r/LeMali
La colonne d'Africa Corps prise en embuscade et détruite avant Anéfis
Au Mali la Russie perd (encore) un Sukhoi Su-24 Fencer.
L’équipage a tenté de rentrer à sa base, sans succès. Ce samedi 4 juillet 2026 un avion d’attaque au sol et d’appui rapproché Sukhoi Su-24 Fencer appartenant à la fédération de Russie s’est écrasé sur le tarmac de Gao Korogoussou au Mali. L’avion venait de réaliser une mission contre des rebelles Touaregs et avait essuyé des tirs sol-air. Le pilote et son copilote sont décédés.
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https://www.avionslegendaires.net/2026/07/actu/au-mali-la-russie-perd-encore-un-sukhoi-su-24-fencer/
Anéfis prise : de nombreux prisonniers
Les principaux affrontements se sont déroulés dans la localité d'Anéfis dans le grand nord du Mali. Après deux heures de combats, les rebelles indépendantistes du FLA ont pris position dans cette localité stratégique, fait de nombreux prisonniers dans les rangs de l’armée malienne. Les mercenaires russes, soutien des troupes régulières, se sont alors regroupés dans le camp militaire de la ville où ils étaient toujours ce samedi nuit.
À Gao, principale ville du nord du Mali, et dans trois localités du centre du pays, les groupes rebelles coalisés ont harcelé les troupes régulières. L’armée malienne de son côté affirme avoir repoussé et infligé des pertes à l’ennemi. Plus au sud, à quelques dizaines de kilomètres de la capitale malienne, les djihadistes affiliés à Al-Qaïda ont mené une attaque spectaculaire contre une prison civile, avant de repartir.
Ces actions armées coordonnées ont épargné les villes de Bamako et surtout de Kati, fief de la junte. Pour des observateurs, c’est une preuve que les attaques pourraient se poursuivre.
J'ai enquêté sur les mercenaires russes de Wagner au Mali
Pas un journaliste mais une enquête qui vient de sortir avec des images de la bataille de Tinzawatène
How Jihadists Changed Tactics to Conquer West Africa
J'espère qu'il est possible de poster des sources anglaises sur ce sub
https://saladinaldronni.substack.com/p/sahel-war-al-qaeda-and-the-islamic
>Now, funding is withdrawn in health, security, teaching departments, maternal safety, agriculture, with numbers visible below - From almost a billion of $ received by Mali since 2022 to 2024, almost nothing is left in 2025. Add to it, the withdrawal of European funding, French funding, the withdrawal of major international humanitarian agencies - and we got a full scale disaster. The disaster now being exploited by JNIM - the representative of al-Qaeda for West Africa.
Voici le résumé en français rédigé par une IA
Ce texte de Paweł Wójcik analyse la trajectoire et les mutations stratégiques d'al-Qaïda (à travers le JNIM) et de l'État islamique au Sahel, qui menacent l'existence même des États de la région. L'analyse s'articule autour de plusieurs dynamiques historiques et structurelles :
1. Les origines de l'enracinement djihadiste (2003-2013)
- L'hybridation locale : Le conflit prend racine dans la migration de djihadistes arabo-berbères, vétérans de la guerre civile algérienne et du Front Polisario, vers le nord du Mali entre 2003 et 2010. Ces éléments se sont intégrés par le biais de mariages avec les populations locales.
- Le tournant de 2012-2013 : La rébellion touarègue au Mali a été instrumentalisée et supplantée par al-Qaïda, provoquant l'intervention militaire française. Parallèlement, le chaos en Libye et l'émergence de l'État islamique (dès 2013-2014) ont accéléré la régionalisation de la menace. La création du JNIM (Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans) s'inscrit en partie comme une réponse d'al-Qaïda pour contrer l'expansion de l'État islamique.
2. Le choix de la patience et la réorientation stratégique
- L'apprentissage des erreurs passées : Chassé des villes par l'intervention française, l'encadrement d'al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a conclu que sa première tentative d'administration territoriale avait été trop brutale, trop rapide et trop centrée sur les enlèvements d'Occidentaux.
- Le recentrage économique et social : Pour pérenniser l'insurrection, les groupes ont délaissé la taxation des populations pauvres du nord du Mali au profit d'une expansion vers le sud (Burkina Faso et Niger). Ce déplacement visait à contrôler des réseaux de contrebande vitaux, des sites d'orpaillage artisanal et à instrumentaliser les conflits intercommunautaires, notamment les tensions entre éleveurs (souvent peuls) et agriculteurs.
