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Image 1 — On ramassa son cerveau à la cuillère. Béthisy-Saint-Pierre, Oise, 1623. Les moulins étaient des lieux dangereux comme le prouvent les nombreux accidents que l'on peut relever dans les registres paroissiaux.
Image 2 — On ramassa son cerveau à la cuillère. Béthisy-Saint-Pierre, Oise, 1623. Les moulins étaient des lieux dangereux comme le prouvent les nombreux accidents que l'on peut relever dans les registres paroissiaux.
Image 3 — On ramassa son cerveau à la cuillère. Béthisy-Saint-Pierre, Oise, 1623. Les moulins étaient des lieux dangereux comme le prouvent les nombreux accidents que l'on peut relever dans les registres paroissiaux.
▲ 124 r/Histoire

On ramassa son cerveau à la cuillère. Béthisy-Saint-Pierre, Oise, 1623. Les moulins étaient des lieux dangereux comme le prouvent les nombreux accidents que l'on peut relever dans les registres paroissiaux.

On ramassa son cerveau à la cuillère.

Béthisy-Saint-Pierre, Oise, 1623.

Les moulins étaient des lieux dangereux comme le prouvent les nombreux accidents que l'on peut relever dans les registres paroissiaux. En voici un tragique nouvel exemple.

" Michelle Choron fille de Anthoine CHoron, procureur au siège de Béthisy, et de Margueritte Raudeguin, aagée de quinze ans et neuf mois, est morte d'une mort fort cruelle le mardy cinquiesme iour de décembre ... environ sur le midy dans le molin dudit Béthisy estant proche de l'arbre tournant, elle fut prise par les chevilles de fer quy sont sur ledit arbre auprès du torillon et enlevée par lesdits arbre et chevilles et tourna trois fois, son corps estant en tourbillé autour dudit arbre en telle sorte que sa teste, sa face et son col furent tout rapez et brisez et l'on a recueilli sa cervelle avec une cullière et on a esté contrainct de coupper ses cheveux et habitz quy estoint enveloppez autour dudit arbre.

Son corps est ensépulturé dans l'esglise près la chapelle de Sainct Michel dudict Béthisy".

AD Oise, registre paroissial de Béthisy-Saint-Pierre, 1623

Frédéric Février, "Génialogie" ,fb..

u/fredusb — 5 days ago

Le " crime d'adultère ". Carcassonne, Aude, 1676-1687. Catherine le sait : elle joue gros. Assise sur la sellette, elle regarde le procureur du roi droit dans les yeux et lui répond simplement, d'un ton las : " un homme peut dire ce qu'il lui plaît". Voici son émouvante et véritable histoire.

Le " crime d'adultère ".

Carcassonne, Aude, 1676-1687.

Catherine le sait : elle joue gros. Assise sur la sellette, elle regarde le procureur du roi droit dans les yeux et lui répond simplement, d'un ton las : " un homme peut dire ce qu'il lui plaît".

Voici son émouvante histoire conservée dans une liasse d'archives.

Ce 28 décembre 1683, le procureur du roi et viguier de Carcassonne se rend dans la maison de Pierre Hébraud et de Catherine Salvy, couple marié mais dont la situation sème le scandale dans le voisinage.

Il n'y trouve que Pierre Hébraud qu'il interroge :

" Il nous auroit dit qu'il avoit renvoyé Catherine Salvye sa femme depuis sept à huit ans pour l'avoir trouvée en crime flagrant avec un prêtre de la ville ( en août 1676 ). Il scait du bruit public qu'elle est enceinte parce qu'elle tient mauvaise vie, n'estant pas grosse de ses oeuvres pour ne l'avoir pas aprochée depuis ledit temps qu'il l'a renvoyée".

Sur indication de quelques voisins, le procureur se rend dans la ville basse où on lui a dit que résidait Catherine qu'il trouve enfin et qu'il interroge :

" Répond se nommer Catherine Salvye, qu'elle est agée de 32 ans, grosse de sept mois des oeuvres d'Hébraud son mary.

