Journal d’un burnout (partie 5)
La dernière fois que j’ai écris ici c’était il y a 2 mois, et je vivais l’enfer absolu. Mon corps m’a complètement lâché, j’avais des migraines tous les jours, impossible de lire, d’écrire, de regarder la télé, même appeler mes parents c’était un enfer, et côté santé mentale c’était pas mieux enfin bref. Si les autres parties vous intéressent, je les ai toutes nommées de la même manière (faire un résumé à chaque fois est un peu épuisant je vous avoue haha de toute façon je suis la juste pour vent’ et partager mon expérience, et si je peux faire de la prévention c’est encore mieux)
Ça va faire 3/4mois que je suis un burn-out et je commençais à aller mieux. Mes maux de têtes se sont arrêté au bout de 2mois et demi (je sais pas si on réalise bien la chose, 2mois et demi de maux de tête chaque jours pour la moindre activité, j’ai cru que j’allais devenir dingue. Le pire c’est que personne autour de moi ne s’est rendu compte du truc. J’ai beau en parler, ils réagissent tous comme si je leur disais que j’avais eu un petit coup de chaud.)
Étant donné que je suis très très anxieux, j’ai culpabilisé comme c’est pas permis et j’ai demandé à reprendre le travail au moment où ça allait mieux. Je sais que c’est debile, mais je suis en fin d’étude, j’ai pas de taff après mon alternance et j’ai besoin de sous. Puis je commençais à aller vraiment bien je pouvais quasi tout faire comme avant, j’avais juste pas testé le boulot. Et je ne sais pas trop pourquoi je me suis dit qu’en août ça allait forcément être calme donc forcément plus simple que septembre pour une reprise.
Premier jour, j’ai commencé à avoir mal à la tête à midi. Deuxième, à 10:00 puis toute la journée. Et ce week-end j’ai complètement crash. Je revois mon médecin cette semaine et il parle d’un mi temps thérapeutique. J’ai ce truc qui me saoule de ne pas être « comme avant ». De ne pas maîtriser la situation. J’attaque ma deuxième semaine et j’ai mal à la tête alors que j’ai à peine bossé une heure.
J’en peux plus, j’en peux sérieusement plus et je ne sais pas comment m’en sortir. J’ai commencé à déprimer à la minute où je suis revenu en ville, à la seconde où j’ai dû reprendre des responsabilités. C’est vraiment dur. J’ai commencé à pleurer ce matin parce que je ne pourrais pas revivre ces derniers mois, c’est impossible. J’ai trop mal au crâne. Je suis épuisé. Je suis déprimé.
Quand je vous parle de déprime je vous parle de LA déprime. J’ai pas envie de trop détailler et de vous saper le moral, mais disons que j’aime plus beaucoup la vie. Le concept de la vie. J’ai du me battre toute mon existence. Et je suis fatigué de ces conneries. Mais je suis coincé ici. Je suis persuadé que même si je m’en allais, les gens finiraient par s’en remettre. Je ne pense pas que je manquerai à beaucoup de monde non plus si je dois être honnête. Mais j’ai déjà été témoin direct d’un sui**** et je connais les conséquences. J’ai moi même eu du mal à m’en remettre alors que je ne connaissais pas la personne. Enfin bref tout ça pour vous dire que je suis pas en danger. Je suis juste…passif. Et pas médicamenté pour le moment bien que ce soit en discussion. Je ne suis pas vraiment sur de ce que je veux faire de ce côté là. Bref c’est pas le sujet. La ou je veux en venir c’est que malgré ma santé catastrophique sur chaque points, j’ai envie de sortir en boîte. De faire la fête. De me mettre des caisses (je bois pas pour info, enfin très très très peu donc cette envie soudaine me paraît inhabituelle). J’ai envie de sortir avec quelqu’un. Alors que je suis pas sorti avec qui que ce soit depuis presque 10ans. De faire des trucs que j’ai jamais vraiment fait.
Je ne comprends rien à ce qu’il se passe. Je ne sais pas ce que je veux. Mais j’ai assez de recul pour savoir que c’est bizarre et pas normal. Je devrais me faire re arrêter mais je ne sais pas pourquoi je culpabilise rien qu’à l’idée de demander ça au médecin. De devoir m’expliquer avec mes supérieurs. Enfin bref je revois mon médecin demain, on verra bien ce qu’il me dit.
J’espère que vous allez bien et que vous prenez soin de vous.
(Désolé si tout ça n’est pas très cohérent ou si il y a des fautes, j’écris un peu à la va-vite pour me décharger un peu)