes enregistrées, car les séismes couvrent une gamme d’énergie tellement vaste qu’une échelle linéaire serait impossible à utiliser. L’échelle originale de Richter a cependant été remplacée par la magnitude de moment Mw, plus universelle, mais qui conserve le même principe logarithmique.

La formule est la suivante : Mw = (2/3) × log₁₀(M₀) − 6,07, où le moment sismique M₀ est défini par M₀ = μ × A × D, avec μ la rigidité des roches en Pascal, A la surface de faille rompue en mètres carrés, et D le déplacement moyen de la faille en mètres. M₀ est une grandeur physique qui peut atteindre 10²⁸ N·m pour les plus grands séismes. Le logarithme ramène cette valeur à un nombre lisible entre 0 et 10 environ. Le facteur 2/3 provient de la relation entre l’énergie libérée et le moment sismique, puisque l’énergie est proportionnelle à M₀ exposant 2/3.

Lien avec les suites géométriques : les magnitudes 1, 2, 3, 4, … forment une suite arithmétique de raison 1. Or les énergies libérées correspondantes forment une suite géométrique de raison 10^1,5 ≈ 31,6, dont le terme général s’écrit Eₙ = E₀ × 10^(1,5n). Cela signifie que passer de la magnitude n à la magnitude n+1 revient toujours à multiplier l’énergie par le même facteur 10^1,5, quelle que soit la valeur de n. C’est la définition exacte d’une suite géométrique. On retrouve ici le même principe que pour les décibels : une progression arithmétique sur l’échelle des magnitudes correspond à une progression géométrique sur les énergies. Le logarithme est précisément l’outil mathématique qui permet de passer de l’une à l’autre.

Un séisme de magnitude 7 libère ainsi 32 fois plus d’énergie qu’un séisme de magnitude 6, et l’amplitude des ondes est multipliée par 10. Le séisme de Tohoku au Japon en 2011, de magnitude 9, a libéré environ 1000 fois plus d’énergie qu’un séisme de magnitude 7. L’énergie des séismes varie sur plus de 20 ordres de grandeur entre une micro-secousse et un méga-séisme : aucune échelle linéaire ne pourrait représenter cela de manière intelligible.

Ps : si vous voulez la version moins rédigée n’hésitez pas !
Merci d’avance 😁😁

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u/Ok-Minute3763 — 23 hours ago