Entretien passé pour le Haut Commissariat à la Stratégie et au Plan (HCSP), des avis ou insights à partager ?

Je vais rester volontairement vague parce que c'est une petite institution donc il y a un risque réel, mais je suis quand même surpris de ne pas avoir trouvé de thread de gens étant passés de près ou de loin par l'HCSP (ou ses prédécesseurs, France Stratégie et le Haut Commissariat au Plan, le HCSP étant le résultat de la fusion entre les deux).

J'ai passé un entretien pour une des offres actuellement ouvertes sur leur site, pour un début probablement en Septembre vu ce qui a été annoncé - si je suis recruté bien sûr, ce qui est loin d'être gagné vu la concurrence qu'on m'a annoncée -

Des choses à savoir sur cette institution ? Son fonctionnement interne ? Sa réputation de l'extérieur ? Est-ce que c'est bien d'y travailler pour la suite de son parcours professionnel et son CV ? J'ai une thèse en économie que j'ai faite à l'étranger, ils ont beaucoup insisté sur le fait de chercher un économiste généraliste alors que par définition vu mon profil je suis quand même plutôt spécialisé, même si j'avais anticipé cette question et j'ai su désamorcer l'inquiétude correctement.

Merci d'avance pour vos réponses.

reddit.com
u/CourageLeChien — 1 day ago

Devenir contractuel de la fonction publique en étant détenteur d'un doctorat

Bonjour à tous, et désolé d'avance si le post est long 👀

Je poste ici pour la première fois parce que je suis dans une situation un peu particulière et je manque d'informations pour faire les bons choix. Après avoir fait un master en Économie à Paris, j'ai poursuivi par une thèse au Luxembourg pendant 4 ans, suite à une incapacité à trouver un contrat doctoral en région parisienne (beaucoup d'appelés mais peu d'élus visiblement). J'ai soutenu ma thèse fin Mai 2026 et je suis en recherche d'emploi depuis Février 2026, et autant dire que c'est la croix et la bannière pour ne serait-ce qu'être recontacté par les recruteurs français...

J'ai sur 150 candidatures les trois quarts de mes candidatures faites en région parisienne, dont une soixantaine dans des structures qui sont du public ou du parapublic, avec beaucoup de candidatures dans des ministères. Étrangement, mon taux de réponses (que ce soit positif ou négatif) est extrêmement faible. Selon les candidatures, on me demande d'envoyer mon dossier par mail, de postuler sur une plateforme dédiée aux ministères (pour le Ministère de l'Économie et de l'Intérieur), ou de postuler directement sur Choisirleservicepublic.fr, mais curieusement je n'ai jamais de retour sur mes candidatures. Est-ce que je suis le seul dans ce cas ? J'ai l'impression d'avoir candidaté dans le vide tout ce temps, que mon profil ne plaît pas alors que je candidate quand même pas à n'importe quoi et que je vérifie une bonne adéquation entre la fiche de poste et mon profil et que je calibre mon CV et ma lettre de motivation à chaque fois pour le poste.

J'ai cru comprendre deux choses : 1) la France au sens large (peut-être le secteur public en particulier) dévalorise structurellement les détenteurs d'une thèse, en estimant que ce n'est pas de l'expérience professionnelle ou que ce sont des profils difficilement adaptables et pas appropriés 2) les ministères sont fauchés comme les blés depuis pas mal de mois, ce qui fait qu'il n'y a pas de budget à allouer pour les contractuels et qu'on privilégie les fonctionnaires qui coûtent moins cher et sont déjà "dans le sérail". Je me dis du coup : est-ce que ça vaut le coup de s'entêter ? Ou vaut-il mieux que je cherche à l'étranger ? Le secteur privé français n'est pas mieux, vu que l'écrasante majorité des offres sont curieusement des stages ou des alternances, pas de postes pérennes et de toute façon il y a toujours ce problème de "doctorat mal décodé par les recruteurs français" qui se joue.

Deux éléments de contexte sur mes interrogations liées au public :

