u/MaxMarteloUp

Image 1 — Air Liquide va racheter pour 4 milliards d’euros de ses propres actions en 2027 et 2028. Une première en 124 ans, un mois après l’entrée du fonds activiste Elliott au capital.
Image 2 — Air Liquide va racheter pour 4 milliards d’euros de ses propres actions en 2027 et 2028. Une première en 124 ans, un mois après l’entrée du fonds activiste Elliott au capital.
Image 3 — Air Liquide va racheter pour 4 milliards d’euros de ses propres actions en 2027 et 2028. Une première en 124 ans, un mois après l’entrée du fonds activiste Elliott au capital.
Image 4 — Air Liquide va racheter pour 4 milliards d’euros de ses propres actions en 2027 et 2028. Une première en 124 ans, un mois après l’entrée du fonds activiste Elliott au capital.

Air Liquide va racheter pour 4 milliards d’euros de ses propres actions en 2027 et 2028. Une première en 124 ans, un mois après l’entrée du fonds activiste Elliott au capital.

Air Liquide va racheter pour 4 milliards d’euros de ses propres actions en 2027 et 2028. Une première en 124 ans, un mois après l’entrée du fonds activiste Elliott au capital.

Le titre a pris jusqu’à 4,1% lundi avant de finir à +0,65%.

La question est de savoir si un groupe qui croît de 5% par an justifie un prix de croissance.

La thèse

Air Liquide vend ses gaz sous contrats de long terme. D’où vingt années bénéficiaires d’affilée et une marge nette qui varie d’environ un point par an.

Au premier semestre (S1) 2026 la marge opérationnelle a gagné 110 points de base à 20,9%, portée par 300 millions d’euros d’économies.

La marge

Le plan BEYOND présenté lundi promet 400 à 600 points de base de marge opérationnelle supplémentaire d’ici 2030 et un bénéfice par action (BPA) en hausse de 10% par an.

Avec des ventes à +5% par an, c’est la marge qui doit faire le travail.

L’électronique est le relais : plus d’un milliard d’euros d’investissements décidés au S1 et le rachat de DIG Airgas, fournisseur coréen de SK hynix pour ses puces mémoire de l’IA.

Mais la trésorerie se tend

La trésorerie ne couvre plus que 11,9% de la dette contre 29% fin 2025. Sur douze mois le groupe a dégagé 1,52 milliard d’euros de trésorerie disponible contre 2,51 milliards sur l’exercice 2025.

Le dividende rapporte déjà 1,96% du cours, cette trésorerie 1,41%.

Le marché regarde les 4 milliards de rachats. Moi, je regarderais surtout si la trésorerie disponible remonte vers les 3,6 milliards attendus en 2027. Sinon les rachats se feront à crédit.

Le prix paie déjà une partie du plan

Sur le BPA attendu pour 2027 (7,16 euros), le ratio cours/bénéfice (PER) est de 23,9 fois, puis 23,5 fois à 168 euros, 22,5 fois à 161 euros et 20,1 fois à 144 euros.

Ses trois grands concurrents se paient 19,5 fois les bénéfices de 2026.

Au 5 octobre le titre cote 171,26 euros en tendance haussière, 5% au-dessus de sa moyenne mobile 200 jours. L’indice de force relative (RSI) est à 54 et les plus bas sont de plus en plus hauts : c’est un repli sain.

Premier palier vers 168 euros sur la moyenne mobile 20 jours, second vers 160 à 162 euros sur la moyenne 200 jours. À 144 euros ce serait excellent mais je ne suis pas certain qu’on y revienne.

Les analystes sont presque unanimes

18 analystes sur 20 sont à l’achat et 2 neutres. L’objectif moyen de 196 euros laisse 14,6% de potentiel, 16,9% depuis 168 euros et 21,9% depuis 161 euros. Une estimation par les seuls comparables donne 146 euros : elle ignore la régularité qui justifie la prime.

