Le Sahel, autre front ukrainien contre la Russie
▲ 18 r/LeMali

Le Sahel, autre front ukrainien contre la Russie

Jusque "dans les sables brûlants des déserts" et "par tous les moyens": l'Ukraine a juré de traquer la Russie partout, y compris au Sahel où Kiev apporte un soutien de plus en plus documenté aux indépendantistes touareg qui se battent contre l'armée malienne et ses supplétifs russes.

Le Mali, le Niger et le Burkina Faso, tous dirigés par des juntes souverainistes qui ont tourné le dos à la France pour se rapprocher de la Russie, ont rompu leurs relations diplomatiques avec l'Ukraine.

https://information.tv5monde.com/afrique/le-sahel-autre-front-ukrainien-contre-la-russie-2840854

u/praisedone — 6 days ago
▲ 11 r/LeMali

Mali: embuscade meurtrière des jihadistes du Jnim à Niono contre l'Africa Corps russe

Au Mali, les jihadistes du groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim), liés à al-Qaïda, ont revendiqué une embuscade tendue lundi 28 septembre près de Niono, dans la région de Ségou, contre un convoi militaire transportant des combattants russes de l'Africa Corps. De nombreuses sources locales confirment au moins quatre Russes tués. L'armée n'a pas communiqué sur cette embuscade mais revendique d'autres opérations contre « les groupes armés terroristes ».

https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260929-mali-embuscade-meurtri%C3%A8re-des-jihadistes-du-jnim-%C3%A0-niono-contre-l-africa-corps-russe?utm_slink=go.rfi.fr%2FfmE&utm_term=RFI&utm_campaign=facebook&utm_source=nonli&utm_medium=social

u/praisedone — 15 days ago
▲ 7 r/LeMali

« Ils ont vu les enfants, ils ont quand même tiré » : au Mali, enquête sur la guerre des drones

Dommages collatéraux. Pendant plusieurs mois, Jeune Afrique et Bellingcat ont enquêté, avec la participation de l’ONG The Sentry, sur les frappes de drones menées par les Forces armées maliennes (Fama) et les Russes d’Africa Corps pour combattre les groupes rebelles et jihadistes. Leurs recherches, basées sur l’analyse d’images géolocalisées, de vues satellites, de débris de munitions et de témoignages, apportent la preuve de l’existence de victimes collatérales à ces attaques aériennes : les civils.

Des centaines de victimes. Sur les 12 frappes analysées en détail dans notre enquête, nous avons recensé un total de 146 morts civiles. Rapporté à une période de trois ans (septembre 2023 – août 2026), ce bilan s’établit à 731 victimes civiles pour 199 frappes menées par les Fama et leurs alliés. Celles-ci ont été identifiées comme visant à titre principal des civils par l’Armed Conflict Location & Event Data (Acled).

Désir de revanche. Bamako ne reconnaît jamais officiellement la mort de civils lors de ses bombardements. En privé, des officiers admettent pourtant des « bavures », en insistant sur la rigueur des processus d’identification des cibles, et sur leur complexité. Des explications qui ne satisfont pas les civils. L’un des témoins interrogés raconte avoir rejoint les rangs du Front de libération de l’Azawad pour « accomplir [sa] revanche contre ceux qui ont tué [ses] parents » dans une frappe en mars 2024.

reddit.com
u/praisedone — 22 days ago
▲ 9 r/LeMali+1 crossposts

« Un schéma récurrent » : les civils paient le prix de la campagne de frappes de drones au Mali.

La notion de « culpabilité par localisation »

Un thème central de l’enquête est celui de la « culpabilité par localisation » : l’idée qu’une personne puisse être considérée comme une cible militaire légitime simplement en raison de l’endroit où elle se trouve ou de l’activité qu’elle exerce — par exemple l’exploitation minière, la vente de carburant ou le transport de marchandises — dans une zone associée à des groupes armés.

Les experts du droit international humanitaire cités par Bellingcat rappellent que la présence dans une zone donnée ou l’exercice d’une activité civile ne suffit pas, en soi, à faire d’une personne une cible militaire légitime. Les principes de distinction, de proportionnalité et de précaution restent applicables.

Le rôle des drones

Le Mali a d’abord acquis des drones turcs Bayraktar TB2, puis des Bayraktar Akıncı, plus lourds et dotés d’une plus grande portée et d’une capacité d’emport supérieure. Bellingcat a également documenté l’utilisation, dans le nord du Mali, de drones d’attaque à usage unique de type Shahed-136, probablement associés à l’Africa Corps russe.