- J'avais postulé à une offre de la DEPP (branche du Ministère de l'Éducation Nationale) qui était labellisée "Data Scientist" et qui, je le pensais, tombait sous le coup de la rémunération des métiers du numérique qui est très avantageuse et rivalise avec le privé. J'avais eu un retour positif de leur part, la cheffe de bureau m'avait d'abord envoyé un e-mail me demandant de l'appeler le jour même pour "discuter de mon projet professionnel" (ce qui est une formulation déjà étrange en soi). Au final, alors que je m'étais préparé pour un entretien express, la conversation n'a consisté qu'à parler cash de la rémunération en stipulant "c'est 44K et pas autrement, c'est non-négociable", ce que j'ai trouvé quand même particulier. Elle m'a dit que "d'autres candidats étaient allés au bout du processus de recrutement et avaient des prétentions salariales sur lesquelles la DEPP ne pouvait pas s'aligner, du genre 50K". Je trouve ça étrange : tu es en train de me dire que je suis du coup la cinquième roue du carrosse ? Et que tu cherches celui qui acceptera un salaire en dessous du prix de marché ? Une sorte de mouton à cinq pattes ? Sachant qu'en plus les compétences demandées par le poste sont quand même assez poussées et ne sont pas enseignées à niveau master ? Je lui ai dit que j'avais lu que le poste étant labellisé "Data Scientist", il pouvait donc s'intégrer à la grille de rémunération du numérique. Elle n'a pas su répondre et quelques jours plus tard la RH m'a contacté me disant que c'était bien 44K, que "non, la grille du numérique ce n'est que pour les métiers style Développeur web vraiment liés à l'informatique" mais que "ici on valorise beaucoup la transformation du CDD en CDI, et puis vous savez on aime beaucoup les docteurs aussi". Ben oui, mais comment je sais que c'est pas juste un discours mais que ça se concrétise en acte ? Ai-je une rémunération supérieure à ceux qui n'ont qu'un master en conséquence ? Bref, j'ai finalement préféré décliner l'offre, ça enchaînait beaucoup de problèmes que je trouvais suspects, et j'avais d'autres offres plus prometteuses encore en cours à l'époque.

- J'ai fait une candidature jeudi dernier à la DGITM qui fait partie du Ministère de la Transition Écologique. Mail de réponse favorable ce lundi (donc très rapide, seulement 4 jours d'écart). Entretien passé mercredi à La Défense, avec le chef du bureau et l'actuel détenteur du poste que je remplacerais du coup à partir d'octobre (qui lui est un pur produit de ce que la France valorise, prépa + école d'ingénieur). L'entretien se passe bien, le sujet de la rémunération vient sur la table et je leur dis que la DEPP m'avait proposé 44K. Ils me disent que c'est peu ou prou ce qu'on peut me donner ici aussi, 40K étant le minimum et 50K sans doute irréaliste, mais qu'avec bonne négociation ça pourrait monter jusqu'à 48K, le chef de bureau stipulant "moi je veux que mes collaborateurs soient bien payés". Une amie à moi qui travaille aussi à ce même ministère (mais dans un service séparé) me répète depuis des mois que son ministère ne recrute pas de contractuel faute de budget, mais que parfois ils font passer des entretiens juste comme ça pour feindre un peu l'égalité, mais qu'ils recruteront in fine un fonctionnaire en interne.

J'ai donc plusieurs questions :

- quel salaire viser pour un poste de catégorie A dans un ministère, quel qu'il soit, et vu mon profil ? J'imagine que ça dépend pas mal du ministère, certains ont + de budget que d'autres, certains auront une meilleure connaissance du doctorat et donc peut-être tendance à mieux les valoriser, mais je n'en sais rien. Curieusement, alors que j'ai une thèse en économie, le Ministère de l'Économie ne me répond pas du tout et me ferme complètement ses portes pour le moment. J'ai découvert l'existence de l'ENSAE, qui contient grosso modo ma formation en thèse (mais sûrement version "ingénieur"), et que c'est le vivier naturel des postes dans les ministères d'administration centrale. Je suis ravi de connaître cette école à la fin de ma formation... Mais du coup, point de salut pour moi ?

- est-ce qu'être contractuel, ça vaut le coup au sens large ? Que ce soit en termes d'opportunités sur le poste ou après le poste, possibilités d'être valorisé au sein du poste et de gravir les échelons après ? On est vraiment obligé de passer des concours en France pour pouvoir exister ? Je n'ai rien contre les concours de base mais le fait que la France ait l'air obsédé par ça, ça me donne juste envie de tout faire pour ne pas en faire.

Merci d'avance pour vos réponses 😄

reddit.com
u/CourageLeChien — 27 days ago
▲ 4 r/postdoc+1 crossposts

Fresh econ PhD stuck on the non-academic market: Stanford health-data postdoc vs. French experimental-econ postdoc

I recently defended a PhD in behavioral/experimental economics in Europe. My toolkit is causal inference (RCTs, diff-in-diff, etc.), psychometrics/measurement, and large-scale survey methodology. I'm too close to my own situation, so I'd really value outside perspective.

