u/CartographerLow2277

Paresse intellectuelle face à l'habitude (homophobie)

J'ai récemment commenté deux tiktoks et n'ai malheureusement reçu aucune réponse. J'ose espérer recevoir un avis quelconque, à ce que j'ai rédigé, ici. Je remercie d'avance toute tentative de réponse !
Voici le contexte : Pour le point (1), il s'agissait d'une réponse à un individu qui affirmait pouvoir prouver (logiquement) que l'esclavage était mal.
Pour le point (2), je réagissais à une vidéo montrant les punitions que subissent les Sénégalais homosexuels s'ils sont démasqués.

  1. Je trouvais ton discours fort pertinent malgré quelques affirmations maladroites, notamment : (i)"\[...\] je sais maîtriser mes émotions parce que je suis un homme, et un homme il réfléchit, il débat \[..\]" ; j'ose imaginer que tu ne penses pas que (i) soit vraie. Définissons le mot "homme" comme "individu porteur des chromosomes XY". Supposons que, à un moment donné, un homme x ne maîtrise plus ses émotions. Il ne s'ensuit pas que x n'est subitement plus possesseur des chromosomes XY. Cette dernière conclusion relève d'axiomes ajoutés qui seraient, sans aucun doute, fortement débattables. De plus, il est totalement possible qu'à un moment donné, un individu fuie la réflexion et le débat sans perdre la possession des chromosomes XY ; l'individu serait toujours un homme. Une fois de plus, nous manquons d'axiomes pour obtenir une conclusion différente.
    Mon commentaire actuel ne vise pas à décrire exactement ce qu'est un homme, mais il est pertinent de noter que certains hommes se pensent "bénis" par la simple possession de chromosomes XY.
    Cela est évidemment une idée reçue qu'il faut, très certainement, cesser de prendre au sérieux. Le problème de cette vision erronée de certains hommes de l'homme, c'est que lorsqu'ils verraient un homme ne se comportant pas (ou ne ressemblant pas) comme leur vision erronée qu'ils attribuent à l'homme le dicte, ils diront que ce dernier n'est pas un homme. Cela est absurde. La hiérarchie entre les deux sexes est tout aussi absurde ; de même pour certaines visions de ce qu'est "une femme". Cependant, je vois là une interaction intéressante. En effet, je pense qu'en soi, rien n'est mal ; les concepts de "bien" et de "mal" découlent de la morale, que je pense être inventée par les humains, pour les humains. Autrement dit, la morale est purement une construction humaine. Cette construction n'est pas arbitraire, elle a un but précis : rendre possible la cohabitation de plusieurs êtres humains à un moment donné. Comme je l'ai dit précédemment, je ne pense pas qu'une chose soit mauvaise en soi ; elle est dite mauvaise car nous l'avons posée comme telle. Nous pourrions nous pencher sur la question suivante : Est-il nécessaire, pour la vie en société, de poser l'esclavage comme mal ? De là, nous pourrions potentiellement conclure que poser "l'esclavage" comme "mal" est nécessaire pour la cohabitation humaine, en contournant notre incapacité à prouver que l'esclavage est mal, en soi. Merci pour cette réflexion !

