La vie est cruelle…
Le 13 juin, six jours avant mon anniversaire et seulement trois mois après le décès de ma maman, mon mari Francis est décédé brutalement devant moi. Il n'avait que 61 ans.
Il a fait un malaise et j'ai tout fait pour le sauver. Je lui ai parlé, je l'ai supplié de rester avec moi et j'ai pratiqué un massage cardiaque jusqu'à l'arrivée des secours. Malgré tous les efforts, il n'a pas pu être réanimé.
Rien ne laissait présager un tel drame. Francis avait une bonne hygiène de vie. Il ne fumait pas, ne buvait que très occasionnellement, jamais pendant ses compétitions de tennis, et prenait soin de sa santé. C'est aussi ce qui rend son départ si incompréhensible pour moi.
Depuis ce jour, ma vie a basculé. J'ai l'impression qu'une partie de moi est partie avec lui. Je vis encore dans le choc et je n'arrive toujours pas à croire qu'il n'est plus là.
Nous avions encore tant de projets. Nous avions prévu de faire de petits voyages et, dans quatre ans, à l'approche de ma retraite, de refaire notre vie dans un autre département pour profiter enfin de la vie et voyager ensemble.
Aujourd'hui, je ne sais pas comment continuer sans lui. Je me sens complètement perdue et, pour l'instant, j'essaie simplement de mettre un pied devant l'autre.