Selon les experts cités dans l’enquête, certains de ces drones disposent de capacités plus limitées pour vérifier les cibles pendant leur mission, ce qui pourrait accroître les risques pour les civils lorsque les frappes ont lieu dans des zones habitées.

Un manque de transparence

L’enquête souligne que les autorités maliennes n’ont pas rendu publiques les règles précises utilisées pour sélectionner et vérifier les cibles. Les enquêtes indépendantes sur les victimes civiles sont également compliquées par les restrictions imposées aux journalistes, l’accès limité aux populations concernées et l’éloignement géographique des sites frappés.

Bellingcat indique avoir contacté les forces armées maliennes pour leur demander notamment quelles précautions avaient été prises afin d’identifier les civils et si des enquêtes avaient été menées. Au moment de la publication, aucune réponse substantielle n’avait été reçue.

En résumé

L’enquête ne conclut pas que toutes les frappes de drones maliennes sont illégales ni que toutes les victimes signalées étaient nécessairement des civils. Elle met plutôt en évidence des éléments vérifiables concernant plusieurs frappes menées dans des environnements civils, des preuves crédibles de morts civiles dans certains cas et un manque de transparence sur la manière dont les cibles sont identifiées.

Les enquêteurs estiment que ces éléments soulèvent des questions importantes sur la capacité — et les pratiques — des forces menant ces opérations à distinguer efficacement les combattants des civils.

https://www.bellingcat.com/news/2026/09/16/drone-strike-civilians-killed-aes-sahel-mali-russia-africa-corps-guilt-by-location-jeune-afrique/

u/praisedone — 24 days ago
▲ 1 r/LeMali

Sahel Au Mali, la garnison de Dioura à nouveau submergée par les jihadistes du Jnim

Le camp militaire de cette petite ville du centre du pays a été attaqué pour la quatrième fois par les insurgés, jeudi 10 septembre, malgré des accords signés en 2025 avec les autorités des communes alentour.

https://www.liberation.fr/international/afrique/au-mali-la-garnison-de-dioura-a-nouveau-submergee-par-les-jihadistes-du-jnim-20260911_4TLLJTOH7NE7FNMT7ED5CVGJKU/

reddit.com
u/praisedone — 1 month ago
▲ 1 r/LeMali

Mali : Un rapport du Timbuktu Institute documente l'usage différencié de l'IA générative par les acteurs du conflit

Un nouveau front s'est ouvert dans le conflit malien, loin des combats terrestres : celui de l'intelligence artificielle générative. Selon un rapport publié en septembre 2026 par le Timbuktu Institute, sous la coordination du Dr Bakary Sambe, chacun des grands acteurs du conflit, le Jama'at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), le Front de libération de l'Azawad (FLA), l'Africa Corps russe et le régime militaire malien s'approprie désormais cette technologie, mais selon des logiques, des moyens et des degrés de sophistication très différents.

https://www.dakaractu.com/Mali-Un-rapport-du-Timbuktu-Institute-documente-l-usage-differencie-de-l-IA-generative-par-les-acteurs-du-conflit_a275951.html

u/praisedone — 1 month ago
▲ 2 r/LeMali

GTG-50027 : Perturbation d’une plateforme nationale d’interception et de surveillance de masse destinée aux services de renseignement de l’État malien

Anthropic affirme avoir identifié et neutralisé un acteur qui aurait utilisé Claude comme principal outil d’ingénierie pour développer « Lakana 360 », une plateforme de surveillance à grande échelle destinée aux services de renseignement de l’État malien, l’Agence Nationale de la Sécurité d’État (ANSE).

Selon Anthropic, cette plateforme permettrait de surveiller environ 25 millions de cartes SIM utilisées sur les trois opérateurs mobiles nationaux du Mali.

L’acteur, probablement un consultant indépendant basé à Bamako et travaillant avec l’ANSE, aurait également conçu le système de manière à contourner certaines restrictions légales maliennes, notamment l’obligation d’obtenir une autorisation judiciaire pour accéder à certaines données de surveillance.

Claude aurait notamment été utilisé pour générer automatiquement des dossiers de renseignement sur des numéros de téléphone ciblés, sans que les utilisateurs de l’ANSE aient à fournir la preuve qu’une procédure judiciaire valide avait été engagée.

Cette affaire est particulièrement préoccupante dans le contexte malien, où le Département d’État américain et Human Rights Watch ont documenté des cas de détention et d’enlèvement de personnalités de l’opposition, de journalistes et de membres de la société civile par les services de sécurité maliens.

