Comment faites-vous pour ne pas vous faire manipuler par du relativisme toxique ?
Je donne une histoire inventée pour aider à comprendre ce que signifie se faire manipuler par du relativisme toxique.
Milka a subi un acte grave : un crime sexuel commis par Percy, le petit ami de Jenna.
Milka décide d’en parler à Jenna, qui est censée être son amie. Mais Jenna utilise un stratagème de manipulation fondé sur un relativisme toxique : elle minimise les faits, brouille les repères moraux, isole Milka, et l’amène progressivement à croire que “rien n’est certain”, jusqu’à lui faire douter de son droit à demander justice.
Milka : Jenna… je ne sais pas quoi faire. Ce qu’il m’a fait… c’était forcé. Je n’étais pas d’accord. Je suis perdue.
Jenna : Tu sais, Milka… le “forcé”, le “pas d’accord”, ce sont des notions très relatives. Personne ne peut vraiment savoir ce qui s’est passé. La mémoire, c’est subjectif. La vérité, c’est une construction.
Milka : Mais… c’est un crime, non ?
Jenna : Un “crime” selon qui ? Selon quelle culture ? Selon quelle époque ? Tu sais, dans certaines sociétés, ce que tu appelles “crime” est vu comme un simple événement de la vie. Le bien et le mal, ça n’existe pas vraiment. Ce sont juste des conventions.
Milka : Je pensais… porter plainte.
Jenna : Porter plainte ? Mais tu crois vraiment que la justice existe ? Les tribunaux, ce sont juste des gens qui prétendent détenir une vérité absolue. Ils jugent selon des règles arbitraires. Tu vas confier ton histoire à un système qui n’a même pas de fondement objectif ?
Milka : Je voulais aussi en parler à ma sœur…
Jenna : Ta sœur ? Elle a sa propre “vérité”. Elle va juste projeter ses émotions sur toi. Personne ne peut vraiment t’aider. L’aide extérieure, c’est une illusion. Tu dois te détacher de ces constructions sociales.
Milka : Mais… j’ai mal. Je me sens salie.
Jenna : La douleur, c’est une interprétation. Tu donnes trop d’importance à ce qui s’est passé. Le viol, si tant est qu’il existe vraiment, n’est qu’un événement parmi d’autres. La vie est pleine de choses qu’on dramatise inutilement. Tu peux choisir de le voir comme quelque chose de naturel, de neutre. C’est toi qui décides du sens.
Milka : Je… je ne sais plus. Peut-être que j’exagère. Peut-être que ce n’est pas si grave. Peut-être que… je me trompe.
Jenna : Voilà. Tu commences enfin à comprendre. Il n’y a pas de vérité. Il n’y a pas de victime. Il n’y a pas de coupable. Il n’y a que des perceptions. Et les tiennes ne valent pas plus que celles de n’importe qui.