  2. Je trouve cela étonnant de voir un tel mouvement homophobe au Sénégal. Ne me méprenez pas, je ne trouve pas cela seulement triste, mais illogique. Ce qui semble s'y passer est dénué de raison. S'il m'arrivait de croiser un homme homosexuel dans la rue, en quoi le fait qu'il soit attiré par les hommes impacterait-il l'individu que je suis ?
    Je suis moi-même un homme, si je ne me considère pas comme homosexuel et qu'un homme homosexuel tentait de me séduire, je l'avertirais simplement que je ne suis pas intéressé. Les choses me semblent pouvoir être bien plus simples que ce que j'ai, par malheur, l'habitude de voir. De plus, il est nécessaire de clarifier la définition d'homosexuel. S'il vous arrivait de définir homosexuel comme ceci : individu étant capable d'être attiré uniquement par le sexe opposé ;
    vous auriez profondément tort d'affirmer être hétérosexuel car vous ne pourriez prouver l'inexistence d'un individu du même sexe pouvant vous attirer. Cette remarque vise à exprimer à quel point il serait insensé de faire souffrir, sans aucune raison rationnelle, un groupe d'individus dans lequel vous pourriez potentiellement appartenir dans le futur.
    Un individu pourrait tenter de parler de culture pour défendre l'homophobie ; mais, hélas, la culture ne suffit pas à justifier moralement une pratique. En effet, aujourd'hui, une société acceptant le meurtre ne pourrait justifier cette acceptation simplement par culture.
    L'esclavage ne peut aujourd'hui être justifié, simplement par culture. Être homosexuel n'est pas mal en soi ; être homosexuel a été posé comme étant mal, notamment par certains livres sacrés. Ma question est la suivante : Comment définir le "mal" et est-ce nécessaire de poser l'homosexualité, pour une quelconque raison, comme étant "mal" ? Ce qui est donc fort désolant en ce qui concerne cette affaire au Sénégal est leur potentielle paresse intellectuelle ; ils ne remettent, en ce jour, toujours pas l'homophobie en question. Une explication simple pourrait justifier ce à quoi nous faisons face : certaines idéologies sont jugées intouchables et intemporelles, elles sont devenues des habitudes durement ancrées. Remettre en question l'homophobie reviendrait à remettre en question ces idéologies. Je pense que d'autres points sur l'homophobie pourraient être discutés, mais ce qui a été actuellement dit est assez pour un commentaire. Je ne peux qu'espérer profondément que la raison prenne le dessus sur l'habitude. Certains individus pensent que ce qu'ils décrivent comme "bizarre" et "pas normal" sera aussi décrit par autrui comme tel, et dans le cas où autrui ne le ferait pas, une hiérarchie entre visions du monde est mise au point. La hiérarchie n'est pas absolue mais purement subjective. On pourrait même penser qu'il est absurde de débattre sur une hiérarchie donnée ; ce qui te plaît ne me plairait nécessairement pas, et il n'y a aucun problème à cela, en soi. En vérité, personne/rien n'est bizarre en soi, les gens pratiquent simplement des choses dont vous n'avez juste pas l'habitude. Une erreur fondamentale serait la suivante : étant donné que je n'ai pas l'habitude d'interagir avec un individu qui fait ce que tu fais, tu dois faire ce dont j'ai l'habitude. Autrement dit, imposer ce qui me plaît à autrui. Existerait-il même un bien universel ? Oui, certes, cela vous fait du bien, mais comment pourriez-vous savoir que cela ferait aussi du bien à autrui ? Pourquoi un individu, habitant en France, devrait-il pratiquer la culture française ? Pourquoi un individu, habitant au Sénégal, devrait-il pratiquer la culture sénégalaise ? Nous pouvons voir les choses ainsi : la culture d'un pays n'est qu'un répertoire d'habitudes communes. Il est insensé de justifier la morale simplement par un répertoire d'habitudes et il est déplorable d'être esclave d'habitudes. Il pourrait être compréhensible que changer d'habitudes soit agaçant, ou plutôt énergivore pour un individu. Cependant, ne serait-ce pas nécessaire pour la cohabitation d'humains en société ? Une société devrait, selon moi, faire ceci : mettre au point une morale rationnelle et posséder une culture qu'elle n'imposerait ni peu ni prou à ses citoyens. J'espère profondément que les individus homosexuels cesseront, dans les plus brefs délais, de souffrir pour une orientation sexuelle, ne regardant qu'eux.

reddit.com
u/CartographerLow2277 — 7 days ago

L'homophobie : une paresse intellectuelle face à l'habitude ?

J'ai récemment commenté deux tiktoks et n'ai malheureusement reçu aucune réponse. J'ose espérer recevoir un avis quelconque, à ce que j'ai rédigé, ici. Je remercie d'avance toute tentative de réponse !
Voici le contexte : Pour le point (1), il s'agissait d'une réponse à un individu qui affirmait pouvoir prouver (logiquement) que l'esclavage était mal.
Pour le point (2), je réagissais à une vidéo montrant les punitions que subissent les Sénégalais homosexuels s'ils sont démasqués.