En résumé : Anthropic affirme que l’IA a été utilisée comme outil d’ingénierie pour développer une plateforme de surveillance massive de la population, avec des mécanismes destinés à contourner certaines garanties légales.

https://www.anthropic.com/threat-intelligence-report-september-2026

u/praisedone — 1 month ago
▲ 4 r/LeMali

Drones Bayraktar Akıncı au Mali : Les dessous d’un contrat secret de Baykar avec Bamako

Un document verrouillé vient de fissurer la muraille de confidentialité dressée par le régime de transition malien. Le contrat passé entre les services de renseignement de Bamako et le constructeur turc Baykar pour l’acquisition de six drones Bayraktar Akıncı, les plus sophistiqués et les plus coûteux de la flotte malienne, a fuité, révélant l’ampleur d’un partenariat sécuritaire que les deux parties avaient tout intérêt à garder discret. Jeune Afrique en dévoile les zones d’ombre.

https://perspectivesafricaines.net/baykar-contrat-secret-mali-drones-akinci/

u/praisedone — 1 month ago
▲ 4 r/LeMali

Mali : le déficit d’engrais pèse sur la campagne agricole

Les difficultés d’approvisionnement en engrais commencent à peser sur la campagne agricole 2026-2027 au Mali, où une mission gouvernementale a constaté la reconversion de 12 123 hectares dans le bassin agricole du sud du pays.

Une tournée effectuée les 5 et 6 septembre par le ministre malien de l’Agriculture, Ibrahima Samaké, a permis d’évaluer l’état des cultures dans la région de Dioïla, située dans le sud du Mali et intégrée au principal bassin cotonnier du pays.

https://fr.apanews.net/security/mali-le-deficit-dengrais-pese-sur-la-campagne-agricole/

u/praisedone — 1 month ago
▲ 27 r/LeMali+1 crossposts

Liste de personnalités arrêtées où emprisonnées par la junte

LISTE DE PERSONNALITÉS ARRÊTÉES OU EMPRISONNÉES SOUS LA TRANSITION MALIENNE DIRIGÉE PAR LE GÉNÉRAL ASSIMI GOÏTA :

Les profils incluent des militaires de haut rang, des hommes politiques, des activistes et des membres de la société civile. 

*I- Militaires et hauts gradés (Accusations de tentatives de déstabilisation ou complot) :*

*La justice militaire a condamné ou arrêté de nombreux officiers pour des soupçons de complots :* 

  1. Colonel-Major Kassoum Goïta : Ancien directeur de la sécurité d'État sous la première transition (Bah N'Daw), arrêté en 2021 et condamné en juillet 2026 à 15 ans de réclusion pour tentative de complot. 

  2. Général Abass Dembélé : Ancien gouverneur de Mopti, arrêté à la mi-2025 pour une tentative présumée de déstabilisation.

  3. Général Nema Sagara : L'une des femmes militaires les plus gradées de l'Armée de l'air, également arrêtée lors de la vague de la mi-2025.

  4. Sandy, Ballo, et le féticheur Samaké : Co-accusés dans l'affaire Kassoum Goïta, également condamnés à 15 ans de prison. 

  5. Commissaire Diakité : Condamné à 7 ans de prison dans la même affaire.

 

*II. Activistes, influenceurs et figures de la société civile :*

*Arrêtés principalement pour des critiques directes contre la gestion de la transition ou les forces armées :*

  1. Mohamed Youssouf Bathily (Ras Bath) : Célèbre activiste et chroniqueur radio, écroué depuis mars 2023 et condamné pour ses déclarations publiques.

  2. Clément Dembélé : Militant de la lutte contre la corruption, incarcéré depuis fin 2023 pour des enregistrements audio critiquant la transition.

  3. Adama Ben Diarra (Ben le Cerveau) : Ancien soutien de la junte militaire, arrêté et incarcéré après avoir émis des critiques sur la durée de la transition.

  4. Rokia Doumbia (Rose Vie) : Blogueuse et activiste, arrêtée pour avoir dénoncé la vie chère et l'échec de la sécurisation du pays.

 

*III. Intellectuels et universitaires:*

  1. Dr Étienne Fakaba Sissoko : Économiste et professeur d'université, arrêté après la publication d'un ouvrage critiquant la communication et la propagande des autorités de transition.

  2. Pr Kalilou Doumbia : Enseignant en droit constitutionnel et ancien secrétaire général de la présidence sous Bah N'Daw, condamné à 7 ans de prison en juillet 2026 dans le dossier lié à Kassoum Goïta.

 

*IV. Évolution de certains dossiers notables :*

  1. Les 11 dirigeants de l'opposition : Arrêtés en juin 2024 pour avoir tenu une réunion politique clandestine (alors que les activités des partis étaient suspendues), ils ont été libérés en décembre 2024 après six mois de détention.

