

Gérard, retraité qui va vous prendre une heure de votre temps, et va râler quand il faudra payer
Kevin, votre collègue sans filtres qui sort des chiottes de la boite
Voilà une opinion qui est vraiment impopulaire. Mais je crois que la plupart des gens n'aiment pas le travail. Ce n'est pas seulement qu'ils n'aiment pas leur métier, mais ils n'aiment pas le travail en général. Et je fais partis de ceux-ci.
On vit dans un monde où quel que soit ton bord politique, le travail est vu comme une "valeur", à droite, la valeur travail, à gauche l'héritage du communisme qui met le travail au dessus de tout. Mais le travail n'est pas une valeur.
La sincérité, l'amitié, l'honnêteté sont des valeurs. Mais le travail n'en est pas une. C'est une énorme arnaque. Il est tellement impopulaire aujourd'hui de dire qu'on aime pas le travail, sous toute ses formes, que même des gens sur-exploités, dans des jobs de misères, tiennent eux aussi ce discours pro-travail.
Mais lorsqu'on gratte un peu, et pour avoir pas mal discuté avec des collègues dans mes différents jobs de merdes. Les gens ne rêvent que d'une chose : gagner au loto, être rentiers, bref ne pas travailler. Mais si tu leur rétorque aussitôt qu'ils n'aiment pas le travail, le syndrome de Stockholm reprend le dessus, et les voilà à le défendre autant qu'ils peuvent.
Il faut chercher un peu dans la littérature pour trouver des auteurs qui rejettent fermement le concept de travail comme une forme de servitude, de paul lafargue avec le droit à la paresse, ou guy Debord. Mais ils ont été tellement marginalisés que les invoquer aujourd'hui semble le pire des péché
Attention, je ne remet pas en cause la nécessité de travailler dans ce monde, et pour que l'économie tourne. Et je suis persuadé que certaines personnes prennent du plaisir dans leur travail. Mais je voudrais qu'on en finisse avec cette hypocrisie qui fait que les gens semblent crever de trouille à admettre qu'ils n'aiment pas travailler, et qu'ils préfereraient profiter de leur temps sur terre pour faire ce qui les rend heureux