▲ 67 r/besoinderaler+1 crossposts

Comment peut on faire confiance à un état qui est incapable de protéger nos données pour légiférer sur le fait de confier nos données d'identité pour réguler l'âge d'accès aux réseaux sociaux ?

Tout est dans le titre !

reddit.com
u/SFJulie — 1 day ago

L'IA slop est une intoxication sociale amplifiée par IA

Comment aujourd'hui éviter les posts de succès générés par IA dont le sujet « j'ai réussi à devenir riche/célèbre/artiste grace à mes compétences en IA » ?

Vous ne pouvez pas : car c'est du contenu promotionnel généré par IA derrière lesquels se trouvent les boîtes d'IA dont par la force de l'apprentissage sont SEO compatibles.

Une boucle d'amplification générée par IA.

Cependant, une chose devrait attirer votre attention : où sont les récits d'échecs ? L'IA est plus proche d'une fonction de détection (prone aux faux/vrai positifs/négatif) que d'une fonction mathématique déterministe dont on sait par expérience que la mauvaise détection peut générer des impacts métiers/business négatifs.

Aussi, vu la poussée des wanna be codeurs et autres, le marché est en concurrence forcément plus féroce. Plus de concurrences implique que les prix sont tirés vers le bas et l'exigence de fiabilité de la détection fiable tirée vers le haut : ça resulte forcément en plus d'échecs. Encore une fois : où sont les récits d'échecs ? Évidemment les réseaux sociaux favorisent ceux qui réussissent renforçant l'impression que tout le monde réussit. Mais où sont les nombreux malheureux qui ont cramé 1600€ de tokens pour n'arriver à rien face à la concurrence notamment des gens qui utilisent l'IA ?

Et bien ils ferment leurs gueules car ce n'est pas socialement valorisant d'exposer ses gamelles.

Le vrai sujet de l'IA n'est pas l'IA mais la crise sociale et le chômage, et comme à chaque période de crise arrive la « technologie miracle » qui promet la richesse immédiate, le statut sociale, et le retour de l'être aimé.

Ce que l'IA vend c'est le rêve de pouvoir faire n'importe quel métier créatif et tirer la reconnaissance sociale qui va avec sans avoir besoin de se sortir les doigts du cul : s'extraire de sa condition sociale et devenir un « parvenu ».

La réalité sociale est que ce rêve est limité par la concurrence sur le marché même de ces fonctions sociales : genre t'as 6000 livres par mois qui sont publiés pour quelques millions de lecteurs aux budgets culture diminuant par pauvrisme.

Aller la fleur au fusil sur un marché déjà hyper concurrentiel lié à l'originalité et au sérieux avec un générateur de banalités probables sans les bases va générer un retour de flamme.

Je prends un exemple : je suis développeur pas un codeur.

Mon point fort n'est pas dans le code, il est dans le fait que je résous en déhors du code des bugs souvent entre humains de discrépances sur ce que le métier est, et qu'ensuite je le couche dans un automatisme déterministe qui garantit qu'une transaction enregistrée en base est une transaction payée. Mon métier est de dire des choses qui déplaisent.

Or une IA par apprentissage est faite pour enchaîner par la grâce des probabilités de transitions ce que les gens ont envie d'entendre : c'est du lêche bottisme automatisé.

Mais, à un moment même si la politique (et dire les choses qui plaisent) est une fonction importante de la survie en entreprise : il reste que la fonction de production qui l'emporte est la plus apte. Celle qui maîtrise ses coûts et ses prix.

En bref, l'IA slop c'est avant tout un phénomène social de croyance dans la possibilité de changer sa position sociale sans avoir besoin de travailler pour échapper aux boulots alimentaires souvent de merde (ouvriers, employés).

Ce n'est ni plus ni moins qu'une ruée vers l'or intellectuelle dont les seuls bénéficiaires sont les vendeurs de pelles que sont les fournisseurs d'IA qui entretiennent ce mythe en générant des fausses histoires de succès généré par IA qui inondent internet.

reddit.com
u/SFJulie — 10 days ago

Tout les travails sucent des ours

J'ai été developpeur, administrateur système, déménageur et maintenant je suis ouvrier et j'ai envie de râler sur la « valeur » travail.

Quand j'étais dev/sysadmin, le boulot était satisfaisant intellectuellement, je résolvais des problèmes et c'était cool. Puis, le marché s'est tendu.

J'ai eu dans ma vie expérimenté déménageur :

  • coté cool, il y a un début une fin, on résout des problèmes et une fois le job quitté il colle pas aux neurones : on peut se distraire
  • coté pas cool : travail en contrat journaliser à 7h30 (taux horaire SMIC) et plus souvent que jamais on dépasse les heures sans être payé (si t'es pas content, je t'embauche pas demain, trololol)

développeur/sysadmin (SYNTEC) :

  • coté cool : le métier est stimulant intellectuellement
  • coté pas cool : le forfait cadre qui fait les horaires sont explosés et qu'au taux horaire, tu touches moins qu'un ouvrier spécialisé avec pleins de qualif, les chefs qui connaissent pas ton métier et te font faire de la merde et les putains de réunions

Ouvrier manutentionaire

  • coté cool : t'es payé pour tes heures, et sitôt le job fini, t'en as plus rien à foutre
  • coté pas cool : comme dit un collègue « ça fait 13 ans que je me fais chier », et c'est un euphémisme de dire que le job est chiant.

J'ajouterai en coté plus plus que t'as pas tous les noobs gavés à l'IA qui débarquent pour dire qu'ils peuvent te remplacer (et spoileur ; vu que c'est des branleurs ils le pourraient pas).

J'en suis arrivé à la conclusion que tout les jobs sont nuls.

En fait, on devrait tous travailler genre 30h par semaine et toucher un salaire plein ce qui nous permettrait de nous investir dans la communauté, nous éduquer, faire des trucs artistiques, intellectuels ou s'occuper simplement de nos familles et voir grandir nos enfants.

reddit.com
u/SFJulie — 22 days ago
▲ 2 r/Poesie

En salle d'attente, dans une université, devant une salle de réunion, où rien n'indique que je suis au bon endroit, avec la caféine qui brûle comme du gasoline sur un réservoir vide. Je commence à sentir le stress de me poser la question s'ils m'ont oublié pour mon entretien.

Les universités ont l'art de transformer leur parcours de recrutement en examen oral, dont trouver la salle est le premier des pièges.

Quelqu'un est sorti ç'a l'air d'être le bon endroit.

J'eus aimé un bonjour en passant pour déstresser, mais qui suis-je pour rêver d'être visible ?

La peur est la petite mort de l'esprit, apprend à la laisser te traverser.

Tant que tu tanks encore, tu peux enquiller. La quille cette robustesse qui permet de garder la flottaison.

...

Ouf, c'est passé, et je peux respirer.

On verra comment ça s'est goupillé :)

reddit.com
u/SFJulie — 4 months ago