Abbandonée par le système
Pour aller plus ou moins droit au but j’ai vécu des violences sexuelles répétées de 2016 à 2018 et de 2019 à 2023.
Donc dès mes 15 ans. Mes parents ont toujours été très irresponsables avec l’argent et donc ils étaient endettés et imprudents toute mon enfance. Leurs caprices passaient avant nous : week-end à l’hôtel entre amoureux, maquillage, produit de luxe pour ma mère et ma soeur et moi nous devions faire avec des sous vêtements troués, achetés au marché par ma grand mère, pas de produits d’hygiène, vêtements, cantine et bus jamais payés. Tout en souffrant des violences verbales et parfois physique de nos parents.
Je ne suis pas fière de moi ni de ma vie car cette situation m’a poussé très jeune à chercher de l’aide extérieur, et par finir par me retrouver dans des situations ou des hommes plus âgés que moi me violentaient en échange de fausses stabilitée. (Des cadeaux, de l’argent de poche…etc..)
Je suis restée bloquée dans beaucoup de relations ou le viol était commun, la violence verbale et l harcèlement morale, pas juste pour l’argent mais surtout parce que j’avais envie d’être aimée et d’exister.
Mais voilà, en 2023 j’ai eu ce craquage, comme si le bouton off dans ma tête ne marchait plus. Comme si toutes les violences vécus étaient enfin réelles. Je suis tombée en grosse dépression, cauchemars toutes les nuits..
Depuis, je suis déscolarisée, mes parents m’ont mis à la rue plusieurs fois, j’habite avec mon conjoint depuis 1 ans 1/2 mais je suis dépendante de lui. Financièrement, émotionnellement, tout…
Je n’arrive plus à sortir de chez moi, je dors à peine, je suis toujours à la limite ou en craquage.
Et mes parents ne me parlent plus.
Je voudrais reprendre une vie normale et vivre… il y a des semaines ou a part mon copain je ne vois personne. J’ai donc pris rdv avec mon médecin et une infirmière du CDAS pour réussir à entamer une démarche de rupture familiale pour avoir a une bourse plus complète pour enfin reprendre mes études mais aussi me soigner. Ne plus être dépendante d’un homme. Car actuellement si mon copain me quitte je suis à la rue.
Et… bah rien. Le médecin me dit de voir un psy et une assistante sociale, et l’infirmière du CDAS me redirige ailleurs, ne me donne pas de rdv avec une assistante et surtout me fait comprendre que : j’ai qu’a trouver un taff, compter sur mon copain et que j’ai de la chance car il est gentil et que je mange bien(je suis grosse donc la moquerie est bien glissée dans le dialogue). Ah et que je dois aller bien parce que j’ai un physique soignée.
J’ai ce sentiment que pour recevoir de l’aide j’aurais du me donner en spectacle. Plus pleurer, ne pas dire que j’ai quelqu’un qui m’aime. Et que pour eux, si j’ai un conjoint c’es que ça va, tous les viols, souffrance et la précarité bah ça fait pas peur.
Je suis à bout🥲