Where I'm at (why I'm even considering a postdoc). I've been on the job market for a while and it's been brutal, and the failure happens at both ends. First, in my home country (France) the PhD is genuinely undervalued outside academia. The dominant credential is the grande école / master track, and for many employers a doctorate reads as abstract or "too academic" rather than as professional experience. So a large share of my applications get no response at all. It's not just that I lose at the end. Second, when I do get through, my profile is hybrid and non-standard: I read as either overqualified (a PhD for an M2-level job) or as an "outsider" the hiring manager has to work to interpret, so I reach late stages and then lose the final round. Genuine prototype roles for my exact profile (behavioral/experimental/survey methods) are rare, especially in France. So I'm not romanticizing a postdoc. I'd only do it as a transitional step to reopen doors that are currently closed, build a more legible track record, and pivot into the stable applied-research roles I actually want.

Where I've been applying (so you can tell me whether a postdoc helps get in). My applications have clustered around:

  • National statistical offices and ministry research/stats units: public-sector applied economists/statisticians doing policy evaluation (think the equivalents of INSEE, ministerial statistics and evaluation departments).
  • Government economic-advisory and policy bodies: economic councils, strategy/foresight units attached to government.
  • Central banks and supranational/international organizations: research/analyst roles (e.g. the OECD, central banks, EU institutions).
  • Applied-research institutes and a few private-sector research roles (insurance/economic-studies, some consulting, occasional behavioral-science/data-science roles).

Across all of these the pattern is the same: a lot of silence up front, and when I do get in, I get deep into the process and then lose the final round. So the question I actually need help with is not just "which postdoc," it's "postdoc or not at all, and if yes which one," and in particular: does a prestigious foreign postdoc help counter the "PhD isn't valued" problem back home, or does it just make me look more academic, not less?

Here are the three paths I'm weighing.

Option A, stay in Paris: a postdoc at CREST (ENSAE / École Polytechnique). Experimental economics, squarely my field, strong institution. Keeps the academic door open and my "economist" identity intact. And Paris is where my entire social life is, my anchor, where I most want to be.

Option B, go to Stanford (School of Medicine). A lead in a health-data lab run by a very prolific PI (lots of high-impact publications). They want my causal-inference methods applied to large health datasets, EHRs, registries, that kind of thing. Prestigious, and it looks like it would open the most doors afterward (real-world evidence, health-data research, applied health policy). But it's (a) a domain shift, health rather than my core economics identity, and (b) a move from Paris to the Bay Area, away from the life I've built.

Option C, skip the postdoc entirely and keep grinding the direct market. I still have live applications in France/Europe for the public-sector and applied-research roles above. A postdoc is a two-year detour, and it's possible one of these direct leads lands and takes me straight to the stable role a postdoc would only be preparing me for. The question here: is the detour worth it if the destination might be reachable directly, just slower and with more rejections along the way?

What I keep going back and forth on:

  • Is a postdoc even the right tool to break this logjam, or a costly detour from a market I should just keep grinding directly?
  • If a postdoc, which route serves the goal (becoming employable for the structures above, and countering the French PhD-undervaluation problem) better: prestigious-but-domain-switching Stanford, or on-field, stay-home CREST?
  • Both postdocs pay the standard modest range, so money isn't the deciding factor (and after Bay Area rent, the Stanford salary doesn't stretch far).
  • Does switching to a health domain hurt or help an economist's coherence? I'm thinking of framing the health work as health economics to stay anchored.
  • How much does a Stanford postdoc with a prolific PI actually translate into better non-academic options afterward, vs. just being a name on a CV?
  • How do you weigh personal life and location against career optimization? Two years is contained, but it's two years in a car-dependent suburb, far from the dense social life I value most.

For anyone who's dealt with the PhD being undervalued on a non-academic market, used a postdoc to break out of a stuck search, done a US postdoc, moved between econ and public-sector / international / applied structures, or chose location over prestige (or the reverse): what did you learn? What would you tell a slightly-younger you?

Thanks.

reddit.com
u/CourageLeChien — 2 months ago

A1-level job recruitment process: final rejection after 3 months into the process and 3 stages, I'll answer your questions

Following this thread : https://www.reddit.com/r/Luxembourg/comments/1tc8cg0/any_luxembourg_fonctionnaires_here_about_to/

A quick reminder about the timeline : I applied on 25 March, received an invitation to the CGPO test in early May, then an invitation for the on-site interview at STATEC with the technical expert and an HR manager on 27 May, and finally a personality interview on 17 June. The axe fell this morning: a rejection sent by email, straight from STATEC's HR.

I'm fairly surprised, because having made it all the way through the process (I'd been told it was either the final interview or the second-to-last one before the director interview), I'm wondering whether I made some big mistake in the personality interview. I don't know whether, at this stage, it was just the interview that got assessed or my application as a whole (so everything from the start, including the 27 May interview and the CGPO test).

Either way, I'm pretty gutted. I still have ministerial applications underway in Luxembourg, but I think I'm going to give up. If it means pouring yourself into these processes for three months only to end up with a generic rejection email, it's hardly motivating.