- Est-il vray qu'elle eust à faire avec un prestre de la citté trois jours après la feste Nostre Dame de l'année 167 et qu'elle fut surprise sur un lit avec luy tant par son mary que par d'autres personnes ce qui obligea son mary de la renvoyer et ne l'a pas vu depuis ce temps là ?

- Desnie ( dénie ) d'avoir esté trouvée avec un prestre. Son mary voulut se mestre à couvert de ce qu'il entretient une nommée Piquarelle en ville à raison de quoy il la renvoya avec violence, ayant sur cette séparation demandé un appointement de provision contre luy de douze livres qui n'a pas été exécutée.

Sy bien est enceinte des oeuvres de son mary c'est parce qu'elle la cogneut charnellement en deux visittes qu'elle luy a faite à la ville".

L'affaire reste en suspens pendant 4 ans, jusqu'à ce que le procureur entende à nouveau la rumeur parler d'elle. Il se rend donc au nouveau domicile de Catherine pour l'interroger et fait témoigner ses voisins le 4 janvier 1687.

Jean Bouque, 19 ans :

" Passant proche de la maison de la dite Salvye de Bourel, il auroit esté appellé en témoing, il seroit monté avec nous ( le procureur ) où la dite Salvye auroit esté éfarouchée et luy ayant esté demandé sy elle n'estoit point Catherine Salvye qui avoit desja esté ouye devant nous, elle auroit désavoué le tout et dit se nommer Jeanne Miche et être la femme de Pierre Hébraud, masson, et ayant été enquise de son age, elle auroit dit qu'elle avoit cinquante ans et auroit presté serment de dire la véritté, à suite de quoy elle auroit esté interrogée de déclarer pourquoy elle changeoit ainsi de nom et d'age puisqu'à la précédente audition dont il y avoit trois ans elle avoit dit s'appeller Catherine Salvye et n'avoir alors d'age que trente deux ans.

La dite Salvye auroit respondu qu'elle s'appelloit Miche et estoit femme d'Hébraud et soutenu qu'elle estoit agée de cinquante ans.

Enquise s'il n'estoit vray qu'elle estoit séparée de son mary de long temps, mesme avant sa précédente audition, elle auroit respondu qu'il y avoit neuf ans et que son mary se tient à la citté.

Et interrogée combien de temps il y a qu'elle a fait des enfants et des oeuvres de quy, ladite Salvye auroit respondu qu'il y a quatre ans qu'elle avoit accouché d'un garçon nommé Jean pierre et que c'estoit des oeuvres de son mary, ledit enfant estant décédé depuis trois ans.

Et interrogée et informée que son mary lorsqu'elle estoit enceinte dudit enfant désavoua que ce fut de ses oeuvres, elle auroit respondu qu'un homme pouvoit dire ce qu'il luy plaisoit et que sy elle estoit mal avec son mary c'estoit seullement parce qu'il entretient une fille ditte Piquarelle.

Et enquise ensuite pourquoy elle demeure avec Bourrel, charpentier, ... et sy elle ne couche avec luy parce qu'il est sans femme et depuis quel temps il est séparé de sa femme; a respondu qu'il y a six ou sept ans que ledit Bourrel est séparé de sa femme qui est à Perpignan depuis ledit temps, desniant habiter avec ledit Bourrel ny coucher avec luy".

Suzanne Lapeyre, 35 ans :

" La dépozante et son mary logent au devant la maison de Bourrel, charpentier où ils furent depuis quatre ans et demy et pendant lequel temps, excepté la première année, la dépozante auroit vu la nommée Catherine, femme du masson de la citté, habiter chez ledit Bourrel, l'ayant vue entrer et sortir pendant ledit temps, laquelle femme on appelloit communément Catherine de Bourrel".

