Se dirige-t-on vers un "burnout" du running ?
Le titre est un peu fort, mais je le ressent un peu comme ça.
Le running et les sports d'endurance n'ont jamais été aussi populaires. On banalise les longues distances, l’ultra est le nouveau marathon. Bref, vous voyez de quoi je parle.
Ça fait quelques temps que j’observe un petit phénomène dans mon entourage. J’entends de plus en plus de personnes évoquer une forme de lassitude liée à leur pratique.
Quelques exemples :
Refuser un repas entre amis (avec déception) car le plan dit qu’il faut aller courir 4h.
Evoquer une charge mentale pénible à mesure que la course approche.
Tensions familiales car tout le temps libre y passe.
Quelqu’un m’a même confié ressentir un certain soulagement en se blessant et en étant forfait deux semaines avant une course.
Dans un groupe Whatsapp dans lequel je suis, quelqu'un a annoncé s’arrêter car il en avait marre de ne plus voir sa famille et ses enfants.
Ça reste à l'échelle de mon entourage (amis, groupe de running…) mais ça revient suffisamment souvent pour que je me demande si ce n'est pas plus large.
Est-ce qu’on assiste à un début de saturation générale des sports d’endurance ?
Est-ce que je me fais des idées où est ce que vous observez aussi ce phénomène autour de vous ? Peut-être que vous vous reconnaissez dans ce que je partage ?