3. La poussée vers le golfe de Guinée
- L'exploitation des sanctuaires naturels : La stratégie djihadiste s'est orientée vers les frontières poreuses du Burkina Faso avec le Ghana, le Togo et le Bénin, en s'installant dans les vastes parcs nationaux de la région. Ces zones de transition, complexes à surveiller pour des armées locales sous-équipées, servent de bases arrières idéales.
- L'objectif terminal : L'ambition à long terme demeure la connexion avec les bassins de population et les structures industrielles des pays côtiers de l'Afrique de l'Ouest, avec le Nigeria en ligne de mire.
4. L'impasse militaire et l'avènement des juntes
- L'échec du tout-sécuritaire : Malgré l'élimination de plusieurs cadres de haut rang par les forces françaises et américaines, l'approche strictement antiterroriste s'est avérée insuffisante. L'auteur compare la situation à une "talibanisation" progressive du théâtre sahélien, où les forces internationales ont été lentement mais méthodiquement acculées.
- Conséquences politiques : Cette incapacité manifeste à endiguer l'insurrection et l'accumulation des erreurs stratégiques ont favorisé l'instabilité politique majeure visible aujourd'hui, matérialisée par la succession de coups d'État militaires (Mali, Burkina Faso, Niger) qui bouleversent l'ordre post-colonial.
Des attaques djihadistes sont en cours 0 Gao, Anéfis, Aguelhok et Sévaré
Des attaques menées par des djihadistes et leurs alliés indépendantistes touareg sont en cours dans les villes de Gao, Anéfis, Aguelhok et Sévaré, dans le nord et le centre du pays, et contre la prison de Kéniéroba, située à 70 kilomètres de Bamako, selon l’armée, des habitants joints par l’Agence France-Presse (AFP) et des sources sécuritaires.
Les combats sont en cours depuis environ 5 heures du matin (7 heures à Paris) et surviennent plus de deux mois après des attaques d’ampleur menées par le Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM, affilié à Al-Qaida) et les indépendantistes du FLA (Front de libération de l’Azawad), les 25 et 26 avril. Celles-ci avaient considérablement affaibli la junte au pouvoir à Bamako et tué le ministre de la défense.
A Anéfis, les indépendantistes du FLA ont pris « plusieurs postes » et « le combat est toujours en cours à l’intérieur de la ville », selon un porte-parole des rebelles, Mohamed Elmaouloud Ramadane. « Les groupes armés sont dans la ville, mais l’armée y résiste toujours. Le camp n’est pas encore tombé », a, par ailleurs, affirmé un habitant joint par l’AFP.
Une prison où sont détenus des djihadistes
Anéfis et Aguelhok sont les derniers lieux où l’armée malienne est présente dans la région de Kidal, depuis les attaques du 25 et 26 avril. Véritable camouflet pour les militaires au pouvoir, Kidal, ville stratégique du nord du Mali, est passée sous le contrôle des Touareg du FLA lors de ces offensives.
A Gao, dans le nord du pays, plusieurs tirs et des « fortes détonations » ont été signalés à l’AFP par des habitants à proximité d’un camp de l’armée. Dans le centre du pays, à Sévaré, « des explosions ont retenti (…) vers 5 heures du matin, sans que leur origine soit encore connue. Peu après, plusieurs appareils aériens ont été repérés survolant le secteur », a affirmé une source sécuritaire à l’AFP.
A quelques dizaines de kilomètres de la capitale, Bamako, l’important centre pénitentiaire de Kéniéroba, où sont notamment détenus des djihadistes, est également attaqué. « Nous sommes sous nos lits, les tirs continuent », a rapporté à l’AFP un prisonnier joint par téléphone.
Situation au Mali?
Les djihadiste et indépendantistes ont lancé une attaque coordonnée ce matin. Mais pas de nouvelles depuis. Quelqu un aurait des info?
Mali: Tombouctou privée d’électricité et d’eau depuis quatre jours, de carburant depuis un mois
Au Mali, les habitants de Tombouctou sont dans l’épreuve. La ville aux 333 saints n’est plus desservie ni en électricité ni en eau depuis mardi 23 juin 2026. En cause : le manque de carburant. Les stations-service sont à sec depuis environ un mois et le marché noir lui-même est de moins en moins bien fourni.
le Mali et le Burkina Faso rompent à leur tour avec la Cour pénale internationale
les russes ne seront jamais poursuivis..
ni les crimes des terroristes, mais la priorité est de protéger les russes (et les dictateurs) ...
>Des trois pays, le Mali est celui où la question des conséquences de ces retraits sur les procédures en cours et sur d'éventuelles autres à venir se pose avec le plus d'acuité, plusieurs enquêtes sur les crimes commis en 2012 et 2013 dans le pays, lors de l’occupation du nord et de Tombouctou par des groupes jihadistes liés à al-Qaïda, n’étant pas close.
