Un harcèlement et je perds l'école de mes rêves, quel mépris
Je suis assez dégoûté, je me sens victime d'une injustice (ironique sachant que je postulais pour du droit), enragé, et je me sentais d'écrire là-dessus.
Je suis très bon élève, à la fois de part ma volonté que de part mes aptitudes personnelles. Je vais faire une rétrospective de mes deux dernières années lycéennes.
L'an dernier, j'étais lycéen en première. Une ex-copine populaire en terminale, que l'on va appeler S, m'a harcelé en début d'année après que je l'ai quitté. J'ai mentionné la situation au personnel du lycée, qui ne l'a pas sanctionné, mais son comportement s'était calmé. Cependant le mal était fait.
Ma réputation désormais bafouée, j'ai reçu de nombreux problèmes allant jusque, et je ne rigole pas, à une filature jusqu'à chez moi par une femme ayant des liens avérés avec Al-Qaïda. Je l'ai mentionné au lycée : il a refusé d'agir, selon eux, c'était déjà trop tard et je ne pouvais au mieux qu'essayer de faire profil bas. J'ai donc arrêté de suivre les cours : j'ai pourtant gardé d'excellentes notes, notamment un 19 et un 18 au bac de français, témoignant de mon autonomie. J'ai cependant eu une appréciation négative sur un trimestre d'une professeure d'AMC qui n'a pas apprécié que je ne vienne pas et m'a collé un zéro (je parle couramment anglais et ça se validait par les meilleures notes en anglais tronc-commun, je me disais que ça n'avait pas d'importance).
L'année de terminale commence donc dans un nouveau lycée. J'ai gardé des liens avec cette S, qui est désormais dans l'école où je souhaite aller. Je n'avais pas spécialement de haine envers elle. Couramment après les cours, je sortais pour corriger ses notes et donner mon avis sur ses évaluations, ainsi que l'empêcher d'abandonner son année. C'était assez difficile de faire ça en maintenant des bons résultats scolaires, mais je le faisais. Aujourd'hui j'ai un bon rapport avec elle, et, de ses propres mots, je suis l'être le plus intelligent qu'elle connaisse.
Peu importe. Il faut savoir que j'avais les spécialités Mathématiques, SES et AMC. En terminale, j'ai abandonné AMC. Au début de l'année de terminale, mes notes en SES étaient tellement encourageantes que je n'en voyais plus l'intérêt et j'obtiens une permission spéciale du rectorat de faire la spécialité physique-chimie, que je n'avais jamais eu auparavant. J'ai donc dû apprendre tout le programme de physique-chimie de première du jour au lendemain - j'ai vu trop gros et mes notes étaient très faibles au départ. Si j'avais parmi les meilleures moyennes en mathématiques, je n'avais que la moyenne de classe en physique - mais compte tenu des circonstances, c'était tout de même beau, je me disais.
En janvier, je me fais agresser à la sortie du lycée par un groupe armé de couteaux. Je les retrouve au tribunal, mais je ne vais plus au lycée depuis. Le lycée m'a beaucoup soutenu.
Malgré mes absences cependant, je passe des évaluations importantes de rattrapage. J'obtiens ainsi une très bonne moyenne partout quasiment représentative, et ce en dépit de ne plus être présent du tout en cours.
Vient donc Parcoursup : je postule pour l'école que je souhaitais, à savoir un partenariat entre une licence de droit et l'Université de Bangor en UK, permettant une double licence de droit français et anglo-saxon, ne me voyant pas rester en France. J'ai rajouté de plus d'autres options ne m'intéressant pas plus que ça, comme une licence simple de droit. J'explique ma situation dessus, un peu particulière : l'agression de cette année ainsi que le changement de spécialités. Je ne m'attarde pas sur l'an dernier, considérant que mes notes étaient bonnes.
Il faut savoir qu'il y'avait un oral de pré-selection. Je n'ai pas été retenu (et c'est donc ainsi que je sais que j'ai été refusé avant les résultats Parcoursup). Je peux accepter ne pas rentrer dans les attentes, mais étant donné mon dossier particulier, je préfère demander à la vice-directrice de l'école, par mail, pourquoi j'ai été refusé. Celle-ci, qui a fait le délibéré avec l'usage de l'intelligence artificielle, m'a répondu :
"En dépit de très bons résultats au baccalauréat de français et d'une lettre de motivation très convaincante, les résultats ont pu paraître irréguliers et les appréciations des professeurs ont pu témoigné [la faute ne vient pas de moi, j'ai copié telle qu'elle] d'irrégularité dans le travail, notamment en anglais en seconde [il convient ici qu'il y'a une faute de sa part, c'était la première] (AMC), au-delà des absences excusées.'.
Elle m'invita ensuite à réessayer de postuler l'an prochain.
Étant donné la formulation de sa réponse, c'était fichu et je n'allais pas supplier davantage de son temps. Je lui ai répondu simplement que c'était malheureux que la formation se prive de profils ayant la résilience et l'autonomie d'affronter des situations de harcèlement, puisque c'est de là que venaient les irrégularités mentionnées.
Il convient aussi de noter que je n'ai donc aucune chance l'an prochain aussi, indépendamment de mes notes l'an arrivant dans une autre filière, puisque cette année aussi, j'ai eu des irrégularités, de part mon agression.
Sérieusement, je le vis mal. J'aurais totalement pu accepter si je n'avais pas la compétence - je prends très bien le rejet de prépas, de grandes écoles. Mais là ? J'ai connu les évaluations de l'école sur des mois après mes cours, je connaissais le programme par coeur, pire, je n'ai finalement pas pu y aller pour une histoire de harcèlement avec une élève qui, elle, a pu être accepté, car le harceleur n'avait rien sur son dossier, mais moi si. J'étais censé accepter que des groupes me menacent à la sortie du lycée, me suivent à une heure de trajet de chez moi ? C'est d'autant plus spectaculaire que j'ai travaillé toute l'année seul sans professeur, purée. Je suis vraiment très attristé. Quel dommage qu'il n'y ait pas de supervision des écoles - au moins avoir eu un dialogue pour expliquer ma situation aurait été préférable, mais je n'ai eu droit qu'à une réponse à peine relue.