
L’aide médicale à mourir va trop loin, selon Philippe Couillard
>En 2024, le Québec a en effet autorisé les demandes anticipées d'AMM. Les personnes vivant, par exemple, avec l’alzheimer ont pu ainsi soumettre une demande avant que leur état ne les rende inaptes à consentir.
>"Quand j'étais premier ministre, des opposants à la loi m'avaient prévenu : "Votre motivation est bonne, mais vous verrez, une fois la porte ouverte, vous ne la refermerez pas et elle s'ouvrira encore plus." Et c'est ce qui s'est passé.
>J'espère que nous n'avons pas agi trop vite."
>Une citation de Philippe Couillard, ancien premier ministre du Québec
>Le Québec est l’endroit dans le monde qui a le plus recours à cette procédure. En 2024-2025, l’AMM était responsable de 7,9 % des décès dans la province, selon la Commission sur les soins de fin de vie.
>D’autres pays qui ont autorisé la pratique enregistrent des taux moins élevés. C’est le cas des Pays-Bas (5,8 %), de la Belgique (3,8 %) et de la Suisse (2,5 %).
>Bien que le projet de loi ait été initialement présenté par le Parti québécois, il a recueilli l'appui de plusieurs partis lorsque les libéraux de Philippe Couillard étaient au pouvoir. L’ancien premier ministre considère l'adoption du projet de loi initial comme l'un des meilleurs moments de la démocratie durant son mandat.