La CPI appelée à enquêter sur Wagner pour des atrocités présumées en Afrique de l’Ouest
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« Mali : un an d’Africa Corps » (2/2).
Africa Corps, les militaires russes qui ont remplacé Wagner au Mali, multiplient atrocités et mises en scène morbides
« Mali : un an d’Africa Corps » (2/2). Pourtant placés sous la tutelle directe du ministère de la défense russe, les militaires d’Africa Corps ont déjà à leur actif de nombreuses exécutions.
L’image est abominable. On y voit la tête décapitée d’un jeune homme, portant toujours ses lunettes de soleil, posée sur le sable. Autour, ses bras et ses jambes coupés ont été disposés de manière à former une croix gammée. Ousmane Ag Sidi avait la trentaine. Il était berger dans les environs de Zahro, un village au bord du fleuve Niger, entre Tombouctou et Gao, dans le nord du Mali.
Le 23 juin, selon le récit livré par plusieurs sources, il se trouvait à la sortie de la localité avec l’un de ses camarades, Abdoulwahab Ag Mahamad, lorsqu’il a croisé une patrouille de l’armée malienne et de ses supplétifs russes de l’Africa Corps. Les deux Touareg ont été arrêtés puis tués par balles. Puis Ousmane Ag Sidi a été démembré. Ce sont des habitants qui, une fois les soldats partis, ont découvert cette mise en scène nazie macabre.
S’ils n’étaient, jusque-là, jamais allés aussi loin dans l’horreur, les militaires russes d’Africa Corps ont multiplié les exactions contre les civils depuis qu’ils ont officiellement remplacé les mercenaires du groupe Wagner au Mali, en juin 2025.
Après avoir longuement renâclé à ce changement, la junte du général Assimi Goïta, au pouvoir à Bamako, avait fini par céder à la pression du Kremlin et accepter le déploiement de ce nouveau dispositif militaire mis sur pied par le ministère de la défense russe pour remplacer Wagner après la mort de son fondateur, Evgueni Prigojine, tué dans l’explosion de son avion en août 2023, deux mois après sa mutinerie contre le président Vladimir Poutine.
Durant leurs près de quatre ans de présence au Mali, entre décembre 2021 et juin 2025, les « musiciens », comme se surnommaient les combattants de Wagner, ont commis d’innombrables massacres de civils. Difficile à établir précisément, le nombre de leurs victimes se chiffre au minimum en centaines.
Certaines ont été brûlées vives, d’autres torturées avant d’être exécutées. Plusieurs femmes ont aussi été violées. Moura, dans le centre du pays, restera dans l’histoire comme un village martyr : entre le 27 et le 31 mars 2022, au moins 500 personnes, dont des enfants et des vieillards, y ont été méthodiquement tuées par les mercenaires russes et les forces armées maliennes (FAMa).
Les atrocités restent comparables
En un an de présence au Mali, les militaires d’Africa Corps, pourtant sous tutelle directe du ministère de la défense russe, ont déjà commis de nombreux crimes contre les populations locales. Davantage cantonnés dans leurs bases et moins autonomes que les mercenaires de Wagner, ils effectuent néanmoins, eux aussi, des patrouilles conjointes avec les FAMa sur le terrain, pendant lesquelles ils descendent dans des villages ou des campements nomades.
C’est essentiellement durant ces opérations hors de leurs emprises qu’ils s’attaquent aux civils, comme cela est arrivé à Ousmane Ag Sidi et à son camarade près de Zahro. Les Peuls et les Touareg, souvent amalgamés aux djihadistes et indépendantistes par les soldats russes, sont facilement considérés comme « terroristes » et donc ciblés.
« Il n’y a aucune différence entre Africa Corps et Wagner. Ils ont le même comportement, les mêmes méthodes et la même mentalité criminelle. Ils ont juste changé de casquette. Ce ne sont pas des militaires formés au droit de la guerre, juste des mercenaires que le ministère russe de la défense a régularisés », dénonce Mohamed Elmaouloud Ramadane, le porte-parole du Front de libération de l’Azawad (FLA), groupe indépendantiste à dominante touareg qui se bat contre l’armée malienne et ses supplétifs russes dans le nord du pays.
De fait, de nombreux « wagnériens » ont prolongé leur engagement en signant des contrats avec l’armée russe. La chaîne de commandement, elle, est assurée par des membres du GRU, le renseignement militaire russe.