  2. Bah N'Daw et Moctar Ouane : Respectivement ex-président et ex-Premier ministre de la transition, ils avaient été arrêtés lors du "coup d'État dans le coup d'État" en mai 2021, puis placés en résidence surveillée avant que les restrictions à leur encontre ne soient levées.

  3. Les 49 soldats ivoiriens : Arrêtés en juillet 2022 et initialement condamnés, ils ont fait l'objet d'une grâce présidentielle totale par Assimi Goïta en janvier 2023, permettant leur retour immédiat en Côte d'Ivoire.

  4. Yann Vézilier: Interpellé le 13 août 2025 à Bamako par la Sécurité d'État (les services de renseignement maliens). Officier français sous statut diplomatique affecté à l'ambassade de France. Condamné en juin 2026 à 20 ans de réclusion criminelle pour atteinte à la sûreté de l'État et conspiration contre les institutions maliennes. Gracié le 13 août 2026 et expulsé du territoire national.

*V. Arrestations et Emprisonnements de journalistes :*

Sous la transition militaire au Mali (dirigée par le général Assimi Goïta), les conditions d'exercice du journalisme se sont profondément détériorées. Plusieurs journalistes et professionnels des médias ont fait l'objet d'arrestations, d'interpellations par le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité ou de détentions.

*Les principales figures des médias arrêtées ou emprisonnées sous cette transition comprennent :*

  1. Chahana Takiou : Directeur de publication du bihebdomadaire 22 Septembre. Arrêté en juin 2026 après avoir critiqué la transition lors d'un forum de presse à Bamako, il a été condamné en août 2026 à un an de prison, dont six mois ferme, pour « atteinte au crédit de l'État ».

  2. Abdramane Keïta : Directeur de publication du journal Le Témoin. Placé sous mandat de dépôt en juin 2026 par le pôle de lutte contre la cybercriminalité, il est poursuivi pour « diffusion de fausses informations » et « atteinte à l'unité nationale » à la suite de déclarations liées à la situation de Kidal.

  3. Youssouf Sissoko : Arrêté au début de l'année 2026 pour avoir rédigé un article jugé critique envers les déclarations du chef d'état.

  4. Le journaliste malien Seydou Oumar Traoré, directeur général de Radio Baoulé FM, a été arrêté le 25 mai 2025 sous le régime de la transition militaire au Mali.

 

*Les motifs de l'arrestation :* Son interpellation s'est déroulée à l'aéroport international Modibo Keïta de Bamako, alors qu'il revenait d'une mission officielle à Kidal. Il a été poursuivi par le Pôle de lutte contre la cybercriminalité pour « offense envers un chef d'État étranger ». L'affaire reposait sur la diffusion d'une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle il accusait le président de la transition guinéenne, le Général Mamady Doumbouya, de collaborer avec des puissances occidentales et de servir de base arrière à des groupes armés terroristes pour déstabiliser l'Alliance des États du Sahel (AES). *Condamnation et Libération:*             

*La sentence :* En juillet 2025, le tribunal l'a condamné à une peine de six mois de prison ferme assortie d'une amende d'un million de francs CFA.       

*La libération :* Après avoir purgé sa peine, Seydou Oumar Traoré a été libéré le 26 novembre 2025.

*Disparitions forcées et enlèvements :*

*En dehors des incarcérations officielles par voie judiciaire, le monde des médias au Mali fait face à des enlèvements non élucidés, particulièrement dans les zones de conflit :*

  1. Hamadoun Nialibouly : Animateur de radio, enlevé en 2020 par des groupes armés et toujours détenu.

  2. M'Bana Dicko : Journaliste de la radio locale de Douentza, également enlevé par des groupes armés et dont le sort reste incertain.

NB : Au-delà du Mali, cette tendance à l'emprisonnement et à la conscription forcée des professionnels des médias touche l'ensemble de l'espace du Sahel sous régime militaire, notamment au Burkina Faso avec les arrestations de journalistes comme Serge Oulon, Gezum Asanogo ou Bukari Woba).

*Interdictions de médias :* 

Au Sahel (Burkina Faso, Mali, Niger), les autorités de transition de ces pays ont prononcé de nombreuses interdictions à l'encontre de médias internationaux, en particulier français :

  1. Burkina Faso : Le Conseil supérieur de la communication (CSC) a prononcé l'interdiction définitive de diffusion de TV5 Monde en mai 2026, après plusieurs suspensions temporaires, reprochant à la chaîne des manquements et une apologie du terrorisme. D'autres médias comme RFI et France 24 ont également été écartés par le passé.

