r/Poesie

▲ 13 r/Poesie

L'Océan Intérieur

Homme, miroir mouvant de l'abîme sans fond,
Tu te penches au bord de tes propres tempêtes,
Où la mer, sœur farouche aux cheveux de sel blond,
Déroule ses secrets comme on déroule un poème.

Tes vagues sont mes veines, tes marées mon sang,
Tes écueils mes remords, tes calmes mes prières.
Nous luttons côte à côte, éternels combattants,
Toi l'immense, moi l'infime, ô frères de colère.

J'ai vu, comme Rimbaud, le bateau ivre danser
Sur les dos des dragons d'écume phosphorescente,
Où le soleil mourant teinte d'or ensanglanté
Les horizons qui saignent d'une lumière ardente.

Mallarmé y cherchait l'azur fuyant, l'évasion,
Hugo y pleurait les noyés aux noms effacés,
Valéry y posait son regard de méditation
Sur le toit tranquille où midi brûle le passé.

Mais moi, je viens à toi sans voile et sans ancre,
Nu comme un albatros jeté sur le pont du monde.
Mes ailes de géant traînent dans l'encre
De tes profondeurs, où tout commence et tout se noie.

Océan, ô matrice des rêves et des morts,
Tu berces les conquistadors et les âmes perdues,
Tu gardes dans tes flancs les trésors et les torts,
Et tu chantes, rauque, la berceuse des déçus.

Quand le vent se lève et que l'écume explose,
Je sens en moi la houle qui brise mes murailles.
Alors je m'abandonne à ta danse grandiose,
Et je deviens, un instant, l'éternité qui saille.

Car la mer n'est pas hors de nous, elle est en nous,
Vaste, amère, infinie, terrible et maternelle.
Elle nous appelle, elle nous tue, elle nous sauve,
Et dans son sein salé, l'âme enfin se révèle.

Que tes lames me lavent de toute illusion,
Que tes profondeurs m'enseignent le dernier des silence.
Et quand viendra le jour de la grande union,
Que je sombre en toi, libre, comme une évidence.

Mer, je suis tien.

reddit.com
u/ChogathBraumOTP — 15 hours ago
▲ 1 r/Poesie

pause fraîcheur/seul le clapotis des vagues/caresse l’aïeule

pause fraîcheur

seul le clapotis des vagues

caresse l’aïeule

reddit.com
u/ofildmo — 5 days ago
▲ 6 r/Poesie

Tu ne m'aimes pas

Bonsoir le Reddit, j'avais besoin d'écrire, vraiment.

Merci, bonne soirée.

u/Dev_xxaM — 6 days ago
▲ 6 r/Poesie

Poème écrit après un moment sans en avoir fait

Absente

Assombri, par des sentiments entremêlés
Je n’avais comme seule source de lumière, l’espoir
Je me regarde à présent, impuissant, sombrer
cherchant, désespérément, confort dans le noir.

Il m’est inédit de subir un manque de cet ordre,
Ou l’anesthésiant ne saurait couvrir la douleur
Un manque, proche du deuil, pourtant sans fleur
Ou la manquée, si présente, ne ferait que désordre.

Mais à quoi bon manquer, je questionne mon cœur,
La femme qui m’as fais perdre de nombreuse heures,
A battre mes peurs, à construire avec grandeur
Une histoire dont nous seul sentiront la douceur.

Je souhaite, mon cœur, pouvoir partir sans rancœur
Avec comme seul souvenir, ta chaleur, et nos erreurs

je veut bien des retours :)

reddit.com
u/Pfeneck — 7 days ago
▲ 3 r/Poesie

À la rue de la Grande Truanderie

À la rue de la Grande Truanderie,

je vais tous les matins au travail.

Certains jours je vole avec habileté,

dans les poches des gros bourgeois,

certains jours, couvert de haillons

et de crasse, je fais semblant d’être

affaibli et boiteux, ou une pauvre aveugle.

Près de Noël, pour pas perdre de temps

à faire des allers-retour, je demande

de la soupe brûlée et un lit

au bon aubergiste, ici dans la rue.

Je n’ai jamais vendu des morceaux

de mon corps aux très riches…

j’avais déjà été privé d’un salaire

décent dans les champs pour biner

la terre dure, au lavoir, ulcéré par la lessive

et d'eaux glacées et au servir à la maison

d’un monsieur impoli.

A la rue de la Grande Truanderie

nous travaillons et jurons libéré des maîtres

… et de l’illusion du paradis dans le ciel.

.

reddit.com
u/Quick_Many6267 — 11 days ago
▲ 0 r/Poesie

Dernier refuge

J’ai mal. Et ce n’est pas un mot que je dit en l’air,

C’est un cri qui me hante, un poignard dans la chair.

Chaque battement me tue d’une lente morsure,

Et l’amour que j’ai va m'avoir à l'usure.


Mes nuits sont des tombeaux, mes jours des cimetières,

Je traîne mon chagrin comme on traîne des pierres.

Je respire par devoir, je parle par réflexe,

Mais je suis un fantôme dans ce monde complexe.


Les gens passent, sourient, ne voient rien de ce carnage,

Ignorant que mon âme se meurt dans sa cage.

Je vis avec des cris, d'agonie, qui briserait des verres,

Et des crises qui me rongent dans cette vie éphémère.


Je ne supporte plus l’idée de continuer,

Je suis un corps debout, prêt à se laisser tomber.

Je n’ai plus d’horizon, plus d’éclat, plus de flamme,

Juste l’écho brutal d’un amour qui me damne.


Alors j’écris ces vers pour décrire la fin,

Non pas pour qu’on me pleure, ni qu’on me tende la main.

Mais pour dire au néant que je viens sans armes,

Qu’il m’ouvre enfin ses bras : que j'y dépose mon âme.

reddit.com
u/Marco_0Wolf0 — 11 days ago
▲ 2 r/Poesie

Comme chien et chat

Chat chez elle, chien chez moi.
Chat et chien cherchent.
Ils chat
hutte et chuchent
hotte, dans leurs shorts échancrés.
Les c h a m p s étaient leurs chambres.
ChANntanT les trois p'tits chats.
Acharnés à
  chasser les
    chenilles
      charnues
        chutant des
          chênes.
chevaux vaches chèvres chouettes chiens et chats; étaient chanceux.
Chapardant
derechef devant le chaleureux château.
          Entaché d'un chic chatoyant ,
        le chef,
      garde champêtre,
    chu de son char ,
  échoué ,
devant ce cher chien et chat chétif.
Ils
  chérissaient
ce
  moment
charnel
  où
ils
  étaient
de
  mèche.
reddit.com
u/hqlx01 — 11 days ago