
Bénin-AES : la géographie pèse plus que les rancunes
Contexte : le 24 mai, Patrice Talon a quitté le pouvoir après deux mandats et passé la main à son ancien ministre des Finances, Romuald Wadagni.
Dans une région où l'on s'accroche au fauteuil, une alternance sans drame est déjà une nouvelle.
Le vrai signal est venu de la salle. Le Niger a envoyé son Premier ministre à l'investiture ; le Mali et le Burkina, leurs ministres des Affaires étrangères.
Pourquoi maintenant ? Ce n'est pas la fraternité qui parle en premier :
• Le Niger est enclavé. Le port de Cotonou et le corridor restent sa route la moins chère.
• Le nord du Bénin subit les mêmes attaques (le JNIM, lié à al-Qaïda) que l'AES affronte depuis dix ans.
• Un parallèle inconfortable : la « discipline avant la démocratie » de Talon ressemble plus au discours de l'AES qu'on ne veut l'admettre.
Transparence : c'est notre publication. Terres Mouvantes, journal PDF indépendant sur le Sahel et l'Afrique de l'Ouest.
Le numéro (7 pages, fait pour téléphone) :
https://terresmouvantes.org/numeros/benin-aes-passation-wadagni/