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Je n'ai plus que des idées noires.

Légende pour lire plus vite :

🔴 Petit contexte

🟢 Première dépression

🔵 Rebondir

🟡 Dépression actuelle et ressentis (tu peux sauter directement ici)

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Je suis un homme de 22 ans, bientôt 23.

Je préfère prévenir, cela risque d'être un peu long, mais la détresse psychologique que je ressens aujourd'hui me force à croire qu'un résidu d'espoir se trouve peut-être dans la parole d'autrui, alors merci énormément si tu as pris de ton si précieux temps pour me lire <3

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Bon.

Mis à part une enfance avec certains épisodes difficiles menant à des incontrôlables excès de colère, souvent lié à un "besoin de justice personnelle", qui sera ensuite canalisé par le charabia d'un psy qui me posera un pseudo diagnostic "HPI" (diagnostic qui n'existe pas, qui n'a aucune valeur et qui n'a fait que couvrir un véritable diagnostic), je n'ai jamais eu de difficultés d'ordre psychologique ou quelconque traumatisme pouvant cerner une potentielle causalité pour ce que je vais tenter d'expliquer.

Bref rentrons dans le vif du sujet.

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Au début du printemps 2024, tout allait bien dans ma vie. Je bouclais la dernière année de mes études et je gagnais plutôt bien ma vie en alternance pour un étudiant.

Je vivais dans ma ville de cœur avec l'extrême majorité de mes amis les plus proches, le tout dans un appartement incroyable avec mon ex-copine.

En parallèle j'étais DJ pour un rappeur et j'ai pu accomplir des rêves de gosse en montant sur les plus grosses scènes de ma ville.

Amis, musique, amour, épanouissement, financier. Un tel équilibre qui semblerait inébranlable.

Pourtant, c'est dans cette dynamique qu'est apparu ce que j'auto-diagnostique comme le premier épisode dépressif de ma vie. Je ne saurais dire pourquoi, mais je me suis trouvé dans un état où la vie a cessé d'avoir du goût :

- Serait-ce un burnout lié à la quantité de travail que je m'imposait en parallèle des études, du travail et du DJing à travers bon nombre de projet créatifs annexes ? Jusqu'à l'insatisfaction que j'éprouvais à ne pas pouvoir répondre à mes ambitions ?

- Ou bien serait-ce l'état du monde, et de la direction que prenait la politique française qui irritait mon sens de la justice et dégradait mon moral ?

J'avais du mal à mettre les mots. En fait je n'y suis même jamais arrivé. De plus, je faisais du mutisme, incapable de répondre à quelconque sollicitation sociale, notamment celles de mon ex-copine. J'ai passé deux semaines entières sans pouvoir véritablement parler. Ce qui rend la tentative d'échange pour parvenir à avancer dans la situation compliquée.

Alors que je stagnais dans une spirale ou les jours ne semblent plus faire l'effort de se différencier, on a rompu de manière très violente avec mon ex-copine (dans le sens où ce n'était pas mon souhait, et que la forme de la rupture était très douloureuse) au début de l'été 2024.

À cet instant, alors que toutes mes échéances de responsabilité arrivaient à expiration (travail, musique etc), j'ai eu la sensation que tout s'effondrait. Que mon flamboyant château de sable venait de se faire balayer par une vague des plus violentes,

Cela m'a mené à un été passé à regarder la vie me filer entre les doigts, à ne pas savoir comment rebondir, comment retrouver goût à cette vie.

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Je n'avais plus aucune attache, de taff, d'études, de ville, d'appartement, de relation sur lesquels m'ancrer pour prendre un nouvel élan. Alors j'ai commencé à vadrouiller. D'abord en rendant visite aux copains qui n'ont eu de cesse de s'éparpiller à travers le pays (voir plus loin) au fil du temps. Puis en m'engageant dans un volontariat européen (ESC) ou j'y vivrais et travaillerais pendant deux mois.

Ces petites escapades m'auront offert un panel de nouvelles relations importantes pour moi, amicales comme sentimentales, et auront fait éclore une nouvelle voie à explorer.

Alors après des mois à charbonner pour mettre un petit pécule de côté, j'ai pu partir vivre un an et deux mois à des milliers de kilomètres de chez moi. Et finalement, j'en ai eu plein d'autres des "chez moi".

C'était à la fois génial, parce que j'ai rencontré des gens formidables, appris à parler d'autres langues, tout en continuant de travailler tout au long de l'année. Mais il y a eu aussi des moments difficiles, notamment certains ou je vivais à la rue pendant des semaines, mais j'en garde majoritairement l'image d'une expérience phénoménale qui m'aura grandi comme jamais.

Alors ça y est ? On a gagné ?

Cela fait longtemps que j'ai réussi à panser la douleur de la rupture amoureuse, je suis épanoui socialement, le voyage force la découverte ce qui me stimule ... Bref, je me sens revitalisé prêt à revenir au pays tel un nouvel homme.