La nature des atrocités reste comparable. « Nous avons recensé plusieurs décapitations, avec des têtes parfois laissées en évidence sur le tronc des victimes. Les Russes peuvent aussi piéger des cadavres qu’ils laissent derrière eux, afin de tuer ceux qui viennent les récupérer », explique Tilla Ag Zeini, le secrétaire général du Collectif pour la défense des droits du peuple de l’Azawad (CD-DPA), qui recense les crimes commis contre les civils dans le nord du Mali.
En toute impunité
Le 8 juillet 2025, près de Ber, un garçon d’une dizaine d’années a eu la main arrachée par un jouet piégé, « volontairement laissé » derrière eux par des membres d’Africa Corps, selon cette organisation proche des réseaux indépendantistes. Le 26 novembre de la même année, les restes d’au moins trois corps calcinés ont été retrouvés dans la zone du lac Faguibine, à l’ouest de Tombouctou, après le passage d’un convoi russe.
« Par le passé, l’armée malienne a perpétré plusieurs massacres de civils. Mais c’est la première fois que nous voyons des têtes coupées et des corps démembrés. Les Russes ont importé au Mali leurs méthodes barbares, sur ordre de la junte », dénonce un ancien élu de la région de Tombouctou, sous le couvert de l’anonymat. Selon le rapport annuel du CD-DPA, au moins 278 civils ont été tués par Africa Corps et les FAMa dans le nord du pays entre juin et décembre 2025.
Le centre du Mali, où sont également déployées les troupes d’Africa Corps, n’est pas épargné. Le 29 mars, à environ 2 kilomètres de Yangasso, petite ville du district de Bla, des habitants ont découvert les corps de sept hommes arrêtés la veille et l’avant-veille par l’armée et Africa Corps. « Deux d’entre eux avaient la gorge tranchée et les autres présentaient des blessures par balle », d’après l’ONG Human Rights Watch. Le 14 mai, au moins une quinzaine de personnes d’une même famille peule, dont des femmes et des enfants en bas âge, ont été exécutées sommairement près de Sarakala, dans la région de Ségou.
Les militaires d’Africa Corps ne se contentent pas de massacrer les personnes. Ils tuent aussi régulièrement du bétail, moyen de subsistance essentiel aux communautés semi-nomades. Mi-juin, dans les environs de la ville d’Aguelhok, environ 300 moutons ont été retrouvés criblés de balles après le passage d’une patrouille russo-malienne. « Cette stratégie de la terre brûlée n’a qu’un objectif : terroriser les populations et les pousser à l’exil dans les pays voisins. C’est du terrorisme d’Etat », estime Mohamed Elmaouloud Ramadane.
Sur le plan opérationnel, Africa Corps n’a pas obtenu de meilleurs résultats que Wagner. Lors de l’offensive conjointe des djihadistes et des indépendantistes, fin avril, les Russes ont même fait la démonstration de leur impuissance et ont été obligés d’abandonner plusieurs de leurs positions.
Malgré l’ampleur des crimes commis par les mercenaires puis militaires russes au Mali, difficile d’envisager que justice soit un jour rendue. Leurs auteurs agissent en toute impunité, dans l’anonymat et à l’abri des regards, avec l’assentiment de la junte du général Goïta. La Russie n’est pas membre de la Cour pénale internationale et le Mali a annoncé, en septembre 2025, son souhait d’en sortir – bien que ce retrait ne soit pas encore effectif.
« Africa Corps relève du ministère de la défense russe. La responsabilité de l’Etat russe est donc théoriquement engagée. Mais personne ne rendra aucun compte car la justice internationale est morte, se désole l’ancien élu de la région de Tombouctou. Dans le Mali d’aujourd’hui, seule la loi du plus fort prévaut. Avec pour unique conséquence d’accentuer le désir de vengeance et donc le niveau général de violence. »
Mali: l'armée et l'Africa Corps russe dessinent une croix gammée avec un cadavre démembré près de Tombouctou
Au Mali, l'armée malienne et les mercenaires de l'Africa Corps russe ont tué deux personnes mardi 23 juin près de Zarho, ainsi que deux autres près d'Abakoïra, à l'intersection des régions de Tombouctou et de Gao, dans le nord du pays. Après le passage du convoi militaire, les habitants ont découvert une macabre mise en scène : un cadavre démembré disposé en forme de croix gammée.
Une des plus grandes batailles au Sahel
Information à recouper mais visiblement chez les voisins nigériens, la situation militaire de la dictature se dégrade considérablement.
https://bsky.app/profile/saladinaldronni.bsky.social/post/3mp2h7heaws2p
Au Mali une attaque de cette ampleur sur les Russes avait impacté leur stratégie jusqu'à arriver au recul actuel centré sur la défense de la junte et de quelques sites miniers rentables