u/Curvy_Owl

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Cystite après les rapports, pesanteur pelvienne et essais bébé : qui a vécu ça ?

Cystite après les rapports sexuels, pesanteur pelvienne et essais bébé : qui a vécu ça ?

Bonjour à toutes et tous,

Je précise que je vis en France 🇫🇷

Je suis une femme de 34 ans  et je souffre de cystites récidivantes depuis plusieurs années (environ 3 par an depuis mes 26 ans). Dans mes antécédents mes ECBU reviennent toujours positifs et jusqu'à présent je n'ai jamais réussi à faire passer une infection sans antibiotique. J'ai toujours une ordonnance pour un ECBU et supplie chaque médecin généraliste de bien vouloir me faire des ordonnances renouvelables « de secours » histoire de ne jamais me retrouver à attendre 4/5 jours un rendez-vous pour décrocher le Fosfomycine. Ceci est une autre histoire mais je me retrouve systématiquement à jongler entre l'ordonnance en cours et celle que je garde sous le coude pour en avoir toujours une d'avance. Bref. Tout ceci commence réellement à me peser ainsi que vous l'aurez compris dans le titre, la vie sexuelle de mon couple et notre projet bébé en cours.

Le schéma est très simple je le connais par cœur : rapport sexuel = cystite post-coîtale. Alors, pas à chaque rapport car j'ai mis en place avec les années une routine que beaucoup doivent partager (évidemment pas de mélange avant / arrière pendant le rapport, toilette avant rapport, mains et sexes propres pour les deux, toilettes après rapport, douche à l'eau pour moi sur la vulve). Avec mon conjoint on est pas des acrobates non plus, si j'ai un ou deux rapports par semaine tout va généralement bien. En revanche et c'est là où je me sens vraiment fragile c'est quand on le fait d'un jour sur l'autre, ou plusieurs jours de suite. Je ne parle même pas de plusieurs fois par jour : j'ai abandonné l'idée (à contrecœur croyez moi l'envie ne manque pas, mais j'en peux plus d'avoir peur de souffrir et de souffrir réellement ensuite)

En dehors des rapports je fais vraiment attention à checker tout ce que les médecins ne cessent de répéter mais qui me semblent de plus en plus dérisoires (extrait):

« Mais madame, buvez 1,5L d'eau au moins !

•	C'est ce que je fais déjà voir plus. 	    
	

•	Mais madame vous faites du sport ? 		    
	

•	Oui, de la marche et du pilates. 	    
	

•	Mais madame, et votre alimentation ?    
	

•	Je mange équilibré, je cuisine moi-même.    
	

•	Mais madame, et le jus de cranberry ?    
	

•	La bouteille déjà au frigo : du 100% pur jus.    
	

•	Mais madame, vous vous retenez de faire pipi ? 	    
	

•	Non, je n'hésite pas à demander à la maîtresse quand j'ai envie vous savez. 	    
	

•	Mais madame voyons : portez des culottes en coton ! 	    
	

•	J'ai jamais mis autre chose de ma vie.    
	

•	Ah... Bon bah... faites attention.    
	

•	Merci pour tout Docteur. »

J'essaye d'en rire mais putain ça me pourri la vie sexuelle – et un peu la vie tout court quand ça arrive. Parce qu'évidemment outre les symptômes qui font pisser des lames de rasoirs H24, et les pyélonéphrite quand ça remonte au rein (2 en 2 ans quand même...), bah j'ai l'impression de ne jamais vraiment récupérer une vulve et un vagin tranquille, ni un plancher pelvien DETENDU. Je suis crispée à l'intérieur sur toute la zone + le stress évidemment ne m'aide jamais à relativiser. J'ai très souvent des sensations de lourdeur / pesanteur dans le bas du ventre après un moment à deux un peu plus « intense » que d'habitude. On aime faire l'amour et ce truc se met vraiment entre nous je suis épuisée. Donc je passe des nuits sans sommeil à flipper parce que j'ai plus qu'une ordonnance, que j'ai pas l'antibio sous la main, que je dois aller bosser hein car c'est pas parcequ'on est tordues en deux de douleur qu’on va s’arrêter.

J'en viens à vos témoignages car je sens que je n'arrive pas à briser le cercle vicieux rapport + cystite. D'autant plus que nous essayons de concevoir en ce moment donc évidemment : j'ai besoin d'une vulve en bonne santé et une vessie qui me fout la paix avec cette migration de E.Coli à la noix.

La façon de gérer « au coup par coup », je sais pas j'arrive plus à me dire que ça va être ça ma vie sexuelle jusqu'à.... la fin ?! Je comprends pas qu'il n'y ai RIEN d'autre à chercher que d'entendre en sous-titre : « c'est vraiment pas de bol hein ».

J'aimerai beaucoup comprendre si d'autres personnes / couples sont passés par là aussi. Avez vous trouvé quelque chose qui a changé la situation ? Prévention ? Traitement ? Changements d'habitudes ? Autre ? Quid de mon compagnon ?

