Douleurs lors des rapports après rupture partielle + anorgasmie : devrais-je opérer le frein ?
Bonjour à toustes,
J’ai 31 ans, de sexe masculin, antécédent de dépression, anxiété, fort soupçon de TDAH et éventuellement de TSA (en attente du rdv de diagnostic). Troubles digestifs fonctionnels avec nombreuses hypersensibilités (en attente aussi du rdv pour un éventuel diagnostic d'intestin irritable). Aucun traitement en cours mais je prends des compléments alimentaires pour réguler l'intensité des troubles décrits ci-dessus.
Depuis environ 7 ans je souffre de douleurs lors des rapports suite à une demi rupture du frein lors d'une pénétration. Le temps d’être pris en charge le saignement avait arrêté, et seul une moitié du frein avait lâché mais pas l’ensemble. En gros, la moitié de l'éventail entre le méat urétral et le prépuce tiré derrière la couronne du gland n'est plus présent.
J’ai des douleurs durant tous types d’actes sans capotes (masturbation par une autre personne que moi, pénétrations, fellations), diminués avec bcp de lubrification. Dès que j’ai eu plusieurs rapports sur 24h ou un rapport long, j’ai mal pendant 24-48h ensuite au décalottage/toilette. Les douleurs sont surtout sur le frein sur toute sa longueur y compris la partie déchirée, et aussi des douleurs plus diffuses et profondes à l'éjaculation voir à l'érection si je persévère.
Je considère une opération mais je n’arrive pas à avoir de bons avis sur le sujet pour prendre une décision en connaissance de cause.
J’ai aussi des problèmes d’anorgasmie qui remontent à mon tout début de vie sexuelle. J’ai commencé ma vie sexuelle au moment où je commençais un traitement sous Deroxat et je n’ai jamais su si c’est le traitement le responsable ou si c’était psychologique. Globalement, je ressens peu de plaisir, je suis peu sensible, et j’ai appris à tirer mon plaisir d’en donner ou de le voir. Typiquement les fellations me font généralement débander tellement je sens rien.
J’ai passé des années sans jamais éjaculer avec une femme, puis ça s’est déclenché un beau jour après avoir lu un bouquin, Slow Sex. Depuis, j’ai surtout du mal à éjaculer avec une capote (ça arrive mais très rarement, en admettant que je sois parvenu à maintenir mon érection car j’ai peu de sensations et aucun plaisir avec) et sans … Ça dépend. Des femmes, de la longueur du rapport (plus c’est long, moins j’y arrive). Beaucoup de partenaires sont très frustrées par cette situation, et ça m’en provoque aussi.
Ca a un impact majeur sur ma vie sexuelle et j’aimerai au moins résoudre le problème de douleur. Je me dis que l’anorgasmie pourrait en partie être liée à l’appréhension de la douleur / la douleur elle-même.
J’ai vu plusieurs témoignages disant qu’une opération avait amélioré les choses dans le cadre d’un frein court, mais j’ai vu plusieurs médecins qui m’ont dit que le mien n’était pas court.
J’ai vu un premier urologue qui a refusé de m’opérer, et récemment une seconde, une très bonne à priori (ancienne cheffe des hôpitaux), qui veut bien, mais j’hésite. Elle m’a dit quelque chose qui m’a beaucoup surpris, c’est que le frein n’était pas investi dans le plaisir masculin, alors que j’ai au contraire l’impression que c’est son frottement qui conduit en partie à l’éjaculation. Peut être qu’elle voulait dire par là que l’opération ne changeait rien. Qu’en pensez-vous ?
Elle m’a aussi indiqué que le prépuce est assez serré lorsque je décalotte (il le reste lorsque ce tissu passe en position rétractée derrière la couronne du gland). Je la consultais aussi car j’avais eu un œdème après un rapport et une veine est fortement dilatée. Ça pourrait participer au problème général et elle pourrait faire une petite incision pour libérer l’enserrement.
Mes choix sont : ne rien faire, faire l’opération du frein, faire les deux opérations d’un coup.
J'ai globalement peur des complications post-opératoires car j'ai eu des opérations du nombril et de la machoire et les deux m'ont laissé avec leurs lots de problèmes ensuite.
Si je n’avais pas ce problème d’anorgasmie, je n’hésiterai pas à faire l’opération, mais là j’ai peur de ne plus du tout ressentir de plaisir et de ne plus du tout réussir à éjaculer voir à développer des problèmes d’érection.
Je serai sensible à tout témoignage revenant sur vos expériences ou connaissances de ces sujets. Merci !