  2. Mali : La diffusion de plusieurs chaînes et radios (dont RFI et France 24 dès 2022, puis des suspensions visant LCI et TF1 fin 2025) a été suspendue ou interdite définitivement par les autorités pour des traitements de l'actualité sécuritaire jugés non conformes.

  3. Niger : L'Observatoire national de la communication (ONC) a ordonné la suspension de neuf à dix médias étrangers (dont France 24, RFI, l'AFP, TV5Monde, TF1 Info, Jeune Afrique et Mediapart) en mai 2026, invoquant la protection de l'ordre public et de la stabilité des institutions.

*VI. Liste des ministres arrêtés par la transition malienne :*  

Lors du coup d'État du 24 mai 2021 au Mali, les militaires ont principalement arrêté les deux principales figures de l'exécutif civil de la transition :

  1. Bah N'Daw : Président de la Transition.

  2. Moctar Ouane : Premier ministre de la Transition.

  3. Souleymane Doucouré : Ministre de la Défense et des Anciens combattants, qui venait d'être nommé dans le nouveau gouvernement quelques heures avant l'intervention des forces armées conduites par le colonel Assimi Goïta. Les dirigeants arrêtés ont été conduits au camp militaire de Kati avant d'être libérés quelques jours plus tard après avoir annoncé leur démission.

*Plusieurs autres anciens membres du gouvernement et de hauts dirigeants de la transition malienne ou de l'ancien régime ont été poursuivis, arrêtés ou placés en détention sous le pouvoir militaire :*

  1. L'ancien Premier ministre malien Moussa Mara a été arrêté le 1er août 2025 puis condamné à deux ans de prison, dont un an ferme, avant d'être libéré le 1er août 2026 après avoir purgé sa peine.

*Arrestation et motifs :*

*Arrestation :* 

Interpellé le 1er août 2025 et placé sous mandat de dépôt par le pôle national de lutte contre la cybercriminalité de Bamako.

*Origine :* Ses critiques de la junte militaire au pouvoir, un message publié sur les réseaux sociaux et son soutien affiché à des détenus politiques.

*Chef d'inculpation :*

Il a été poursuivi et reconnu coupable d'«atteinte au crédit de l'État» et d'«opposition à l'autorité légitime ».

*Procès et détention:*

Verdict : Condamnation en octobre 2025 à deux ans de prison (dont un an avec sursis) assortie d'une amende de 500 000 francs CFA.

*Incarcération :* Il a purgé sa peine d'un an ferme à la prison de Koulikoro.

*Réactions :* Des organisations comme Amnesty International ont dénoncé cette affaire comme une illustration de la répression des voix critiques sous la transition militaire.

*Libération :*

*Sortie de prison :* Moussa Mara a recouvré la liberté le 1er août 2026 au terme de sa détention.

*Appels :* À sa sortie, il a pris la parole pour lancer des messages axés sur la réconciliation nationale.

  1. Choguel Kokalla Maïga : L'ancien Premier ministre de la transition a été placé sous mandat de dépôt le 19 août 2025 pour des accusations d'atteinte aux biens publics et de faux en écriture.Anciens ministres de l'ère IBK incarcérés.

  2. Soumeylou Boubèye Maïga : Ancien Premier ministre et ancien ministre de la Défense, il a été arrêté en août 2021 dans une affaire de corruption présumée et est mort en détention en mars 2022 après une longue dégradation de sa santé.

  3. Salif Traoré : Général et ancien ministre de la Sécurité, il a été placé sous mandat de dépôt fin août 2023 pour des soupçons de complicité d'atteinte aux biens publics.

  4. L’ancienne ministre malienne de l'Économie et des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko (souvent orthographiée "Filky" ou "Fily"), a été condamnée à 10 ans de prison ferme et à une amende de 500 000 francs CFA.Ce verdict, initialement prononcé en juillet 2025 par la Cour d’assises spéciale sur les crimes économiques et financiers de Bamako, a été définitivement confirmé par la Cour suprême du Mali le 4 août 2026 suite au rejet de son pourvoi en cassation. Elle a été reconnue coupable de « faux en écriture, usage de faux et atteinte aux biens publics ».

*Le contexte de l'affaire:* 

Les poursuites, relancées avec force sous le régime de la transition militaire dirigé par le général d'armée Assimi Goïta, concernent la célèbre affaire dite de l’« Avion présidentiel » et des équipements militaires datant de 2014, sous la présidence d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). 