Plusieurs autres voisins confirment que Catherine vit chez Bourrel depuis plus de trois ans. Les rumeurs circulent aussi.

Anne de Liagois, veuve de François Lemère, marchand, 40 ans :

" Elle habite depuis son mariage vis à vis la maison de Bourrel et elle a vu habiter la nommée Catherine chez ledit Bourrel depuis trois ou quatre ans.

Dépose aussi que lorsqu'on enfermoit les femmes mal vivantes ( on est à l'époque du "grand enfermement " des vagabonds, mendiants, prostituées ... voulu par Louis XIV ) au printems dernier, ladite Catherine s'en seroit enfuye du costé de Conques et revenoit ensuite de temps en temps chez Fabry, l'ayant toujours ouye nommée Catherine de Bourrel ...

A entendu dire du bruit public que ( l'enfant dont elle avait accouché ) estoit un enfant de Bourrel.

Dépose aussi qu'un vigneron a ouy dire que ladite Catherine se promenoit dans une vigne avec un prestre dans le temps qu'on enfermoit les femmes débauchées".

Pour le procureur, Catherine est bel et bien suspecte d'adultère. Il la décrète de prise de corps ( d'arrestation ). Elle est alors conduite en prison.

Elle est interrogée le 8 janvier suivant :

" Dit s'appeller Catherine Salvye et estre agée de cinquante ans. Dit ignorer pourquoy elle est prisonnière.

- Pourquoy a t-elle dit lors de son audition de 1683 s'appeller Catherine Salvye et estre agée de trente deux ans et qu'elle dit au contraire dans le procès verbal du 28e décembre dernier qu'elle s'appelle Jeanne Miche et estre agée de cinquante ans ?

- Respond que sy bien elle a prins le nom de Catherine à la première fois c'est parce que sa marraine de confirmation s'appelle Catherine et que sa mère s'appelloit Salvye de son surnom mais la vérité est telle qu'elle s'appelle Jeanne Miche parce que sa marraine de baptême s'appelloit Jeanne ... et son père s'appelloit Miche et sy bien dans sa première audition elle auroit dit qu'elle n'avoit que trente deux ans, elle ne scavoit pas alors son baptistaire mais du depuis elle l'a appris par des gens de son pays quy est Revel.

- Est-il vray qu'elle est séparée de son mary, depuis quand et pourquoy ?

- Respond estre séparée de son mary depuis douze ans verballement et sans aucun escrit parce que son mary la tira hors de sa maison à la citté où ils estoint, ayant demeuré depuis chez Benezet de Limousis pendant deux ans, et ensuite à Conques chez la demoiselle Dalpaix un an, chez le sieur Simonier audit lieu comme aussi deux ans chez Madame de Vives, comme aussy deux ans chez Boyer, brodeur, et du depuis elle a resté à la maison de Bourrel, charpentier, où elle a esté prise.

- Est-il vray que son mary est venu la voir en prison ?

- A respondu que son mary fut la voir le jour d'hier à ce que la concierge luy a raporté mais qu'on ne voulut pas le laisser entrer.

- Est-il vray que l'enfant qu'elle fit il y a deux ou trois ans étoit à un autre que son mary vu que ladit Hébraud a désavoué en estre l'auteur ?

- Respond que l'enfant n'estoit à autre que son mary et qu'il peut dire ce qu'il luy plait, n'ayant jamais connu d'autre homme que son mary.

( Elle affirme aussi ) qu'elle blanchissoit chez ledit Bourrel, desniant avoir fait rien de mal avec luy et que sy bien on l'appelle Catherine de Bourrel, c'est parce qu'elle le servoit et demeuroit dans sa maison, estant à ses gages de dix huit livres par an dont elle n'a jamais rien touché bien qu'il luy doive trois années.

- Pourquoy a t-elle fui à Conques au mois d'avril dernier puis chez Fabry auquel temps on enfermoit les femmes mal vivantes ?

