u/ErikEErikson

Voisin qui n'aime pas les enfants

Nous avons déménagé mi-mars avec ma petite famille, donc mon épouse enceinte (bébé né il y a deux semaines), ma petite fille qui vient d'avoir quatre ans, et moi. La maison dont nous habitons au 1er étage est occupée par deux autres foyers, une voisine au 2e étage avec deux enfants, et un quarantenaire au rez-de-chaussée qui y vit avec sa mère. Voici un petit compte-rendu des faits. Je suis désolé ça va être un peu long, j'essaie juste d'être précis:

3 et 4 avril

Une voiture en panne a été réparée dans la cour de l’immeuble. La voisine en bas a pris une photo du véhicule afin de la transmettre à l’agence immobilière - sans nous en parler avant. Des excuses lui ont été présentées ainsi qu’à son fils. Tous deux ont indiqué que la situation ne leur posait pas de problème et qu’elle était, selon eux, sans gravité.

23 avril

L’agence immobilière a transmis la photo du véhicule en rappelant que ce type de situation ne devait pas se reproduire. Il a été répondu que cette demande était comprise, tout en précisant que des excuses avaient déjà été présentées aux personnes concernées et que le différend semblait alors réglé.

24 avril

Alors que je jouais avec mon enfant dans le jardin, la voisine en bas nous observait depuis sa fenêtre ouverte (genre, vraiment elle se penche dehors juste pour nous observer). En rentrant, il lui a été indiqué qu’il aurait été préférable que l’incident lié au véhicule soit discuté directement entre voisins avant toute démarche auprès de l’agence.

À la suite de cette remarque, le fils de cette voisine est intervenu et a tenu des propos accusateurs et agressifs. Il a notamment reproché :

  • le bruit causé par l’enfant, en affirmant que celui-ci servait de prétexte ;
  • un prétendu manque d’éducation de l’enfant, au motif qu’elle courait dans l’appartement et qu’il l’aurait entendue pleurer à deux reprises depuis l’arrivée de la famille dans le logement (à ce moment là, on vit ici depuis plus que un mois);
  • une occupation excessive du jardin ;
  • une méconnaissance de la répartition des espaces du jardin, alors que celle-ci avait été expliquée par plusieurs personnes dont sa mère ;
  • la présence d’invités qui auraient tenu des propos négatifs à leur encontre ou à l’encontre de leurs plantations ;
  • l’utilisation d’une table de jardin avec un ami, alors même que cette utilisation avait été autorisée auparavant ;
  • l’installation d’un petit cabanon de jeu dans une partie du jardin avec l’accord de l’occupante concernée, sans avoir sollicité leur propre autorisation.

Au cours de cet échange, plusieurs remarques ont laissé entendre que les activités dans le jardin faisaient l’objet d’une surveillance et d’une écoute régulières.

Les critiques concernant les comportements normaux d’une jeune enfant (courir ou pleurer occasionnellement) ont été formulées devant cette enfant. L’enfant, alors âgé de quatre ans, a été affectée par cet échange.

Il a également été affirmé que plusieurs courriers ou messages avaient déjà été adressés à l’agence immobilière au sujet de divers griefs, sans qu’aucune discussion préalable n’ait été engagée directement avec nous - ce sont des gens qui râlent auprès de tout le monde sauf les concernés.

Enfin, le fils de la voisine a indiqué qu’il pourrait contacter le maire de la commune, en affirmant disposer de relations professionnelles lui permettant de le faire, ou à police. Il est devenu encore plus agressif quand ces menaces m'ont fait sourire tellement je les trouvais hors sol.

À la suite de cet incident, une demande officielle d’autorisation pour l’installation du cabanon a été transmise aux propriétaires par l’intermédiaire de l’agence. On a eu l'autorisation (on même temps on parle juste d'un petit cabanon de jeu).

Dans le même contexte, l’agence immobilière a adressé un message à l’ensemble des locataires rappelant notamment que :

  • chacun doit pouvoir profiter du jardin commun ;
  • l’agence n’a pas vocation à arbitrer les conflits de voisinage ;
  • le dialogue et la tolérance constituent les moyens privilégiés pour résoudre les différends.

25 avril

Au retour d’une sortie, une altercation a eu lieu entre la voisine en bas et la voisine du haut au sujet de la répartition du jardin.

Au cours de la discussion, la répartition des espaces a été présentée de manière variable et contradictoire. Des menaces verbales ont également été formulées. La voisine a indiqué avoir échangé avec les propriétaires le jour même (alors que c'est une agence qui gère en soi).

Plusieurs personnes ont tenté d’apaiser la situation. Toutefois, la discussion a dérivé vers des considérations politiques, la voisine en bas qualifiant à plusieurs reprises ses interlocuteurs de « gauchistes » en disant que "ca ne vole pas haut les gauchistes".

La voisine s’est également déclarée surprise d’apprendre qu’il n’était pas légal de photographier des enfants dans le jardin sans autorisation. (On lui a dit ça puisqu'elle semble observer / photographier à peu près tout pour l'envoyer à l'agence etc)

Une proposition visant à établir un document écrit définissant clairement la répartition des espaces du jardin a été formulée afin d’éviter de futurs conflits. Cette proposition a été refusée.

29 mai

Réception d’une lettre recommandée du fils de la voisine en bas:

Objet : Mise en demeure de cesser les nuisances sonores

Madame, Monsieur,

Par la présente, j'attire votre attention sur les troubles anormaux de voisinage que je subis depuis votre emménagement.

Description des troubles :

Votre fille provoque des nuisances insupportables. Elle ne sait se déplacer dans l'appartement qu'en courant, tapant sur le parquet comme des coups de marteau. Ces nuisances sont quotidiennes et répétitives.

Ces désagréments nuisent considérablement à la jouissance paisible de mon logement et à ma tranquillité.

Conformément aux dispositions légales en vigueur, je vous mets donc en demeure de cesser ces nuisances dans un délai de 8 jours à compter de la réception de ce courrier.

À défaut de régularisation dans le délai imparti, je me verrai contraint de prendre toutes les mesures utiles pour faire valoir mes droits, y compris par voie judiciaire.

Dans l'attente d'une résolution rapide et satisfaisante de cette situation, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués.

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Bravo, vous avez lu jusqu'à la fin. Que faire maintenant? Ignorer la lettre recommandée ? Pour moi, il est claire que les bruits que fait ma fille sont des bruits normaux du quotidien. Elle dort d'ailleurs bien la nuit et va à l'école quatre jours par semaine, de plus, je sors avec elle quotidiennement pour faire des activités. Je ne sais pas pourquoi nous avons mérité autant de haine puisque nous sommes venus en paix et que même avec la voisine du haut, les choses se passent à la merveille. Les voisins du bas ont l'impression que nous sommes là pour les faire chier alors que je veux juste être tranquille chez moi sans avoir l'impression d'être observé dès que j'arrive à la maison ou de déranger H24.

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u/ErikEErikson — 11 days ago