r/Neurodiversite

Que pensez-vous de l'usage de "Les NT sont [insère un comportement négatif]" ?

À titre personnel, j’ai souvent du mal avec cela, car bien souvent, le comportement critiqué n’a en réalité rien à voir avec le fait d’être neurotypique ou non. Étant autiste, j’ai souvent l’impression que "les NT sont/font " est surtout employé pour désigner un comportement qui n’est pas forcément en adéquation avec ce qui est attendu d’un autiste (en tout cas au sein des communautés autistes), plutôt qu’une quelconque impossibilité pour un neuroatypique comme un TDAH ou un dyslexique d’avoir un comportement similaire à celui attribué aux NT.

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u/Super_Letterhead381 — 8 days ago

Comment savoir si on fait un shutdown ?

Salut tout le monde !

Je pense que j'ai déjà fait plusieurs meltdowns, mais je ne suis pas sûr pour le shutdown... Comment tu sais que tu en fais un ? Je veux dire les symptômes/signes extérieurs ? Et quel peut être l'élément déclencheur ?

Merci beaucoup

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u/Barth0_fanBITLife_07 — 9 days ago

Que répondre à ces sales c*n (attention, les guillemets annoncent ce que j'ai lu qu'ils disaient sur autrui ou même ce que j'ai lu à mon encontre, et ne saurait traduire des pensées validistes de ma part)

Hello les amis, que répondrez vous à des personnes qui prétendent que TSA et TDA sont des "prétextes" pour les "petits enfants-rois" ? Ce genre de phrase m'énerve, car toute ma vie, notamment mon enfance, j'ai subi des moqueries, même d'adultes, parce que j'étais "bizarre" avec mes stéréotypies, ma manière de parler atypique, etc, et en même temps on voyait bien que je savais plus de truc que les autres...

Cela étant dit, oui il y a des sur-diagnostics, des enfants qui prennent de la ritaline alors qu'ils n'en ont pas besoin...

... MAIS nos troubles invisibles existent réellement, et malheureusement de nombreux enfants TSA/TDA/HPI/DYS ne sont pas diagnostiqués à temps, et souffrent dans un monde qui ne leur est pas adapté... Tandis que nous, les diagnostiqués "tôt" (j'en fais partie), on souffre du regard des autres au point de vouloir invisibiliser nos difficultés

Non et puis j'en ai marre de ce genre de répliques car marre d'expliquer "NON CAROLINE, il n'y a PAS PLUS d'enfants TSA ou TDA qu'avant, juste que CEUX QUI L'ETAIENT N'ETAIENT PAS DIAGNOSTIQUES". Et puis j'ai l'impression que ça entretient le mythe que l'autisme n'existe PAS à l'état adulte et qu'on est censé avoir surmonté nos difficultés, donc hop, l'autisme disparaîtrait comme par magie....🙄🙄🙄🙄🙄

Bref, vous leur répondrez quoi à ceux qui nous accusent de nous auto-qualifier de TSA/TDA pour soi-disant "attirer l'attention" sur nos gosses ?

Merci, parce que moi je vois rien à part "n*que ta race vieille validiste blanche" (bizarrement je n'ai trouvé que des femmes pour tenir ce genre de propos sur les réseaux, les hommes sont plus prompt à être encore plus agressifs ("t'es autiste ? Alors bien sûr "t'as un tr0uble mental" "t'es déficient")

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u/Barth0_fanBITLife_07 — 11 days ago

Mes fantasmes bizarres et envahissants sont ils des intérêts spécifiques particuliers ?