Prochain catalyseur : le chiffre d’affaires du troisième trimestre (T3) attendu le 23 octobre.

En toute transparence, je détiens le titre dans mon portefeuille.

Ceci n’est pas un conseil en investissement. Investir comporte un risque de perte en capital.

u/MaxMarteloUp — 9 days ago

Disney ($DIS) : Avengers Endgame redevient le plus gros succès de l'histoire du box-office mondial, quel impact sur l'action Disney?

Disney se paie moins cher que 92% du temps sur les cinq dernières années.

La thèse :

Disney possède ce qu'aucun concurrent du streaming ne peut acheter : des parcs remplis par ses propres personnages.

Au troisième trimestre (T3) de l'exercice 2026, les parcs et croisières ont dégagé 3,02 milliards de dollars de résultat opérationnel (+20% sur un an), soit plus de la moitié des 5,6 milliards du groupe.

La fréquentation des parcs américains progresse de 3% et la dépense par visiteur de 4% : la marque fait payer plus sans faire fuir.

Le vrai pari est la rentabilité du plan parcs

La direction prévoit 60 milliards de dollars d'investissements sur dix ans dans les parcs et une capacité des croisières en hausse de 50%. Sur l'exercice 2026, les investissements atteignent environ 9 milliards.

Le pari n'est pas que les parcs grandissent. C'est qu'ils grandissent assez pour rémunérer ce capital.

Mais le capital ne paie pas encore

Le rendement du capital investi (ROIC) n'est que de 5,9%, sous un coût du capital estimé autour de 8%. À ce niveau, Disney gagne de l'argent mais détruit de la valeur. La dette nette pèse 2,1 fois l'excédent brut d'exploitation (EBITDA) et la trésorerie ne couvre que 11% de la dette.

Ailleurs, le résultat du sport a reculé de 17% au T3 sous le poids des droits de diffusion et la demande faiblit dans les parcs de Shanghai et de Hong Kong.

Le bénéfice publié noircit le tableau

Le bénéfice net du T3 a chuté de 50% parce que le T3 2025 contenait des gains fiscaux exceptionnels. Hors éléments ponctuels, le bénéfice par action (BPA) ajusté progresse de 28%.

Sur le BPA normalisé attendu pour l'exercice 2027 (7,49 dollars), le titre se paie 13,6 fois les bénéfices à 102,19 dollars, 13,4 fois à 100 dollars et 10,9 fois à 82 dollars.

Rien ne presse pour entrer

Au 2 octobre, le titre oscille sans tendance à 1,6% sous sa moyenne mobile 200 jours et ses plus bas descendent. L'indice de force relative (RSI) est à 42 : ni excès vendeur ni signal d'achat.

Mon premier point d'entrée se situe autour de 100 dollars, le suivant sur le support des 82 dollars.

Les analystes y croient presque tous

29 analystes sur 33 sont à l'achat, un seul à la vente. L'objectif moyen de 126,61 dollars donne +24% depuis le cours actuel, +27% depuis 100 dollars et +54% depuis 82 dollars.

Le ROIC reste sous le coût du capital alors que 60 milliards d'investissements arrivent mais plus de la moitié du résultat vient des parcs, au moment où ceux d'Asie ralentissent et où le sport recule de 17%. Alors que le divertissement (studios, Disney+, chaînes) a fait 1,68 milliard au T3, soit 30 % du résultat, en hausse de 64 % sur un an.

Le potentiel et le risque sont au même endroit : le retour sur les investissements dans les parcs.

Ce n'est pas une action de rendement : 1,47% de dividende, relevé seulement deux années de suite.

Prochain catalyseur : résultats annuels attendus le 11 novembre 2026, avec les prévisions de l'exercice 2027.

Risque : une croissance des parcs qui retombe sous 5%, un résultat du sport qui continue de reculer ou une croissance du BPA ajusté inférieure à 10% annoncée pour 2027.

u/MaxMarteloUp — 10 days ago