Le dossier porte sur des soupçons de vastes surfacturations et de malversations financières évaluées à plusieurs dizaines de milliards de FCFA. Le sort des autres hauts responsables et ministres impliqués.

*Le procès a également scellé le sort d'autres personnalités civiles et militaires majeures :* 

  1. Le Colonel-major Nouhoum Dabitao (ancien directeur du commissariat des armées) : condamné à 7 ans de prison ferme.

*Condamnations par contumace :*

Plusieurs autres ministres et hauts dignitaires de l'époque d'IBK, en fuite à l'étranger et absents au procès, ont été condamnés par contumace à la prison à perpétuité.

  1. Mahamadou Camara (ancien ministre de l’Information et ex-directeur de cabinet d'IBK) : Acquitté par la Cour.

  2. Le Général Moustapha Drabo : Acquitté également.

À la suite de la confirmation de sa peine par la justice malienne en août 2026, la défense de Mme Bouaré Fily Sissoko a annoncé son intention de saisir la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples pour contester la régularité et l'équité de la procédure.

*INFORMATIONS RASSEMBLÉES PAR SOULEYMANE CAMARA PRÉSIDENT DU RÉSEAU DES DÉFENSEURS DES DROITS HUMAINS DU MALI*

reddit.com
u/praisedone — 2 months ago
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Le Sénégal améliore le corridor Dakar - Bamako , mais l’insécurité affecte toujours le fret

(Agence Ecofin) - Le corridor Dakar - Bamako reste l’un des principaux axes commerciaux d’Afrique de l’Ouest, reliant le Mali enclavé au port de Dakar et aux marchés internationaux. Son importance contraste toutefois avec la fragilité de ses infrastructures et son exposition croissante aux risques sécuritaires. 

Le Sénégal vient de renforcer un maillon important de sa principale liaison terrestre avec le Mali. Inaugurée le 22 août à Thiadiaye par le président Bassirou Diomaye Faye, l’autoroute à péage Mbour-Fatick-Kaolack doit améliorer la circulation entre Dakar et les régions centrales et orientales du pays, tout en facilitant l’acheminement des marchandises vers Bamako. 

https://www.agenceecofin.com/actualites-infrastructures/2408-140986-le-senegal-ameliore-le-corridor-dakar-bamako-mais-l-insecurite-affecte-toujours-le-fret

u/praisedone — 2 months ago
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Algérie- Mali : la visite de Maïga relance la coopération bilatérale

Dix-neuf mois après avoir annoncé la fin de l'accord d'Alger, le Premier ministre malien Abdoulaye Maïga entame une visite de travail à Alger pour consolider le rapprochement engagé en juillet.

Maïga atterrit ce lundi 24 août à Alger. Il y a dix-neuf mois, c'est ce même homme, alors porte-parole du gouvernement militaire malien, qui lisait à la télévision d'État le communiqué mettant fin « avec effet immédiat » à l'accord d'Alger de 2015. Aujourd'hui général de division et chef du gouvernement, il porte dans ses bagages un message manuscrit du président de la Transition, Assimi Goïta, à l'attention d'Abdelmadjid Tebboune.

https://www.laradiodessansvoix.org/post/alg%C3%A9rie-mali-la-visite-de-ma%C3%AFga-relance-la-coop%C3%A9ration-bilat%C3%A9rale

u/praisedone — 2 months ago
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Lithium : au Mali, la Russie et de nouveaux investisseurs se positionnent derrière la Chine

(Agence Ecofin) - Le Mali est entré dans le cercle des producteurs africains de lithium, avec deux mines mises en service entre 2024 et 2025. Cette montée en puissance, largement appuyée par des partenaires chinois, place désormais l’exploration au cœur de la prochaine étape du secteur.

Au Mali, le Conseil des ministres a adopté vendredi 21 août le renouvellement de dix permis de recherche, dont deux consacrés au lithium. Ces derniers sont détenus par une filiale de l’australien First Lithium (Intermin Lithium SARL), qui prolonge ainsi sa présence dans le pays au moment où des intérêts russes y sont aussi à la recherche de gisements de ce métal.

https://www.agenceecofin.com/actualites/2408-140968-lithium-au-mali-la-russie-et-de-nouveaux-investisseurs-se-positionnent-derriere-la-chine

u/praisedone — 2 months ago
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Mali : 22 militaires libérés lors d’un échange avec le FLA

Vingt-deux militaires maliens détenus par le Front de libération de l’Azawad (FLA) ont été libérés dimanche 23 août dans le secteur d’Anéfis, dans le nord du Mali, lors d’un échange de prisonniers, portant à 110 le nombre de soldats remis en liberté depuis le 13 août.