If you have any questions about my profile or about the recruitment process and its various stages, feel free to ask. I get the impression that this subreddit sees the civil service recruitment process as a black box, with a lot of unknowns and misunderstandings (particularly around the linguistic requirements system), so maybe I can help some of you out.

reddit.com
u/CourageLeChien — 2 months ago

We never talk about the sensations here (burn, pump, whatever): how do you actually experience them?

Hey everyone,

I've been training for several years now, and there's something that gets surprisingly little airtime on lifting forums even though it's central to basically every conversation at the gym: the sensations. You know the classic line "if you don't feel the muscle working, you're either doing the movement wrong or it's not the right exercise for you." Not necessarily the idea that your whole training should be driven by chasing sensations, but more that if they're missing, something must be off.

I'm asking because, honestly, this is a weird one for me: I don't feel much during my sets (little burn, little pump), and that's across pretty much every type of exercise (compounds, machines, cables, isolation). Not for lack of trying either : I worked with a coach for several months on the mind-muscle connection, did long sets, broke the movement down, the whole thing. Funny enough, I still get sore in the right places the next day when I come back after a long break, so I think it's fair to say the muscle is working, I just don't feel it in the moment.

So I'm genuinely curious how you experience it, and I'd love to get a range of answers:

  • How much do you actually "feel" your muscles during a set? Is it sharp, diffuse, there from the first rep, only at the end of the set?
  • Would you say it's central to your training, or a secondary thing you don't really care about?
  • Has it changed with experience? (Did you feel it more/less when you started out?)
  • And the big one: for you, are sensations a good indicator of an effective set, or are they overrated?

Just to be clear: this isn't a "help me fix my problem" post, I've already dug into this quite a bit. It's more real curiosity about the variety of experiences out there, because I get the sense that "feeling it well" often gets presented as a universal truth, and I wonder whether the lived reality isn't more varied than that. And that at the gym people love talking about it (it's almost the #1 topic among training buddies, ahead of aches or injuries) when it might actually be an unrepresentative minority of what lifters really experience.

Drop your takes, I'm interested. Whether it's "I feel it well, and it's essential in my view," "I feel it well, but I don't think it matters," or even "I don't feel much, and I'm still making good progress so I don't care."

reddit.com
u/CourageLeChien — 2 months ago

On parle jamais des sensations ici (brûlure, congestion, autre) : vous les vivez comment, vraiment ?

Salut tout le monde,

Je m'entraîne depuis plusieurs années et il y a un truc dont on parle étonnamment peu dans les forums musculation alors que c'est central dans à peu près toutes les discussions de salle : les sensations. Le fameux "si tu sens pas le muscle travailler, c'est que tu fais mal le mouvement ou qu'il est pas fait pour toi". Pas forcément l'idée que toute la pratique doit être guidée par la recherche des sensations, mais plutôt que si elle manque, c'est que quelque chose cloche.

Je pose la question parce que perso, c'est un point bizarre chez moi : je ne ressens pas grand-chose pendant mes séries (peu de brûlure, peu de congestion) et ce, sur à peu près tous les types d'exos (polyarticulaires, machines, poulies, iso). Pas faute d'avoir essayé : coach pendant plusieurs mois sur la connexion cerveau-muscle, séries longues, décomposition du mouvement, etc. Curieusement, j'ai quand même des courbatures aux bons endroits le lendemain quand je reprends après une longue pause, donc je pense qu'on peut dire que le muscle bosse, je le sens juste pas sur le moment.

Du coup ça m'intrigue vraiment de savoir comment vous le vivez, et je serais curieux d'avoir un éventail de réponses :

  • À quel point vous "sentez" vos muscles pendant une série ? C'est vif, diffus, présent dès la 1re rep, seulement en fin de série ?
  • Vous diriez que c'est central dans votre pratique, ou un truc secondaire dont vous vous fichez un peu ?
  • Est-ce que ça a changé avec l'expérience ? (sentiez-vous mieux/moins bien au début ?)
  • Et la grande question : pour vous, est-ce que les sensations sont un bon indicateur d'une série efficace, ou c'est surcoté ?

Je précise : c'est pas un post "aidez-moi à régler mon cas", j'ai déjà pas mal creusé le sujet. C'est plus une vraie curiosité sur la diversité des expériences, parce que j'ai l'impression qu'on présente souvent "bien sentir" comme une vérité universelle, et je me demande si la réalité vécue est pas plus variée que ça. Et qu'en salle les gens adorent parler de ça (c'est limite le sujet numéro 1 entre potes pratiquants, devant les douleurs ou blessures) alors que ça représente peut-être une minorité non représentative de l'expérience vécue des pratiquants.