Merci beaucoup de m'avoir lue, et à celles et ceux qui prendront du temps pour ouvrir la discussion.

reddit.com
u/Curvy_Owl — 7 days ago

Cystite après les rapports sexuels, pesanteur pelvienne et essais bébé : qui a vécu ça ?

Bonjour à toutes et tous,

Je suis une femme de 34 ans  et je souffre de cystites récidivantes depuis plusieurs années (environ 3 par an depuis mes 26 ans). Dans mes antécédents mes ECBU reviennent toujours positifs et jusqu'à présent je n'ai jamais réussi à faire passer une infection sans antibiotique. J'ai toujours une ordonnance pour un ECBU et supplie chaque médecin généraliste de bien vouloir me faire des ordonnances renouvelables « de secours » histoire de ne jamais me retrouver à attendre 4/5 jours un rendez-vous pour décrocher le Fosfomycine. Ceci est une autre histoire mais je me retrouve systématiquement à jongler entre l'ordonnance en cours et celle que je garde sous le coude pour en avoir toujours une d'avance. Bref. Tout ceci commence réellement à me peser ainsi que vous l'aurez compris dans le titre, la vie sexuelle de mon couple et notre projet bébé en cours.

Le schéma est très simple je le connais par cœur : rapport sexuel = cystite post-coîtale. Alors, pas à chaque rapport car j'ai mis en place avec les années une routine que beaucoup doivent partager (évidemment pas de mélange avant / arrière pendant le rapport, toilette avant rapport, mains et sexes propres pour les deux, toilettes après rapport, douche à l'eau pour moi sur la vulve). Avec mon conjoint on est pas des acrobates non plus, si j'ai un ou deux rapports par semaine tout va généralement bien. En revanche et c'est là où je me sens vraiment fragile c'est quand on le fait d'un jour sur l'autre, ou plusieurs jours de suite. Je ne parle même pas de plusieurs fois par jour : j'ai abandonné l'idée (à contrecœur croyez moi l'envie ne manque pas, mais j'en peux plus d'avoir peur de souffrir et de souffrir réellement ensuite)

En dehors des rapports je fais vraiment attention à checker tout ce que les médecins ne cessent de répéter mais qui me semblent de plus en plus dérisoires (extrait):

« Mais madame, buvez 1,5L d'eau au moins !

•	C'est ce que je fais déjà voir plus. 	  
	

•	Mais madame vous faites du sport ? 		  
	

•	Oui, de la marche et du pilates. 	  
	

•	Mais madame, et votre alimentation ?  
	

•	Je mange équilibré, je cuisine moi-même.  
	

•	Mais madame, et le jus de cranberry ?  
	

•	La bouteille déjà au frigo : du 100% pur jus.  
	

•	Mais madame, vous vous retenez de faire pipi ? 	  
	

•	Non, je n'hésite pas à demander à la maîtresse quand j'ai envie vous savez. 	  
	

•	Mais madame voyons : portez des culottes en coton ! 	  
	

•	J'ai jamais mis autre chose de ma vie.  
	

•	Ah... Bon bah... faites attention.  
	

•	Merci pour tout Docteur. »

J'essaye d'en rire mais putain ça me pourri la vie sexuelle – et un peu la vie tout court quand ça arrive. Parce qu'évidemment outre les symptômes qui font pisser des lames de rasoirs H24, et les pyélonéphrite quand ça remonte au rein (2 en 2 ans quand même...), bah j'ai l'impression de ne jamais vraiment récupérer une vulve et un vagin tranquille, ni un plancher pelvien DETENDU. Je suis crispée à l'intérieur sur toute la zone + le stress évidemment ne m'aide jamais à relativiser. J'ai très souvent des sensations de lourdeur / pesanteur dans le bas du ventre après un moment à deux un peu plus « intense » que d'habitude. On aime faire l'amour et ce truc se met vraiment entre nous je suis épuisée. Donc je passe des nuits sans sommeil à flipper parce que j'ai plus qu'une ordonnance, que j'ai pas l'antibio sous la main, que je dois aller bosser hein car c'est pas parcequ'on est tordues en deux de douleur qu’on va s’arrêter.

J'en viens à vos témoignages car je sens que je n'arrive pas à briser le cercle vicieux rapport + cystite. D'autant plus que nous essayons de concevoir en ce moment donc évidemment : j'ai besoin d'une vulve en bonne santé et une vessie qui me fout la paix avec cette migration de E.Coli à la noix.

La façon de gérer « au coup par coup », je sais pas j'arrive plus à me dire que ça va être ça ma vie sexuelle jusqu'à.... la fin ?! Je comprends pas qu'il n'y ai RIEN d'autre à chercher que d'entendre en sous-titre : « c'est vraiment pas de bol hein ».

J'aimerai beaucoup comprendre si d'autres personnes / couples sont passés par là aussi. Avez vous trouvé quelque chose qui a changé la situation ? Prévention ? Traitement ? Changements d'habitudes ? Autre ? Quid de mon compagnon ?

Merci beaucoup de m'avoir lue, et à celles et ceux qui prendront du temps pour ouvrir la discussion.

reddit.com
u/Curvy_Owl — 7 days ago