La France veut lutter contre l’ultra fast fashion… mais l’UE pourrait tout bloquer !
La France voulait devenir le premier pays européen à s’attaquer sérieusement à l’ultra fast fashion (comme Shein, Temu, etc.). Sa proposition de loi visait les plateformes qui inondent le marché de vêtements ultra-pas chers, produits en masse, à un rythme effréné et dans des conditions plus que douteuses.
Les mesures prévues sont:
· Restrictions sur la publicité pour ces marques – qui inondent les réseaux sociaux.
· Pénalités environnementales liées à l’impact des produits.
· Obligation de transparence renforcée pour les vendeurs (origine, conditions de production, durée de vie estimée, etc.).
Problème : l’UE a dit non, pour le moment… La Commission européenne a émis des réserves : selon elle, certaines parties de la loi française pourraient enfreindre le droit européen et les règles du marché unique. Car Shein et Temu sont malins : ils font transiter leurs colis pas des pays européens tiers pour éviter d’être taxés.
La France est le premier marché de Shein dans l’UE, et les autres pays européens ne se sentent pas encore vraiment concernés. En attendant, les acteurs de la mode française (marques locales, petits commerces, emplois dans la production) craignent que l’inaction ne les affaiblisse encore plus, pendant que les géants de l’ultra fast fashion continuent de grandir en Europe.
Et si la loi passe (en version compatible avec l’UE)… ça changera vraiment quelque chose?
Les opposants à la loi disent qu’elle pourrait augmenter le coût des vêtements en pleine crise du pouvoir d’achat. Les partisans répondent que le système actuel cache le vrai coût environnemental de cette surconsommation, tout en tuant l’industrie locale.
Alors, quelles solutions pourraient vraiment marcher ?