

Moscou / Renégat
La ville s'endort
Sans aucun remords
Et sur le parking
Je vois les vikings
Le panorama
De Castorama
Ou y a tout ski faut
Outils et matériaux
Pour aller là-bas
C'est plus mieux sympa
Alors je cours dans la vie
Comme de l'eau de vie
Et je bois le lait
Qui n'est pas si laid
La fin du monde
Quand j'ai le coeur comme un moulin
Je vais vais à Leroy Merlin
Et mon panier en osier
Est bien rassasié
Je cueille les fleurs du bonheur
Dans le jardin du bonheur
Je me souviens de la fois
Ou l'autre fois quand je bois des fois
La ville s'endort doucement
Les gens sont comme du ciment
Les yeux dans les yeux ils sourient
Comme des souris qui sourient
Le fruit tombe toujours pas trop loin de l'arbre
Dans la nuit
Quand c'est minuit
Comme un ornithorynque
Parfois je m'ennuie
Alors dans le noir
Il n'y a plus d'espoir
C'est dithyrambique
Il fait noir
Mais alors le ciel
Comme un pot de miel
Rhomboïdophage
Ressemble à du miel
Et alors mon coeur
Comme un bricoleur
Est comme le coeur
D'un bricoleur
La Trinité des horizons
Ragondins enflammés de la porte astraphale
Phagomycètes et hallebardes au pied de Pluton
Quand geignaient les genoux géniaux de Jugnot
Sous les alizés puritains du vasistas Arlequin
Au sud déconcertant du Dunkleosteus
Scintillaient les yeux émérites des rhododendrons
Pensant que dans l'éther anticonstitutionnel
S'agitait un rhizome arc-en-ciel à l'automne damné
Alors que les cieux zarathoustréens m'aguichaient
Les cytoplasmes cryptiques griffaient la solitude
Je m'endormis enfin haletant, Apophis
Tremblement strasbourgeois au coeur de l'univers.
Marre du public de Roland Garros
Ça devient vraiment un public de gros beaufs, limite supporters de foot, ça crie ça braille, et j'en ai franchement ras le c** de ces "poporropopopoooo / Olééé" qu'on entend dorénavant 150 fois par match.