Balancez vos avis, ça m'intéresse. Que ce soit "je sens bien, et c'est essentiel selon moi", "je sens bien, mais je pense pas que ce soit important" ou même pourquoi pas "je sens pas grand chose, et je progresse quand même bien donc je m'en fiche".

reddit.com
u/CourageLeChien — 2 months ago
▲ 0 r/emploi

Point de salut en dehors des Grandes Écoles même avec un Bac+8 en France ?

Hello,

J'ouvre ce post parce que je suis dans une situation assez délicate, pour l'instant pas encore franchement alarmante mais qui ne fera que s'aggraver à mesure que le temps passe.

J'ai fait mes études supérieures essentiellement en France (CPGE + licence + master) en économie, et faute d'avoir pu trouver un contrat doctoral financé, je suis parti au Luxembourg pour faire ma thèse. Après 4 ans là-bas, je viens de la boucler, et je suis désormais à la recherche d'un emploi en région parisienne. Et c'est visiblement un parcours du combattant, bien plus que je ne l'imaginais.

J'ai une thèse en économie, et je cherche essentiellement à quitter le monde académique, mais je ne sais pas dans quelle mesure c'est un domaine facilement redéployable dans le monde du travail. Le produit de ma thèse, c'est évidemment un manuscrit long comme le bras de chapitres essentiellement théoriques et académiques, mais j'ai eu de la chance dans le cadre de cette thèse de bosser pour le gouvernement du Luxembourg et le Ministère de l'Économie sur une enquête qu'ils ont commanditée et financée eux-mêmes. La base de données de ma thèse, c'est d'ailleurs justement les résultats de cette enquête. J'ai aussi en parallèle contribué à un rapport avec recommandations de politiques publiques pour ce même gouvernement. J'ai donc l'impression d'avoir un peu une double casquette et de ne pas être dans le cas d'une thèse complètement hors sol et abstraite (comme souvent les français en ont la vision). J'essaie de vendre ça sur mon CV mais j'ai l'impression que ça ne résonne pas du tout auprès des recruteurs français. Je ne sais pas si ce que j'ai fait est équivalent à une CIFRE, car j'étais embauché par un institut de recherche luxembourgeois parapublic (donc pas une entreprise privée stricto sensu) et c'était lui qui me finançait.

Le point où j'en suis après 3 mois de candidatures un peu partout en Europe (mais surtout en région parisienne, vu que comme je l'ai dit ça reste mon objectif principal) : 0 retour en France sur une soixantaine de candidatures, alors que pour une vingtaine de candidatures à l'étranger j'ai eu 5/6 retours (qui n'ont pas tous abouti pour des raisons diverses, mais c'est une autre histoire). Je suis à la fin d'un processus pour la fonction publique luxembourgeoise (réponse attendue cet été), qui est excellement bien payé avec en plus une valorisation concrète du doctorat. Mais pour le secteur public en France, les administrations centrales françaises, les ministères, le public ou le parapublic : rien, nada, niet. Pas même un premier entretien, je suis refusé dès la phase 0 du processus (et la plupart du temps ghosté). Il y a eu 2-3 candidatures qui m'avaient contacté par mail pour passer à l'étape numéro 2, puis silence radio sans raison.

Quel rapport entre le titre et mon post ? Parce que j'ai longuement demandé à l'IA comment expliquer mon cas, avec une pipeline de candidatures Excel à l'appui, et selon lui le souci c'est que la France sous-valorise structurellement le doctorat et ferme ses portes aux profils qui ne sont pas immédiatement du sérail Concours + Grandes Écoles, avec en prime une sous-valorisation structurelle du doctorat et une méfiance envers ces profils.

J'en viens donc à mes deux questions :

  1. C'est tellement la merde en France en ce moment que personne ne trouve ? Le fait que j'aie un doctorat n'arrange pas mon cas dans un pays comme la France qui a culturellement toujours eu un problème avec ça visiblement ?
  2. Est-ce que vous pensez que ce serait un bon calcul que de gagner de l'expérience professionnelle à l'étranger pour ensuite revenir en France ? Ou est-ce que c'est juste foutu car j'ai osé ne pas suivre le chemin royal pour lequel la France semble vouer un véritable culte ?

Merci d'avance pour vos réponses.

reddit.com
u/CourageLeChien — 2 months ago

4 ans d’entraînement, grosse progression en force, hypertrophie quasi nulle, aucune sensation musculaire, je cherche un avis de pratiquants expérimentés

Salut à tous ! Ça fait 4 ans que je m’entraîne sérieusement et j’en suis à un point où j’aimerais vraiment avoir un regard extérieur de gens qui ont vu des cas inhabituels ou qui reconnaissent le profil que je vais décrire. Je vais essayer d’être le plus factuel possible.

