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Accès à l’emploi | Des millions pour aider les jeunes diplômés
lapresse.caEst-ce encore possible de se bâtir à Montréal?
Ce matin on parlait de l'immobilier, avec un exemple de maison vendue à 69,500$ en 1998 s'est vendue 425 000$ en 2026..
Considérant que c'est un bungalow assez standard et petit, un observateur naïf se dira qu'il serait simple d'en construire quelques un et de les revendre pour presque un demi-million.
Mais pourquoi alors personne ne le fait? Le témoignage de l'aventure d'un père et son fils qui essayent de raser une demeure condamnée pour infestation de champignons et faute structurelles irréparables et y construire une maison... et attendent les permis depuis 3 ans déjà...
Crise du logement... auto-imposé? À qui cette prohibition contre la construction profite-elle?
À titre comparatif, dans les années 70', mon oncle avait acheté un terrain, passé au notaire et à la ville pour avoir les permis de construction en une journée. La banque lui était revenue au bout d'une semaine avec un prêt...
Le retour du tech bro?
Observation du marché ces dernières années: on reviens pas mal à ce qui se passait vers avant 2011 en tech. En tout cas dans la vallée.
Depuis que Elon Musk a racheté Twitter pis coupé massivement dans les équipes pendant que la plateforme continuait quand même d’opérer, beaucoup de dirigeants tech ont commencé à revoir leur façon de bâtir des équipes.
Pis avec l’arrivée des outils AI, le réflexe devient de plus en plus visible.
Avant, avec un budget d’environ 1 million, une compagnie tech au Québec montait une équipe assez large :
- 1 architecte
- 1 senior
- plusieurs juniors
- des programmeurs sortis du cégep
- du QA
- des scrums masters
- des PM
- plusieurs couches de coordination
Aujourd’hui, certaines entreprises regardent le même budget autrement :
- 2 ou 3 ingénieurs extrêmement forts (Poly/McGill)
- Claude, Copilot et une bonne infrastructure cloud
- 150k+/année sur AWS
- beaucoup moins de rôles de coordination
- des équipes plus petites mais très techniques
Pour un total de ~8-900k.
Le raisonnement est simple :
>“Pourquoi je paierais 12 personnes quand 2 machines de guerre de Poly/McGill/ avec Claude, Copilot pis 150k d’AWS peuvent sortir autant sinon plus de stock?”
Ça crée un marché vraiment différent de celui d’il y a 5-6 ans.
Le programmeur junior qui pouvait auparavant apprendre tranquillement dans une grosse équipe trouve moins facilement sa place. Le gars de cégep qui faisait du CRUD tranquille en 2021 il est rendu sur LinkedIn à écrire “Open to Work” pour la 14e fois.
Les rôles “tech-adjacent” comme scrum master, PM non-technique, coordinateur agile avec cheveux bleus, beaucoup de compagnies commencent à regarder ça comme du luxe de taux d’intérêt à 0%. Terminé aussi les objectifs de diversité (sauf dans la fonction publique, eux sont encore à 100% là dessus).
On dirait que l’industrie revient vers une culture plus axée sur l’exécution technique pure : moins de coordination, moins de processus, plus d’autonomie et de vitesse.
En ce moment, les profils qui semblent tirer leur épingle du jeu sont surtout les gens très techniques, très autonomes, souvent issus des programmes de génie les plus reconnus ou avec un portfolio exceptionnel.
EDIT : J'ai dit Poly/McGill parce que depuis 3 ans pas mal tous nos stagiaires et juniors proviennent de ces deux écoles là. Avant c'était beaucoup plus diversifié pour les écoles (ETS, UQAM, Concordia, Laval...) et les profils (bac en info, math-stats, génie...).
On a coupé nos activités de recruttement et ce sont les deux seul campus qu'on visite encore. Je n'essaye pas de dire qu'une école est mieux qu'une autre.