Hey les amis,

j'ai une question quelque peu "gênante" : pensez-vous que les intérêts dits "restreints" (edit : pour certains neuroatypiques dits "spécifiques", qui est finalement mieux) peuvent aussi concerner les fantasmes sexuels ? C'est-à-dire que mes FS pourraient ils être aussi envahissant que mes IS ? Parce que, concrètement, moi j'y pense tout le temps, mais vraiment j'y suis addict. Et j'ai l'impression que ça me détourne d'une sexualité "normale" (qu'elle soit hétéro ou gay) parce que c'est un fétichisme très bizarre en plus. Et ça a créé chez moi le besoin jamais satisfait de concrétiser mes fantasmes, notamment par génération d'image par IA. Je vous rassure, ce n'est pas du porno, car c'est un fétichisme par porté sur le sexe en lui même mais sur un autre objet, mais ce sont quand même des images bizarres, et je ne peux pas m'empêcher de les créer. Si bien que ça phagocyte mon attention en cours, pendant les devoirs... Et je n'arrive pas à arrêter ! J'en ai déjà parlé sur d'autres reddit, mais je me suis fait moquer et ban car c'était trop bizarres pour ces messieurs dames neuroatypiques (enfin pour certains pas tous)...

Donc plusieurs questions :

1- suis-je la seule personne neurodivergente (TSA/TDA) à qui ça arrive ?

2- Est ce que, si comme moi, ça vous a obsédé, vous avez trouvé un moyen pour vous en débarrasser et comment ?

3- Est ce que vous pensez que l'intérêt spécifique peut se concentrer sur du fantasme sexuel ?

Merci pour vos réponses

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u/Barth0_fanBITLife_07 — 13 days ago
▲ 7 r/Neurodiversite+2 crossposts

Comment, si possible, sortir de l'angoisse

Coucou, c'est encore moi (comme dirait le docteur la peluche, pour ceux qu'ont la réf ;-) )

Sauf que là je me positionne plutôt en patient :

Ca fait bientôt deux ans que je sui anxieux de la rue. Oui, vous avez bien lu : si on est dans une rue où il n'y a pas assez de monde (genre personne), des murs "aveugles" ou d'énormes immeubles à la façade vitrée (entendez : sans fenêtres transparentes, sans poignée où s'accrocher, sans porche ou me réfugier), je peux subitement me figer, ne plus réussir à avancer, et en même temps, comme j'ai besoin d'avancer je vais essayer de suivre quelqu'un.e... Or, cette personne peut croire que je le/la suis, et ça peut l'agacer, voire l'effrayer (croire que je suis un prédateur/v(i)oleur/pickpocket)... Et le problème c'est que j'ose pas toujours demander, car parfois la personne comprend pas mes angoisse et/ou alors comme c'est TELLEMENT IRRATIONNEL c'est moi qui ai du mal à lui expliquer et elle me prend pour un taré. Car oui je me suis déjà pris de nombreuses fois des : "il ne va rien vous arriver" (mais MEC, va expliquer ça à quelqu'un qui se chie dessus d'angoisse, qui n'arrive déjà pas à faire deux mètres parce qu'il est en sueur/tremblements/vertiges et qu'il a l'impression qu'il va défaillir à tous moments : quand bien même il sait que c'est faux, son angoisse ne lâchera pas l'affaire !) "c'est dans ta tête" (ah bah non vu que je peux vous jurer que j'ai des maux de ventre, tête, mal à déglutir, c'est très chiant, même si ça ne m'a jamais réellement fait m'évanouir) et "tu dois être plus indépendant" (mais MERDE, j'aimerais justement que ça cesse et que je puisse marcher à nouveau comme avant quoi ptn) voire même "tu veux pas aller à l'hôpital psy" (sans déc ils sont pas un peu surchargés et dans la précarité ? Laisse les hôpitaux tranquilles et aide ton prochain avec tes jugements validistes là...)

Mais revenons-en au sujet principal : au départ, c'était des peurs rationnelles : me faire renverser (en particulier par un cycliste, même si je sais qu'ils ne me tueront pas, comme ils ne respectent rien et que j'ai entendu plein d'histoires plus ou moins pleines de rancoeurs contre eux j'ai eu encore plus peur, ou par une voiture, car bien sûr je refuse d'accuser le cycliste à lui seul de mes angoisses, ça irait en plus à l'encontre de certains principes que je soutiens...), et donc de traverser les grands boulevards, mais en trois mois à peine c'est devenu la peur de marcher seul dans la rue, d'abord les grandes, puis les petites, celles où je ne croisais pas plus de deux personnes à la fois...

