L'être autiste et les femmes
J'adore les femmes. J'ai le sentiment qu'elles nous sont supérieures en à peu près tout (je parle en mon nom personnel). Il ne se passe pas un jour, d'ailleurs, sans que j'entre dans un état d'émerveillement extatique quand je vois la grâce de certaines.
À vrai dire, je ne rêve de rien d'autre. Ça tourne en boucle dans ma tête. Depuis quelques temps, je suis témoin de ces regards qui en tous lieux se jettent sur moi comme des ordures sur une voie rapide. Perplexe, je cède à cette boucle cognitive, cet enchaînement torride et inarrêtable, qui, du système nerveux, transite par le coeur et descend consacrer d'autres réactions phalliques.
Ma peine est la plus lancinante de toutes. Et puis il y a ce petit démon vicieux, tapi derrière l'abysse des choses, qui me murmure l'épure d'une matière viscérale et pucelle, visqueuse et sanguinolante, continuellement nécrosée au flot des songes déchus.
Puisqu'il faut agir avant de disparaître en frustration, désormais je répandrai mon admiration. Il y a ce réfectoire, je m'y déploie ; la providence téléporte devant moi une remarquable figure, sublime par ses charmes. Elle m'électrise. Je m'avance, je joue mes mouvements. Puis je m'approche, et dans cet élan je lance : "excuse-moi, je voulais juste te dire que tu es magnifique". Le petit démon vicieux suggérait de nourrir de la sorte les altérités démiurgiques, il me dit de garder cette ambition altruiste.
Sauf qu'il y a la réalité telle qu'elle se donne à voir, sans les artifices. La gêne était palpable. "Ah.... merci...". Non mais c'est quoi cette action de con ??
Enfin fuis-je comme un rat, honteux, secoué.
Il n'y avait pourtant, au fondement de mon geste, pas davantage que du respect, et la volonté toujours ardente de rasséréner comme on voudrait l'entendre soi-même.
Peuple d'internet, je suis un étron social. Je ne sais que dire. Il doit s'agir d'une phrase à réciter, une impulsion conversationnelle automatique. Je ne veux pas d'un mot banal ou faible, j'ai besoin d'une étincelle fulgurante qui à chaque usage exploite les fondamentaux de la nature féminine pour produire des fusions mutuelles. Pour ce qui est de la capacité à initier, je m'en charge.
Bonne nuit les khey