Borderline et relations familiales/ex
Je pose ça là parce que la situation me rend fou et j'ai besoin de vider mon sac, mais aussi d'avoir des retours de personnes qui comprennent les tempêtes émotionnelles.
Pour le contexte : je suis séparé de mon ex depuis 6 ans, après une relation de 11 ans. Le problème, c'est qu'il est resté extrêmement proche de ma tante. Pour moi, cette tante, c'est ma deuxième maman, un pilier absolu. Lors du décès de ma grand-mère (la mère de ma tante) mon ex m'a même avoué qu'il se sentait plus proche de ma tante que de sa propre famille.
Cette situation tape donc directement et violemment dans mes plus grandes vulnérabilités. Ça génère en moi une peur de l'abandon et du rejet qui est tout simplement viscérale. Chez moi, cette peur ne reste pas une simple angoisse : elle mute instantanément en une colère noire, puis en une frustration quotidienne étouffante.
Évidemment après une thérapie de 5 ans chez un psychologue pour mon trouble de la personnalité limite, j'ai appris à faire face à la crise émotionnelle quand elle se produit. Du coup quand je me sens submerger par mes émotions liées à ma peur j'y fais face avec mes outils de tolérance à la détresse. Néanmoins j'ai encore des difficultés à traiter le fond du problème, cette peur viscérale de perdre l'amour de ma tante et cette jalousie de mon ex vis à vis de ma tante.
J'essaie de rationaliser, de me dire qu'après 17 ans il est logique qu'ils aient créé un lien. Mais mon hypersensibilité et le trouble rendent la logique impossible à accepter, d'autant plus qu'il y a un facteur aggravant : la distance.
Je ne vis pas proche de mon lieu de naissance dans lequel habite ma tante. À cause de mon quotidien et de mon boulot, je ne vois pas ma tante aussi souvent que je le voudrais. Savoir que mon ex est plus présent qu'elle, plus proche géographiquement et qu'il partage des moments avec elle alors que j'en suis privé, c'est un déclencheur permanent. Mon cerveau le vit comme une injustice et un remplacement affectif, un vrai traumatisme intellectuel et émotionnel.
J'ai réussi à verbaliser mes peurs à ma tante. Elle a tenté de me rassurer en me disant que je suis son neveu et que ça ne changera jamais. Mais avec le trouble de la personnalité limite, les paroles rassurantes s'évaporent vite face à la réalité des faits : il est là, je n'y suis pas. J'ai dit à mon ex que je supportais par cette situation ; il ne comprend pas pourquoi je réagis ainsi et il affirme que ce n'est pas de sa faute si je me suis éloigné de mes proches.
Savoir qu'il a cette place dans mon refuge familial me rend dingue.
Du coup j'ai posé sur papier la manière dont je pouvais réagir face à cette situation et mes émotions ; et j'en reviens souvent à l'injustice et la frustration. Par écrit me permet d'atténuer au quotidien cette désagréable sensation de "non normalité" mais pas de faire disparaitre mon ressenti et mon amertume.
Qu'en pensez vous ?
Merci pour vos réponses...