J'ai précisé bon nombre de mes valeurs, j'ai plein de projets sur lesquels j'ai hâte de travailler (audiovisuels, associatifs, événementiels ...), et j'ai hâte s'enclencher de nouvelles dynamique à mon retour

Bref bref bref bref bref. (Je vous jure je pourrais détailler tellement plein de choses mais je trouve ça déjà trop long).

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Me voilà donc début de l'été 2026, je reviens en France. Je retrouve tout mes proches, pendant un mois c'est l'euphorie. Pour certains d'entre eux, cela faisait plusieurs années que l'on ne s'était pas vus. Pourtant, un arrière goût persiste dans le palais alors que j'embrasse le précieux de ces retrouvailles.

Un arrière goût fade, comme si tout cela n'était en fait... pas si bien. Comme si rien de tout ça n'était réel.

Nous voilà un mois après mon retour, alors que j'ai fini de rendre visite à tout mes amis, je plonge très très rapidement dans une dépression violente.

Et on va faire un saut dans le temps à partir de maintenant car entre début juillet, et aujourd'hui (cad fin août), les jours sont passés sans jamais se faire ressentir comme tels. Et le ressenti est toujours le même :

Je n'ai plus envie de vivre. Je n'ai que des idées noires dans la tête.

Chaque matin, lorsque je me lève, il y a un poids sur mes paupières, un cube de magma dans le cerveau, et une sensation permanente d'être sale.

De manière occasionnelle, lorsque la tristesse s'empare de moi, j'en ressens une douleur physique dans la poitrine, dans la tête, dans mon corps.

Je n'ai aucune énergie, je n'ai envie de rien, pas même de passer des moments avec ma famille, mes meilleurs amis.

Cela va faire maintenant deux ans que je n'ai eu aucune relation sentimentale. Au début c'était volontaire j'admets car je n'étais pas disposé à avoir quelconque relation étant demi-sexuel. Mais aujourd'hui ça commence à peser sur cette sensation de solitude...

Par ailleurs je plonge de nouveau dans des addictions tels que le p*rno ou les jeux vidéos qui m'isolent socialement (je n'ai cependant pas brise ma sobriété alcoolique, de jeux d'argent ou mon veganisme).

Je fait de nouveau du mutisme, j'ai des centaines de messages que j'ai laissé sans réponses, je n'arrive pas a décrocher à aucun appel, et je préfère m'enfermer dans des jeux vidéos pour éviter tout contact social avec ma famille chez qui je suis retourné vivre.

Oui car je suis au chômage, je ne travaille pas, et j'ai un retard colossal sur tout mes projets, professionnels comme personnels.

J'ai des dettes envers beaucoup de proches.

Mes valeurs flanchent,

Le monde me dégoûte à en devenir misanthrope. L'humain est immonde, hypocrite, et faire partie de la race humaine me dégoûte.

- On massacre des animaux, on les exploite, on les torture, les réduisant à l'esclavage*.* On réduit des formes de vie complexes et sensibles à une simple fonction utilitaire.

- On s'écrase les uns les autres, anéantissant des peuples entiers pour des "différences" qui semblent pouvoir justifier les pires cruautés possibles. Des peuples et des cultures entières disparaissent, pour que d'autres peuples "+ méritants" prennent leur place.

- L'argent régit tout. Et surtout l'argent détruit tout. Notre société actuelle est immonde, et bon nombre d'entre nous n'ont pour existence qu'une souffrance sans fin qui profitera éternellement à ceux qui tiennent le monde dans leur paumes.

Un meilleur monde me semble aujourd'hui impossible de par la présence de notre espèce.

Bref, je n'ai que du noir.

Je n'ai aucune perspective pour la planète.

Aucune perspective pour mon avenir.

Je pense sincèrement que ma présence est un fléau, de part mon appartenance à la race humaine.

Et par-dessus tout, malgré la richesse et la diversité de mon entourage, j'ai l'impression que personne ne serait à même de partager quelques unes de ces pensées avec moi, car cela demanderait de briser un confort et une dissonance cognitive avant de mener un affront de l'hypocrisie de sa propre existence.

Tout ça pour dire que je me sens seul, que je ne sais pas vers qui me tourner. J'ai pas encore trouvé de psy, ça prends des plombes. Je connais le 3114. Mais je me sens terriblement seul face à tout ça.

Tout ce texte est très décousu, je m'en excuse sincèrement, j'ai écris ça à bientôt 2h du matin.

Si vous m'avez lu, merci beaucoup. Je crois que j'ai fait ça pour mettre pour la première fois depuis 2 ans et demi des mots sur tout cela.

Et si dans cet énorme pavé comme rarement j'en écris, vous vous reconnaissez quelque part, j'apprécierais infiniment que vous partagiez vos expériences, ou vos conseils <3

À l'aide.

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u/LeVraiMelv1 — 2 days ago