- Sy bien elle fut à Conques ce fut pour glaner et auparavant elle fut chez Fabry où elle resta trois mois.

Elle a su que Bourrel estoit séparée de sa femme laquelle est à Perpignan depuis long temps, desniant que ledit Bourrel la nourrit et n'estre pas servante dudit Bourrel depuis sept mois.

Dit qu'il est faux et calomnieux qu'elle se promenoit dans une vigne avec un prestre".

Les juges ne sont pas convaincus par Catherine. Le 4 avril ils prononcent un e sentence particulièrement dure :

" Catherine Salvye atteinte et convaincue du cas et crime d'adultère ... pour réparation et punition duquel est condamnée à estre livrée à l'exécuteur de la haute justice pour estre razée et ce faict, luy sera fait faire les tours accoustumés dans la présente ville et la fustigera jusqu'à effusion de sang incluzivement et ensuite la bannira du ressort de la viguerie, luy faisant inhibition et deffense de jamais plus y revenir à peine de la vie".

Quant à Bourrel, le supposé amant adultère également, il est décrété de prise de corps pour être interrogé à son tour.

Mais Catherine a encore une dernière chance : elle fait appel auprès du parlement de Toulouse, ce qui suspend la sentence.

Avant d'être jugée par le parlement, elle est une dernière fois interrogée par le procureur à Carcassonne le 9 janvier.

" - Pourquoy hier et avant-hier n'a t-elle pas voulu répondre lors des confrontements ( aux témoins qui ont déposé contre elle ) ?

- Respond que Dieu et la Vierge l'ont conseillé de ne répondre point parce qu'elle est appellante au parlement.

Respond avoir fait quatre enfants et n'avoir jamais esté mariée qu'avec Pierre Hébraud lesquels quatre enfants sont morts.

Le dernier enfant estoit de son mary et non d'autres personnes, que son mary a fait ce qu'il luy a plu là dessus ( en affirmant qu'il était bâtard ).

Son mary ne la visita point dans ses accouches dernières mais qu'il luy manda le Père de Créjoules, jésuite, pour luy dire sy elle avoit besoin de quelque chose et pour luy dire d'accuser quelque autre que son mary.

- Pourquoy n'a t-elle pas quitté la maison de Bourrel ( à cause du scandale et de la rumeur publique qui l'accusait ) ?

Respond que le monde peut dire ce qu'il luy plait.

Respond que son mary n'assista pas à la sépulture de ce dernier enfant nommé Jean et qu'il estoit à la campagne.

- Est-ce à cause d'elle que Bourrel ne se remarie pas ?

- Respond qu'elle ne se mesle point des affaires de Bourrel".

La liasse judiciaire s'arrête ici.

Catherine avait-elle vraiment trompé son mari ? Vivait-elle en concubinage avec Bourrel ?

Quoi qu'il en soit, femme trompée et chassée hors du foyer, elle a dû survivre en se louant comme servante là où elle trouvait de la place pour un salaire de misère, elle avait perdu ses quatre enfants tous morts, faisait l'objet de rumeurs et ne pouvait finalement s'en remettre qu' à " Dieu et à la Vierge".

Elle sent l'injustice de sa condition : un homme peut dire ou faire ce qu'il veut. Elle, non.

La décision finale du parlement dort quelque part dans les archives toulousaines.

Quant à Catherine, que devint-elle ?

AD Aude, B1029, archives judiciaires.

Frédéric Février, " Génialogie",fb.

u/fredusb — 5 days ago

Débauches ecclésiastiques. Partie 1. Paris, 1759. "L'air de la ville rend libre".

Débauches ecclésiastiques.

Partie 1.

Paris, 1759.

"L'air de la ville rend libre". Il semble bien que certains hommes d’Église aient envisagé leur séjour parisien comme une possibilité de s'adonner au péché plus ou moins incognito. Mais la police veille aux bonnes mœurs ! Les maisons de prostitution sont surveillées et les descentes fréquentes et "fructueuses". Voici quelques ecclésiastiques pris ... la main dans le sac par la police que j'ai retrouvés grâce aux procès-verbaux établis par le conseiller du roi et l'inspecteur de police Louis Marais.

