Mon roi
Les larmes coulent
Le charme foule
Cette gaieté passée
Tourmenté
Il s'agenouille
Il fouille
Comment a-t-il pu oublier ?
L'espoir se tarit
Range ton épée
Voilà qu'il gît
Soumis
Affaibli
Son antre , affres de la calomnie.
Cris à travers cette lumière sombre, cet éclair lugubre qui illumine la pénombre.
Sa froideur chaude , esprit agité , grouille sous ce plancher cassé.
Un éclat teinté de rouille , peur ,de cette sueur âcre, qui se répand sur son flanc sanguinolent.
Mon roi, comment as-tu pu oublier ton règne passé ?
Cesse ces messes , ces assuétudes si soudaines, sous le sang sec de tes sujets.
Mémoire rêche, grêle dru , dans ces prés crus il caresse l'herbe sèche.
Ô, mon roi, réveille toi !
Effondré , repoussé de ses cyprès, si frais, si près, si laid
Il attend patiemment
Vole mon oiseau, au-delà de ses terres de feu.
Cette forêt vierge effleurée , écœuré , d'un mort abandonné, il éclate
Nuées de sang, flottant , glaçant le ciel ténébreux, affolant ces bêtes mystérieuses.
Ô, mon roi, réveille-toi!
Il crie , s'affole s’essouffle raffole d'un jour, d'une nuit soûle de bruit
Sous le joug de ces épis mous, épris d'une rage fiévreuse,
D'une rage douloureuse, rempli d'un sentiment alléchant, folâtrant dans ces champs d'antan,
Ses souvenirs d'enfants.
Ô, mon roi, réveille-toi!
Bas batte tape, ton cœur meurt , ton corps dort.
Abandonne ta candeur, abandonne toi à ton sort.
Tu semblais bagarreur , tu paraissais si fort
Immolé, par ces flammes désespérées , d'un vestige du passé
Roi déchu, ton esprit vagabond n'est plus qu'un souvenir moribond.
Ô, mon roi, tu n'es plus là.