Contexte : J’ai commencé la muscu à 23 ans sans aucun passé sportif. Aujourd’hui 27 ans, 73 kg, environ 1m75. Je suis passé de 65 kg à 73 kg ces dernières années via des prises de masse contrôlées, avec une sèche réussie de 75 kg à 65 kg en 2025 pendant laquelle je n’ai presque pas perdu de force. Donc je sais à peu près manipuler mon poids de corps, j’imagine ?

Chiffres sur les principaux exos que je fais (séries de travail actuelles, pas des 1RM) : Squat 135 kg en 4x8, Soulevé de terre jambes tendues 135 kg en 4x10, Dips lestés +45 kg pour 3x10, Développé couché à la Smith machine (je ne fais plus en barre libre depuis belle lurette): environ 92 kg de barre totale pour 3x10 reps. Tirage vertical 109 kg pour 3*10. Rowing barre 102,5 kg pour 3*10. Tirage horizontal assis 93kg pour 3*10. Je ne sais pas ce que vous pensez de ces chiffres mais je les donne à titre indicatif. Je peux en donner d'autres si ça vous intéresse mais les machines ça n'a pas trop d'intérêt car ça varie selon les salles.

Le problème : Malgré cette progression en force, mon hypertrophie visuelle est minimale. Je n’ai pas l’air de quelqu’un qui s’entraîne sérieusement depuis 4 ans. Je suis modérément athlétique au mieux, et l’écart entre ma force et mon apparence est suffisamment marqué pour que les gens soient surpris quand ils entendent ce que je soulève.

L’autre anomalie : Je ne sens pas mes muscles travailler pendant les exercices. Je sens que la charge est lourde, je ressens un effort général et de la pénibilité lié à la résistance, mais aucune perception musculaire localisée. Quand je fais du développé couché, je ne sens pas mes pectoraux spécifiquement. Je sens juste que "le poids est dur à pousser". Si je ne savais pas intellectuellement quel muscle est censé travailler sur un exercice donné, je serais incapable de le dire à la sensation. Pour moi, tous les exercices du haut du corps reviennent essentiellement à "déplacer une charge avec mes bras". J’ai un léger pump sur quelques exercices et de vagues sensations à l’échauffement, mais rien de comparable à ce que décrivent les autres pratiquants. Ça fait des années que je m’entraîne en essayant de développer ma connexion neuro-musculaire et ça ne s’opérationnalise pas chez moi. Certains disent que les sensations sont cruciales, d'autres qu'on s'en fiche, les avis semblent diverger.

Ce que j’ai déjà essayé sur 4 ans : Différents splits (full body, upper/lower, push-pull-legs, splits par groupe musculaire). Différents volumes (faible à élevé). Différentes fréquences (1× à 2× par muscle par semaine). Différentes plages de répétitions (5-8, 8-12, 12-20, séries occasionnelles de 100 reps). Drop sets, tempo lent, accent sur l’amplitude complète, pré-fatigue en isolation. Différents temps de repos (1 min à 5 min). Suivi nutritionnel correct avec apport protéique suffisant (~2 g/kg) et bulks/sèches contrôlés. Sommeil généralement 7-8 heures.

Autre élément : Zéro blessure en 4 ans. Quelques douleurs articulaires mineures qui se résorbent en quelques jours. Les gains de force ont été disproportionnés par rapport aux gains musculaires, bien préservés pendant ma sèche, ce qui semble coller avec un phénotype à dominante neurale (si tant est que ce genre de concept soit réellement pertinent et pas juste de la broscience). J’ai commencé la muscu à 23 ans sans sport antérieur, donc pas de fenêtre développementale d’activité physique variée pendant l’enfance/l’adolescence (certains pensent que c’est important, donc j’insiste sur ce point, peut-être que ça a vicié mon potentiel hypertrophique à tout jamais...)

Voici mes questions :

1.	Quelqu’un ici s’est-il déjà entraîné avec une personne correspondant à ce profil : forte, sans sensation musculaire, sans blessures, avec une hypertrophie visible minimale après 4+ ans d’entraînement sérieux ? Qu’est-ce qui a marché ou pas pour elle ?

2.	Pour les low responders spécifiquement : est-ce que l’intensification (vrai échec musculaire sur les isolations, volume plus élevé, travail en étirement) a réellement fait bouger les choses, ou ça n’a produit que des améliorations marginales ?

3.	Y a-t-il un intérêt à creuser des choses comme un bilan sanguin, un DEXA, ou d’autres diagnostics avant de partir du principe que c’est juste génétique et de revoir mes objectifs à la baisse ? On m'avait toujours vendu que tout le monde pouvait avoir un physique sympa, franchement j'en suis encore loin...

Je fournis des photos en MP si vous le voulez.

