Les traumatismes d'enfant remontent durant une insomnie, besoin d'en parler.
Alors qu'on en pleine nuit et que je fais comme souvent une insomnie, je suis sur le plan émotionnelle dans le gouffre le plus sombre et le plus profond que je n'ai jamais connu, fatigué par des années de lutte.
Je suis dans mon lit à hurler de douleur moral et des souvenirs me reviennent : ceux de mon père qui me tabasse durant toute mon enfance, ceux de moi en train hurler de peur sous ses coups, de moi dans lits transit de douleurs après ce que j'appelais ironiquement quand j'étais petit "le grand massacre".
J'ai passé ma vie à traverser des périodes de dépression, des insomnies, des problèmes liés au stress tel que des maladies de peaux ou des ballonnements chroniques. Je passe ma vie dans mon lit (j'y mange, j'y télétravail, j'y étudie) sans être capable dans sortir sans doute à cause de cela. Je n'ai jamais pu construire une relation amoureuse sérieuse, et maintenant que j'ai 37 ans, l'idée d'avoir une femme et des enfants s'effacent de plus en plus, accentuant le néant atour de moi.
J'ai beau, toute ma vie, eu lutter pour m'en sortir en gagnant en confiance en moi (en sortant de ma timidité pour devenir très confiant), en reprenant et terminant des études universitaires (tout en bossant à côté) ou encore en étudiant la spiritualité en profondeur... tout cela n'a finalement mené qu'au gouffre où je suis actuellement. Rien ne sera jamais suffisant.
Je réalise que toute ma vie tout n'a tenu que à cela : avoir été maltraité durant mon enfance. Tout le reste de ma vie n'étant que l'onde de choc des coups que je recevais.
Je ne m'en tirais jamais, maintenant je le comprends... pourtant je reste attaché à ma vie et je ne suis même pas en colère contre mon père que je vois souvent et avec qui j'ai une bonne relation.
Lui a déjà obtenu la repentance et le pardon, pendant que moi, je m'éteindrais avec mes hurlements d'enfants résonnant encore dans ma tête.
J'avais besoin d'écrire ça. Merci de m'avoir lu.
PS : Je n'ai aucune envie suicidaire, bizarrement ça n'a jamais été dans mon caractère.