La penurie d'enseignants au Québec est surfaite
Je suis étudiante en enseignement et j'ai récemment participé à la séance d'affectation de mon centre de service pour l'an prochain. Il y avait autour de 600 postes à pourvoir, ce qui était très encourageant. Le problème, c'est qu'il y avait aussi plus de 20000 candidats. Sans grande surprise, je me suis donc retrouvée bredouille, malgré la cinquantaine de postes sur lesquels j'ai postulé.
Évidemment, je ne connais pas le détail de ces chiffres, mais je suis très déçue parce que j'ai choisi d'entreprendre ce parcours dans l'espoir de pouvoir travailler durant mes études. Or, plus je lis à ce sujet, plus je me rends compte qu'il semble y avoir une profonde déconnexion entre ce que le gouvernement raporte et la réalité du terrain. Si bien que je me demande si cette pénurie n'est pas un peu surfaite pour camoufler d'autres enjeux plus complexes dans les écoles ou pour mettre de la pression sur les profs pour accepter des conditions de travail moins avantageuses.
Suis-je la seule qui a cette impression?