Merci d'avance pour vos réponses !

reddit.com
u/CourageLeChien — 3 months ago
▲ 5 r/emploi

Trouver du travail en France avec une thèse obtenue à l'étranger

Hello,

J'ouvre ce post parce que je suis dans une situation assez délicate, pour l'instant pas encore franchement alarmante mais qui ne fera que s'aggraver à mesure que le temps passe. J'ai fait mes études supérieures essentiellement en France (prépa + licence + master) en économie, et faute d'avoir pu trouver un contrat doctoral financé, je suis parti au Luxembourg pour faire ma thèse. Après 4 ans là-bas, je viens de la boucler, et je suis désormais à la recherche d'un emploi en région parisienne, ma "terre natale". Et c'est visiblement un parcours du combattant, bien plus que je ne l'imaginais.

J'ai une thèse en économie, et je cherche essentiellement à quitter le monde académique, mais je ne sais pas dans quelle mesure c'est un domaine facilement redéployable dans le monde du travail. Le produit de ma thèse, c'est évident un manuscrit long comme le bras de chapitres essentiellement théoriques et académiques, mais j'ai eu de la chance dans le cadre de cette thèse de bosser pour le gouvernement du Luxembourg et le Ministère de l'Économie sur une enquête qu'ils ont commandée et financée eux-mêmes. La base de données de ma thèse, c'est justement les résultats de cette enquête, mais tournés davantage sur l'analyse académique et la publication. J'ai aussi en parallèle contribué à un rapport avec recommandations de politiques publiques pour ce même gouvernement. J'ai donc l'impression d'avoir un peu une double casquette et de ne pas être dans le cas d'une thèse complètement hors sol et abstraite, j'essaie de vendre ça sur mon CV mais j'ai l'impression que ça ne résonne pas du tout auprès des recruteurs français. Je ne sais pas si ce que j'ai fait est équivalent à une CIFRE, car j'étais embauché par un institut de recherche luxembourgeois parapublic (donc pas une entreprise privée stricto sensu) et c'était lui qui me finançait. En tout cas, dans mon CV je mets dans la section "Formation académique" la dimension thèse (avec le nom de la thèse et le contenu rapide des chapitres) et "Expérience professionnelle" plutôt la dimension projet gouvernemental avec rédaction de livrable et recommandations de politiques publiques, puisque le secteur public français a l'air d'accorder beaucoup d'importance à l'opérationnalité et à la capacité à rédiger des notes pour des décideurs publics et étatiques.

Le point où j'en suis après 3 mois de candidatures un peu partout en Europe (mais surtout en région parisienne, vu que comme je l'ai dit ça reste mon objectif principal) : 0 retour en France sur une soixantaine de candidatures, alors que pour une vingtaine de candidatures à l'étranger j'ai eu 5/6 retours (qui n'ont pas tous abouti pour des raisons diverses, mais c'est une autre histoire). En réalité je suis imprécis : j'avais UN retour pour un job à Paris d'une boîte suisse de réassurance (donc secteur privé), mais le cœur métier était trop éloigné du mien donc ça n'a pas débouché sur quoi que ce soit. Mais pour le secteur public, les administrations centrales françaises, les ministères, le public ou le parapublic : rien, nada, niet. Pas même un premier entretien, je suis refusé dès la phase 0 du processus (et la plupart du temps ghosté). Il y a eu 2-3 candidatures qui m'avaient contacté par mail pour passer à l'étape numéro 2, puis ils ont sombré dans le silence sans raison malgré mes relances et ma disponibilité.

J'en viens donc à mes deux questions :

  1. C'est tellement la merde en France en ce moment que personne ne trouve ? Ou le fait que j'aie un doctorat n'arrange pas mon cas dans un pays comme la France qui le sous-valorise structurellement ?
  2. Est-ce que vous pensez que ce serait un bon calcul que de gagner de l'expérience professionnelle à l'étranger pour ensuite revenir en France ? N'y a-t-il pas un risque de rendre son CV encore plus illisible et encore moins désirable du point de vue d'un recruteur du secteur public qui pourrait être dans un raisonnement du type "point de salut en dehors des noms d'écoles bien connues du système institutionnel français, ce gars-là a quitté le système français depuis belle lurette" ?

Merci d'avance pour vos réponses.

reddit.com
u/CourageLeChien — 3 months ago

Any Luxembourg fonctionnaires here? About to interview for an A1 role at STATEC, looking for honest takes

I applied a few months ago for an A1-level position at STATEC in Belval (I've just come out of a PhD that I did right next door, at LISER). I sat the written tests two weeks ago at the designated centre in Luxembourg City; there were 8 of us out of the 15 candidates originally called in, and to my great surprise (I thought I'd bombed the tests, which were quite numerous and varied), I was contacted two days ago to attend what is presumably the final interview.

