Socrate face à l’IA : recevoir une réponse, est-ce déjà comprendre ?
J’essaie de formuler une idée, sans tomber dans le discours “l’IA est bonne” ou “l’IA est mauvaise”.
Le danger principal de l’IA n’est peut-être pas qu’elle pense à notre place, mais qu’elle nous donne trop vite l’impression d’avoir pensé.
Une machine peut proposer une définition du courage. Mais elle ne peut pas être courageuse à notre place. Elle peut expliquer ce qu’est une vie juste. Mais elle ne peut pas vivre justement à notre place.
Donc la vraie question serait peut-être : quand un outil répond, est-ce qu’il augmente notre capacité à penser, ou est-ce qu’il nous permet surtout d’éviter l’humiliation de ne pas savoir ?
Pour vous, l’IA est plutôt quoi dans la pensée : une prothèse, un professeur, un miroir, un accélérateur, ou un anesthésiant ?