  1. Je trouvais ton discours fort pertinent malgré quelques affirmations maladroites, notamment : (i)"[...] je sais maîtriser mes émotions parce que je suis un homme, et un homme il réfléchit, il débat [..]" ; j'ose imaginer que tu ne penses pas que (i) soit vraie. Définissons le mot "homme" comme "individu porteur des chromosomes XY". Supposons que, à un moment donné, un homme x ne maîtrise plus ses émotions. Il ne s'ensuit pas que x n'est subitement plus possesseur des chromosomes XY. Cette dernière conclusion relève d'axiomes ajoutés qui seraient, sans aucun doute, fortement débattables. De plus, il est totalement possible qu'à un moment donné, un individu fuie la réflexion et le débat sans perdre la possession des chromosomes XY ; l'individu serait toujours un homme. Une fois de plus, nous manquons d'axiomes pour obtenir une conclusion différente. Mon commentaire actuel ne vise pas à décrire exactement ce qu'est un homme, mais il est pertinent de noter que certains hommes se pensent "bénis" par la simple possession de chromosomes XY. Cela est évidemment une idée reçue qu'il faut, très certainement, cesser de prendre au sérieux. Le problème de cette vision erronée de certains hommes de l'homme, c'est que lorsqu'ils verraient un homme ne se comportant pas (ou ne ressemblant pas) comme leur vision erronée qu'ils attribuent à l'homme le dicte, ils diront que ce dernier n'est pas un homme. Cela est absurde. La hiérarchie entre les deux sexes est tout aussi absurde ; de même pour certaines visions de ce qu'est "une femme". Cependant, je vois là une interaction intéressante. En effet, je pense qu'en soi, rien n'est mal ; les concepts de "bien" et de "mal" découlent de la morale, que je pense être inventée par les humains, pour les humains. Autrement dit, la morale est purement une construction humaine. Cette construction n'est pas arbitraire, elle a un but précis : rendre possible la cohabitation de plusieurs êtres humains à un moment donné. Comme je l'ai dit précédemment, je ne pense pas qu'une chose soit mauvaise en soi ; elle est dite mauvaise car nous l'avons posée comme telle. Nous pourrions nous pencher sur la question suivante : Est-il nécessaire, pour la vie en société, de poser l'esclavage comme mal ? De là, nous pourrions potentiellement conclure que poser "l'esclavage" comme "mal" est nécessaire pour la cohabitation humaine, en contournant notre incapacité à prouver que l'esclavage est mal, en soi. Merci pour cette réflexion !
  2. Je trouve cela étonnant de voir un tel mouvement homophobe au Sénégal. Ne me méprenez pas, je ne trouve pas cela seulement triste, mais illogique. Ce qui semble s'y passer est dénué de raison. S'il m'arrivait de croiser un homme homosexuel dans la rue, en quoi le fait qu'il soit attiré par les hommes impacterait-il l'individu que je suis ? Je suis moi-même un homme, si je ne me considère pas comme homosexuel et qu'un homme homosexuel tentait de me séduire, je l'avertirais simplement que je ne suis pas intéressé. Les choses me semblent pouvoir être bien plus simples que ce que j'ai, par malheur, l'habitude de voir. De plus, il est nécessaire de clarifier la définition d'homosexuel. S'il vous arrivait de définir homosexuel comme ceci : individu étant capable d'être attiré uniquement par le sexe opposé ; vous auriez profondément tort d'affirmer être hétérosexuel car vous ne pourriez prouver l'inexistence d'un individu du même sexe pouvant vous attirer. Cette remarque vise à exprimer à quel point il serait insensé de faire souffrir, sans aucune raison rationnelle, un groupe d'individus dans lequel vous pourriez potentiellement appartenir dans le futur. Un individu pourrait tenter de parler de culture pour défendre l'homophobie ; mais, hélas, la culture ne suffit pas à justifier moralement une pratique. En effet, aujourd'hui, une société acceptant le meurtre ne pourrait justifier cette acceptation simplement par culture. L'esclavage ne peut aujourd'hui être justifié, simplement par culture. Être homosexuel n'est pas mal en soi ; être homosexuel a été posé comme étant mal, notamment par certains livres sacrés. Ma question est la suivante : Comment définir le "mal" et est-ce nécessaire de poser l'homosexualité, pour une quelconque raison, comme étant "mal" ? Ce qui est donc fort désolant en ce qui concerne cette affaire au Sénégal est leur potentielle paresse intellectuelle ; ils ne remettent, en ce jour, toujours pas l'homophobie en question. Une explication simple pourrait justifier ce à quoi nous faisons face : certaines idéologies sont jugées intouchables et intemporelles, elles sont devenues des habitudes durement ancrées. Remettre en question l'homophobie reviendrait à remettre en question ces idéologies. Je pense que d'autres points sur l'homophobie pourraient être discutés, mais ce qui a été actuellement dit est assez pour un commentaire. Je ne peux qu'espérer profondément que la raison prenne le dessus sur l'habitude. Certains individus pensent que ce qu'ils décrivent comme "bizarre" et "pas normal" sera aussi décrit par autrui comme tel, et dans le cas où autrui ne le ferait pas, une hiérarchie entre visions du monde est mise au point. La hiérarchie n'est pas absolue mais purement subjective. On pourrait même penser qu'il est absurde de débattre sur une hiérarchie donnée ; ce qui te plaît ne me plairait nécessairement pas, et il n'y a aucun problème à cela, en soi. En vérité, personne/rien n'est bizarre en soi, les gens pratiquent simplement des choses dont vous n'avez juste pas l'habitude. Une erreur fondamentale serait la suivante : étant donné que je n'ai pas l'habitude d'interagir avec un individu qui fait ce que tu fais, tu dois faire ce dont j'ai l'habitude. Autrement dit, imposer ce qui me plaît à autrui. Existerait-il même un bien universel ? Oui, certes, cela vous fait du bien, mais comment pourriez-vous savoir que cela ferait aussi du bien à autrui ? Pourquoi un individu, habitant en France, devrait-il pratiquer la culture française ? Pourquoi un individu, habitant au Sénégal, devrait-il pratiquer la culture sénégalaise ? Nous pouvons voir les choses ainsi : la culture d'un pays n'est qu'un répertoire d'habitudes communes. Il est insensé de justifier la morale simplement par un répertoire d'habitudes et il est déplorable d'être esclave d'habitudes. Il pourrait être compréhensible que changer d'habitudes soit agaçant, ou plutôt énergivore pour un individu. Cependant, ne serait-ce pas nécessaire pour la cohabitation d'humains en société ? Une société devrait, selon moi, faire ceci : mettre au point une morale rationnelle et posséder une culture qu'elle n'imposerait ni peu ni prou à ses citoyens. J'espère profondément que les individus homosexuels cesseront, dans les plus brefs délais, de souffrir pour une orientation sexuelle, ne regardant qu'eux.
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u/CartographerLow2277 — 7 days ago