
Alexandre Dumas et la condition de la femme
Contexte: Aujourd’hui, Alexandre Dumais a publié un texte au sujet de Fatima Aboubakr, nouvelle candidate à l’investiture du Parti Québécois. Il l’attaque notamment parce qu’elle souhaite faire de la laïcité et de la défense des droits des femmes face aux pressions religieuses des enjeux centraux de son parcours politique. Elle souhaite interdire les signes religieux pour les enfants au primaire , et interdire les locaux de prière.
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My two cents:
Pour les gens qui se disent progressiste ,depuis quand c’est devenu « normal » ou « chill » de voir des fillettes d’âge primaire porter le voile ? Ce que je trouve incompréhensible, c’est le refus de certains de défendre les jeunes filles face aux pressions et à l’oppression religieuse qu’elles peuvent subir.
Pour Alexandre Dumas, qui se présente comme très progressiste, la contradiction est difficile à ignorer : défendre les droits des femmes devrait aussi inclure le droit des jeunes filles à grandir sans pression religieuse imposée.
De plus, dans certaines universités ,coucou Concordia University, on accepte même une ségrégation hommes-femmes dans certains locaux de prière. Certains vont dire que « ce n’est qu’un drap » et que c’est exagéré de s’en inquiéter. Pourtant, moi, j’y vois plutôt les premiers signes d’un recul de la condition des femmes au Québec, normalisé petit à petit sous prétexte de tolérance culturelle ou religieuse.
Aujourd’hui, Alexandre Dumas contribue, selon moi, à normalisée ce recul, et du même coup, la fenêtre d’Overton se déplace tranquillement vers des idées qui auraient été jugées inacceptables il y a quelques années.
Et avant qu’on me fasse le procès d’intention : oui, cette fenêtre peut aussi se déplacer vers la droite. Le problème, c’est justement la normalisation des extrêmes et des reculs sociaux, peu importe d’où ils viennent 😉
My three cents:
Chaque fois qu’on aborde la laïcité, le débat se concentre souvent sur le voile islamique. Pourtant, il existe aussi d’autres réalités religieuses, comme celle de certains jeunes sikhs à qui l’on impose de couvrir leurs cheveux à partir d’un certain âge, une pratique souvent fortement encouragée, voire imposée par les parents.
Dans cette perspective, certains estiment qu’une interdiction des signes religieux à l’école primaire pourrait aussi jouer un rôle libérateur pour les jeunes, en les aidant à se détacher d’une emprise familiale ou communautaire trop forte. L’idée serait que l’école a aussi un devoir éducatif et social : montrer aux élèves qu’ils ont des choix, qu’ils peuvent développer leur autonomie, et que leur identité ne se limite pas nécessairement aux règles ou aux attentes imposées par leurs parents.
My fourth cents :
Désolé de commenter ici, mais critiquer Monsieur Dumas dans sa section de commentaires entraîne souvent un bannissement immédiat. Ce que je ne souhaite pas ❤️