u/shirhairo

Microblading avis

Hello j'ai envie de passer au microblading mais je sais pas si ça vaut le coup, avantages, inconvénients... aidez moi 🙏🏼

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u/shirhairo — 3 days ago
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J'ai peur de me faire du mal

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J'ai toujours été dans un état d'esprit dépressif depuis que j'ai genre... 14 ans. Je me scarifiais, je montais sur les échafaudages de ma ville en espérant avoir le courage de sauter un jour, je prenais toutes les drogues possibles et imaginables, j'écrivais des carnets entiers sur mon mal être pour essayer d'aller mieux, j'ai vu je ne sais combien de psy, pris des médicaments, rien n'a jamais vraiment changé maintenant. J'ai 24 ans, et même si c'est moins intense puisque je suis sortie de l'adolescence, la douleur est toujours palpable, plus discrète parce qu'adulte, mais comme rangée dans un tiroir de ma tête, accessible, inévitable. Ça se présente par exemple lorsque je suis sur un trottoir et qu'une voiture passe, je ne peux pas m'empêcher de me dire "t'as juste à te jeter sous les roues". Ou même en marchant sur un pont. Je peux fixer l'eau pendant de longues minutes en m'imaginant les conséquences en long en large avant de me barrer. J'avais arrêté de me faire saigner. Depuis au moins 7 ans. Mais en ce moment, l'anxiété devient maladive, lourde, bloquée dans ma poitrine, et quand je fais une crise j'ai l'impression que le seul moyen de l'arrêter c'est de me faire mal autre part que le cœur de la douleur. Parce que ça avait toujours "fonctionné" comme ça. Je hurlais de douleur, hier, complètement paniquée et dépassée par ma propre tête, et je me suis choquée toute seule. En fait, entre deux sanglots, je me parlais à voix haute en disant "fais pas ça, fais pas ça, pitié fais pas ça" et je ne visualisait que mes mains aller chercher un taille crayon, enlever la lame et recommencer. Je sais que je suis plus solide qu'avant, parce que j'ai résisté. Mais à vrai dire je ne sais pas si j'ai résisté parce que j'avais peur que mon copain vois ces cicatrices, donc par honte, ou si je voulais vraiment mon bien.
Bref, j'ai peur de moi et j'avais juste besoin de l'exprimer. Je n'ai pas envie de me faire interner, ni de prendre des médicaments, j'ai envie de me prouver que je peux y arriver sans tout ça, que mon corps et mon âme ont les ressources nécessaires à la guérison. Mais je ne sais pas si c'est possible

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u/shirhairo — 7 days ago

Depuis que j'ai arrêté de fumer, il y'a 8 mois maintenant, je n'sais plus trop où me placer. En fait, elle était devenu ma personnalité, la chose qui me réveillait le matin, celle qui m'accompagnait la journée et qui m'attendait le soir, toujours prête à m'aider à dormir. Maintenant mes nuits sont longues tant je les vois passer, le plafond n'est peut être plus aussi blanc qu'avant à force d'y poser le noir de mon regard, les plats que j'aimais n'ont plus la même saveur, plus la même odeur, et viennent seulement combler un vide qui n'a pas envie d'être rempli. Avant, j'avais l'impression d'exister alors que je n'étais que l'ombre de moi même, le résidus sur un couteau qui a tranché la matière, et maintenant, je respire un air qui n'avait jamais été le mien. Avant, elle étirait mes heures, me faisant croire que j'avais le temps, elle adoucissait les angles aussi coupants étaient-ils et posait un voile tiède sur tout ce qui aurait pu me faire trop mal, ou trop peur. Elle me donnait l'impression d'être aussi légère qu'un déchet qu'on aurait jeté à la mer et laissé flotter jusqu'au prochain continent. Maintenant tout pèse. Tout sonne plus fort. Les pensées tombent d'un coup, lourdes, fracassantes, sans coussin de velours pour amortir la chute. Les jours se font courts et les nuits sont froides sans cette couverture invisible que je tirais sur mes yeux pour ne plus voir ce qui n'allait pas.
Je me suis longtemps crue solitaire, presque fière de ne pas appartenir aux foules, de n’aimer que les quelques êtres capables de supporter mes silences. Aujourd'hui, je me rends compte que ce n’était qu'un faux semblant. Je ne détestais pas les rues bondées, ni les rires trop forts, ni les soirées trop pleines : je détestais de ne pas être capable d’y exister sans elle. Tout me revient en pleine figure, comme si la vie elle même avait décidé de retirer ses gants. Les sensations n’ont plus la politesse d’être floues, les émotions n’ont plus la décence d’être à moitié endormies. En vérité, elle me mettait en pause. Je vivais au ralenti, dans un monde où les contours se dissolvaient pour éviter de me heurter. Elle éteignait la lumière pour que je n’aie pas à voir la poussière sur le sol. Et moi, naïve, je nageais dans le confort que cette obscurité m'offrait. Je me devais de sentir vraiment, de me tenir debout sans béquille, d’accueillir les coups, de voir ce que je préférais ignorer, les fissures, les cernes et la volonté derrière celles-ci. C'était dur. Mais dans cette violence là, j'ai découvert une vérité que je n'avais jamais touchée : j'étais vivante, entière. Et je m'étais dis que c'était peut être ça, ce qui me manquait : apprendre que le réel, même quand il fait mal, vaut mieux que n’importe quel refuge qui finit par nous dissoudre..

Je pensais que j'allais aller mieux.
Mais j'ai toujours cette anxiété constante, ces changements d'humeurs incessants, ces envies de m'éteindre parfois pour arrêter de penser, ce manque cruel de confiance en moi, ce mur qui s'érige dès que j'ose entrevoir l'avenir... et je me demande si ça n'a pas toujours été ma personnalité, finalement, où si les séquelles sont trop ancrées. J'ai commencé à 14 ans et j'en ai 24 maintenant. Est ce que quelqu'un partage ce sentiment ? D'avoir été annihilé par une personnalité créée de toute pièce que je ne pensais même pas être moi et qui au final l'est peut être malheureusement ?

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u/shirhairo — 15 days ago