Personnellement, je pense que la cause est multi-factorielle :

1- Oui, en partie moi, puisque je me suis mis la pression d'une part pour, si on "m'ennuyait" dans la rue, "mieux m'imposer", et donc adopter l'attitude conflictuelle qui va avec, et donc évidemment je pense que les menaces voire agressions que j'ai reçues en retour ont pu contribuer au climat de l'angoisse. Mais également la pression que j'avais avec parcoursup, les devoirs, et moi en plus qui voulais me passer à cet époque de l'AESH, et donc avoir les meilleures notes possibles (car sinon j'avais peur qu'on me la remette) et possiblement des autres aménagements comme mentionné précédemment dans l'autre post (pas seulement pour être "comme les autres" mais parce que j'ai toujours été très ambitieux, et aussi parce qu'on va pas se mentir, des mauvaises expériences liées au AESH, j'en ai eu et j'ai eu peur que ça recommence)

2- Pourquoi ces attitudes ? Parce que j'ai été victime de beaucoup de moqueries au collège, et je pense que j'ai voulu d'une part que mes difficultés liées à l'autisme ne soient pas visibles par les autres, et aussi ne pas attirer la jalousie avec mes aménagements ou mes notes comme ça avait été le cas au collège et même en seconde (bien que je n'aie pas été aussi concentré et conciliant avec mes aménagements qu'au collège, j'ai tout de même eu de bonnes notes). D'autre part, je voulais prouver que je pouvais me défendre, que je ne m'en laissais pas compter, quand bien même je rentrais dans des conflits...

3- Cela étant dit, mes premières crises d'angoisses, je pense que c'était aussi la peur que quelque chose me tombe sur la tête, parce que notre prof de première nous avait parlé du risque qu'un peau de fleur nous tombe sur la tête, pour illustrer qu'il n'existe jamais de risque 0 (par rapport aux séismes). Et comme elle parlait aussi beaucoup de mort, c'est à cette époque que j'ai commencé à avoir peur de la mort, notamment d'avoir un cancer (mon ancien prof de musique était mort d'un cancer du pancréas quelques mois auparavant :'( ), et je pense que c'est de là que vient ma peur de m'évanouir/défaillir n'importe comment, comme ça, dans la rue

4- et puis dans tous les cas, j'avais l'impression que je devais me battre pour que mes convictions soient acceptées au détriment de celle des autres, ou au contraire me fondre dans la masse, et je pense que c'est là que je me suis laissé écraser...

OR, une fois que je me suis rendu compte de mes erreurs et que je suis plus nuancé (maintenant), j'ai beau aller voir la psy 1 fois par semaine (si ce n'est deux), le psychiatre toutes les deux semaines et être sous paroxétine dont la dose a été de plus en plus augmenté, je n'arrive pas à cesser d'être angoissé... Même si je décide de ne pas m'énerver plus que nécessaire, j'ai toujours peur qu'il m'arrive un truc, et c'est vraiment handicappant au quotidien, vu que ça affecte beaucoup ma démarche car j'hésite à demander de l'aide, et certaines personnes m'ignorent voire se moquent de moi car ils pensent que je suis fou... Et parfois je suis bien obligé de marcher car le métro peut être un enfer pour moi.

Je sais que certains vont me dire d'aller à la salle. J'adorerais, mais... La seule salle où le coach serait adapté pour moi est quand même un peu loin, et j'ai peur d'y aller seul (très peur de faire une angoisse) donc je n'ose pas le contacter... Or je sais que bientôt l'été sera fini et ce ne sera plus le moment opportun...

Bref : comment vous faites pour vous calmer SEULS quand vous avez des angoisses ? Des conseils ? Avez vous, si vous aviez des angoisses, réussi à les maîtriser complétement ? Parce que j'ai peur d'être angoissé à vie, et que ça ait des conséquences (judiciaires car les gens me prennent pour un malade mental et appellent la police ou autre ; sur ma santé mentale car je me sentirai encore plus rejeté ; sur ma santé physique (hypertension, risque avec le cortisol élevé, etc...) ; sur ma vie professionnelle ou personnelle (oui des fois ça m'arrive de faire des angoisses en cours))

Merci pour votre lecture et pardon si je raconte trop ma vie en un seul message 😅

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u/Barth0_fanBITLife_07 — 11 days ago