Selon des sources sécuritaires et locales, une partie des 22 militaires maliens libérés par le FLA étaient détenus depuis plus de trois ans, tandis que d’autres avaient été capturés au cours des affrontements des derniers mois.

https://fr.apanews.net/security/mali-22-militaires-liberes-lors-dun-echange-avec-le-fla/

u/praisedone — 2 months ago
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TOUT SE NÉGOCIE, SAUF LE DÉPART

Par Sambou Sissoko
https://www.facebook.com/share/p/1BXghgMGA2/

Ce que le voyage du 24 août 2026 coûte au pays qui l’a payé
Commençons par la phrase, puisque c’est à peu près tout ce qu’on nous a donné en six ans. On ne négocie pas avec les terroristes. On ne cède rien. La souveraineté ne se discute pas. Cette formule a tenu lieu de doctrine, de programme et d’excuse. Or, au cours du seul mois d’août 2026, ce pouvoir a obtenu la remise de quatre-vingt-deux de ses soldats sans dire à quel prix, laissé sortir un agent étranger condamné à vingt ans par ses propres juges, assisté à la libération de deux supplétifs russes détenus dans le Nord au terme d’une transaction dont il ne connaît peut-être même pas les termes, et échangé des hommes en uniforme contre des détenus du camp d’en face. Après quoi, il boucle ses valises pour Alger. Une doctrine qui souffre autant d’exceptions en trois semaines n’est pas une doctrine. C’est un slogan, et il vient de s’éteindre sans oraison funèbre.

Regardons ensuite qui a composé le numéro. C’est Alger qui appelle le 9 août. C’est Alger qui invite. C’est Bamako qui se déplace le 24. C’est notre Premier ministre qui porte le pli, et non l’inverse. Le même homme avait parlé, du haut de la tribune des Nations unies, d’énergumènes diplomatiques, puis, l’année suivante, de junte algérienne. Il ira lundi saluer cette junte-là, et il faudra bien que quelqu’un explique aux Maliens ce qui a changé entre les deux discours. Personne n’a démenti. Personne n’a expliqué. Personne n’a été relevé de ses fonctions pour avoir insulté un voisin dont on a désormais besoin. On a changé de texte sans même prévenir le lecteur.

Le détour, lui, se chiffre. Il aura fallu Tinzaouatène, l’ouverture du front de l’Ouest sur les axes du carburant, l’offensive du 25 avril et la mort d’un ministre de la Défense, Kidal reprise en 2023 puis rendue en 2026, Tessalit évacuée le 1er mai, une cinquantaine d’hommes tombés à Tabrichat et laissés trois jours sans sépulture, des convois de citernes qui n’avancent plus qu’escortés. Il aura fallu près de deux cents militaires capturés en une journée, dont le nombre exact n’a jamais été publié par l’État qui les avait envoyés. Et il aura fallu quatre cent dix milliards de francs CFA en six mois pour la défense et la sécurité, soit plus de deux milliards par jour, pendant que l’exécution générale du budget stagnait à 43,63 %. Cette facture existe. Elle n’a simplement jamais été présentée à ceux qui l’ont engagée.

Le plus grave n’est pourtant pas là. On a dénoncé l’accord de 2015 au nom de la souveraineté, en expliquant qu’un État ne traite pas avec ceux qui le combattent. Et l’on vient d’échanger des prisonniers avec eux. Il faut appeler les choses par leur nom : on accorde par le geste ce qu’on refuse par le mot. La différence avec 2015 n’est pas que l’on négociait hier et plus aujourd’hui. Elle est qu’il existait alors un texte, des témoins, un calendrier et des instances devant lesquelles reprocher un manquement. Aujourd’hui, il n’y a rien de tout cela. Nous avons troqué un accord mal appliqué contre l’absence complète d’accord, et l’on nous présente ce vide comme une conquête.

Vient alors la question que le pouvoir refuse d’entendre : qu’a-t-on donné ? Un pays frère qu’on remercie sans le nommer. Une route libyenne empruntée par des captifs qui n’ont pas transité par Bamako. Des canaux étrangers qui annoncent nos propres nouvelles avant nos propres services. Quand un État refuse aussi obstinément de dire ce qu’il a concédé, il autorise chacun à penser qu’il a concédé quelque chose d’inavouable. Le silence n’a jamais protégé une opération. Il protège un récit, et ce n’est pas la même chose.