25 février 1759 :

" Nous ( nous ) sommes transportés rue de Seine chez la nommée Beaulieu, femme du monde demeurant au second étage d'une maison sur la rue vis-à-vis l'hôtel de la Rochefoucault ... où étant nous y avons trouvé dans une petite chambre ayant vue sur la rue, une fille de prostitution avec un particulier en habit ecclésiastique qui à notre arrivée s'est retiré dans une chambre à côté, laquelle particulière nous a dit se nommer Breville ditte Golton et ayant interpellé ledit particulier ... nous a dit se nommer Bonaventure Champy cy devant curé à St Laurent près la ville de Perpignan en Roussillon ... âgé de soixante huit ans, natif de Perpignan, demeurant à Paris rue Garancière près St Sulpice, et sur les demandes que nous luy avons faittes de ce qui s'étoit passé entre ( eux ) il n'a rien voulu nous répondre sinon qu'il étoit innocent et qu'il étoit venu pour tacher de retirer cette fille du désordre et n'a point voulu signer aucun certifficat ...

Nous avons interpellé ladite particulière trouvée avec luy ... et elle nous a dit qu'il l'avoit suivy chez elle dans l'appartement où nous sommes, qu'après avoir fermé la porte de la chambre, il luy avoit fait des attouchements dans le sein et sous ses juppes, qu'ensuite il l'avoit jetté sur le lit et avoit joui d'elle".

20 février 1759 :

" Chez la nommée Leblanc, femme du monde, à l'effet de constater la débauche du sieur Douville, prêtre ... nous avons trouvé ledit sieur Douville lequel nous a déclarer se nommer Jean Claude Douville âgé de trente cinq ans, natif de Paris, prêtre du diocèse de la ville, demeurant au collège de Grammont, être venu dans l'endroit où nous le trouvons de son propre mouvement et s'être amusé manuellement jusqu'à copulation parfaitte avec ladite Leblanc et la nommée Mimy, fille prostituée demeurante avec elle".

16 février 1759 :

" Nous ( nous ) sommes transportés rue Plâtrière en une maison ... dont la boutique par bas est occupée par une fruitière, où étant monté au premier étage ... tenu par la nommée Seignerolle femme du monde, s'y est trouvé un particulier en habit ecclésiastique avec une fille débauchée ... ( lequel ) nous a dit se nommer Jean Roch Gabriel Gérard, être âgé de 37 ans, natif de Narbonne, clerc tonsuré du même diocèse, prieur de St Martin de Puesch, diocèse de Béziers, à Paris logé rue de Baune, quartier St Germain des Prés ... il est venu en la chambre où nous sommes de son bon gré dans le dessein d'y passer un quart d'heure ... ladite fille luy a fait des attouchements jusqu'à effusion de semence ... elle nous a dit se nommer Geneviève Delorme âgée de dix-huit ans, native de Mesnil en France ... elle l'a manuélizé ".

17 février 1759 :

" Chez la nommée Rounet, femme du monde, où étant en une chambre au premier étage ... y avons trouvé Jean françois Jolly, âgé de vingt six ans et demie, natif de la ville d'Amiens, clerc tonsuré au diocèse de ladite ville, demeurant à Paris chez M. l'abbé de Baudry, rue des Saint Pères, venu de son propre mouvement et s'y être amusé manuellement jusqu'à pollution parfaite avec la nommée Charleville, fille de prostitution qui s'est déshabillée nue pour sa plus grande satisfaction ..."

Manuscrits de la bibliothèque de l'arsenal, archives de la Bastille, 1ère section, bureau de la lieutenance de police. Ms10264. Gallica.

u/fredusb — 5 days ago