Aside from the fact that getting this job is by no means a done deal, I wanted to know whether anyone on this thread has already worked as a civil servant or state employee in Luxembourg, and how it went for them, what you need to know, what they'd want to mention to anyone about to start working there.

I'm originally from France, I had planned to return after my PhD (it's the only degree I completed in Luxembourg, everything else in my academic career was done in Paris), but apparently, despite the overwhelming number of applications I've sent out in Paris, I've only had one positive response out of roughly sixty applications, and zero replies to ministerial positions equivalent to the one Luxembourg has called me back for (not to mention that I also received a positive response to sit a written interview at IGSS, which I ultimately chose not to attend since that position interests me less). What wage and working conditions would make it worth giving up Paris for Luxembourg, and vice versa? Has anyone faced this dilemma?

Thanks in advance for your precious insights!

reddit.com
u/CourageLeChien — 3 months ago

Hi all! I've been training seriously for 4 years and I'm at a point where I'd genuinely value outside perspective from people who've seen unusual cases or who recognize the profile I'm about to describe. I'll try to be as factual as possible.

Background: Started lifting at 23 with zero athletic background. Currently 27, 73 kg, around 5'10". I went from 65 kg to 73 kg over the past few years through controlled bulks, with one successful cut from 75 kg to 65 kg in 2025 during which I lost almost no strength. So I know how to manipulate my body weight I guess?

Strength numbers (current working sets, not 1RMs): Squat 130 kg for 4×8. Stiff-leg deadlift 125 kg for 10. Weighted dips +40 kg for 12. Smith machine bench around 92 kg total bar weight for 10 reps stable. Pec deck 113 kg for 12. Vertical pulldown 109 kg for 9. Barbell row 102.5 kg for 9. Seated cable row 86 kg for 9. These are objectively advanced numbers for my body weight, and they've been progressing steadily for 4 years.

The problem: Despite this strength progression, my visual hypertrophy is minimal. I don't look like someone who has been lifting seriously for 4 years. I'm modestly muscled at best, and the gap between my strength and my appearance is striking enough that people are surprised when they hear what I lift.

The other anomaly: I don't feel my muscles working during exercises. I feel the load is heavy, I feel general effort and fatigue, but I have no localized muscle perception. When I do bench press I don't feel my chest specifically. I just feel "the weight is hard to push." If I didn't know intellectually which muscle is supposed to be working on a given exercise, I couldn't tell from sensation. To me, all upper body exercises are essentially "moving a load with my arms." I get faint pump on a few exercises and vague sensations during warm-ups, but nothing like what other lifters describe. I've trained with mind-muscle connection cues for years and they don't operationalize for me.

What I've already tried over 4 years: Different splits (full body, upper/lower, push-pull-legs, body part splits). Different volumes (low to high). Different frequencies (1× to 2× per muscle per week). Different rep ranges (5-8, 8-12, 12-20, occasional 100-rep sets). Drop sets, slow tempo, full ROM emphasis, isolation pre-exhaust. Different rest periods (1 min to 5 min). Properly tracking nutrition with adequate protein (~2 g/kg) and controlled bulks/cuts. Sleep is generally 7-8 hours.

Other context: Zero injuries in 4 years. Little joint pain which resorb in a few days. Strength gains have been disproportionate to muscle gains, well-preserved during my cut, which seems to line up with a neurally-driven phenotype. I started lifting at 23 with no prior sport, so no developmental window of varied physical activity in childhood/adolescence (some think it is important, so I'm emphasizing that aspect)

My current working hypothesis: Some combination of: modest hypertrophic response genetics, type II dominant fiber profile, late start with no developmental athletic base. The lack of muscle perception isn't the cause of poor hypertrophy but probably a parallel symptom of the same underlying biology.

Here are my questions:

  1. Has anyone here trained with someone matching this profile : strong, no muscle sensation, no injuries, minimal visible hypertrophy after 4+ years of serious training? What worked or didn't?
  2. For low responders specifically: did intensification (true failure on isolations, higher volume, stretch-mediated work) actually move the needle, or did it just produce marginal improvements?
  3. Is there any value in pursuing things like blood work, DEXA scans, or other diagnostics before assuming this is just genetic and recalibrating my goals?
  4. Honestly : is the strength-focused path (powerlifting, strength sports) probably a better fit for someone with my profile than continuing to chase hypertrophy that may not be in the cards naturally?

I'm not looking for "just eat more bro" or "you need to feel the muscle" answers, I've heard them. I'm looking for diagnostic input from people who've seen unusual cases, low responders specifically, or who recognize this configuration. Thanks for reading!!

reddit.com
u/CourageLeChien — 4 months ago