Pendant que l’on s’active ainsi pour des étrangers, treize officiers maliens attendent depuis plus d’un an. Radiés des effectifs avant même d’être inculpés, montrés à la télévision comme des coupables, jamais présentés à un juge. Dix mois auront suffi pour condamner le Français de la même affaire, et un décret pour l’effacer. Pour les nôtres, aucune chancellerie n’a téléphoné. Il faut ajouter à cette liste les militaires toujours retenus dans le Nord, dont l’État ne publie ni le nombre ni les noms, et dont chaque déclaration triomphale renchérit un peu plus le prix.

On comprend mieux, dès lors, pourquoi il n’y a personne pour vérifier ce qui se signe en notre nom. Les partis sont dissous. Les journalistes sont condamnés : deux ans pour l’un, douze mois dont six fermes pour un autre, dix ans requis contre un chroniqueur et une commerçante. Cinq anciens chefs de gouvernement sont morts en détention, exilés, retirés ou écroués. Un pouvoir qui a méthodiquement supprimé toute contradiction intérieure se retrouve à négocier seul à l’extérieur, sans personne pour lui demander des comptes au retour. C’est confortable. Ce n’est pas de la souveraineté, c’est de la solitude.

Restent les dix-huit mois. Ils ont été annoncés, écrits, promis, puis oubliés, et six ans ont passé. Le mandat est désormais renouvelable jusqu’à la pacification, c’est-à-dire jusqu’à ce que celui qui en bénéficie décide que le pays est apaisé. Une règle qui fait dépendre la durée du pouvoir de la persistance du problème que ce pouvoir devait résoudre récompense l’échec par la prolongation. Soyons exacts, car l’exactitude vaut mieux que l’indignation : un scrutin organisé en 2022 n’aurait empêché ni la coalition qui s’est nouée dans le Nord, ni le blocus des axes. Il n’aurait pas gagné la guerre. Il aurait obligé quelqu’un à répondre de Kidal devant une assemblée, à publier ses chiffres et à risquer sa place. C’est très précisément ce que la prolongation a permis d’éviter.
Que l’on ne se trompe pas sur la cible. Les griefs contre l’accord de 2015 étaient réels : huit ans sans application véritable, un désarmement jamais mené à son terme, des familiarités persistantes entre Alger et certaines figures du Nord, un aéronef malien abattu près de la frontière sans la moindre reconnaissance. Personne ici ne demande de revenir en arrière. On demande seulement que l’on cesse de présenter comme une victoire un retour contraint par le terrain, et que l’on assume devant le pays le prix de trois années passées à démontrer qu’il n’y avait pas d’autre chemin.

Trois choses doivent être exigées, et elles sont toutes vérifiables. Que l’ordre du jour et le communiqué conjoint de la visite soient publiés en entier, et non résumés en formules de fraternité. Que l’on dise qui a négocié les libérations de cet été, au nom de qui, et ce qui a été cédé en contrepartie. Que l’on publie le nombre et les noms des militaires encore détenus, et qu’une date d’audience soit fixée pour les officiers que l’on accuse depuis un an sans les juger. Un pouvoir qui refuse ces trois choses n’aura pas rendu compte de sa politique, il aura seulement demandé qu’on lui fasse confiance une année de plus.
Car dans ce pays, tout se négocie désormais. Les prisonniers se négocient. Les otages se négocient. Les couloirs aériens, les ambassadeurs et les excuses tues se négocient. Les insultes proférées à la tribune des Nations unies se négocient à voix basse dans un salon d’Alger. Une seule chose n’a jamais été posée sur aucune table, et c’est la seule que les Maliens réclament depuis six ans : une date.

reddit.com
u/praisedone — 2 months ago
▲ 7 r/LeMali

Mali: Human Rights Watch accuse les paramilitaires d'Africa Corps d’avoir tué neuf civils dans la région de Mopti

Human Rights Watch (HRW) accuse les combattants russes d’Africa Corps d’avoir tué neuf civils, dont quatre mineurs, le 10 juillet dernier à Bombori, dans la région de Mopti, dans le centre du Mali. Dans un rapport publié jeudi 20 août 2026, l’ONG documente également des passages à tabac, des pillages et des incendies de maisons lors de cette opération menée aux côtés de soldats maliens.

https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260820-mali-human-rights-watch-accuse-les-paramilitaires-d-africa-corps-d-avoir-tu%C3%A9-neuf-civils-dans-la-r%C3%A9gion-de-mopti

u/praisedone — 2 months ago
▲ 11 r/LeMali

Au Mali, le chroniqueur Ras Bath et l'influenceuse Rokia Doumbia condamnés à dix ans de prison, dont trois avec sursis. La décision suscite de nombreuses réactions à Bamako.

dw.com
u/praisedone — 2 months ago