Archives 2016 - Les gens devraient arrêter de former des radiologues maintenant. C’est tout à fait évident que d’ici 5/10 ans, l’apprentissage profond va surpasser les radiologues - Geoffrey Hinton, Prix Nobel physique et pionnier de l’apprentissage profond
Bon exemple d'une prédiction pas fausse sur la trajectoire technologique, mais trop optimiste sur le calendrier et surtout sur la vitesse d'adoption. Hinton lui-même a par la suite reconnu à plusieurs reprises qu'il avait sous-estimé la difficulté de déployer ces systèmes dans le monde réel, même s'il continue de penser que, sur le long terme, l'IA automatisera une grande partie de l'interprétation des images médicales.
Des synthèses récentes disent explicitement que l’IA ne remplace pas les radiologues mais peut aider à absorber la pénurie. Et la pénurie est bien réelle : aux États-Unis, la demande d’imagerie dépasse la capacité disponible en radiologues, au Royaume-Uni/NHS, les tensions vont jusqu’à l’externalisation massive des lectures de scans. > https://www.rcr.ac.uk/news-policy/latest-updates/nhs-spent-record-14bn-on-short-term-fixes-to-radiologist-shortage-in-past-5-years/?utm_source=chatgpt.com
Transcript (trad IA)
Geoffrey Hinton : Si vous êtes radiologue, c'est un peu comme le coyote qui a déjà dépassé le bord de la falaise, mais qui ne s'en est pas encore rendu compte parce qu'il n'a pas regardé en bas. Il faudrait arrêter dès maintenant de former des radiologues. Il est évident que, dans les cinq ans, l'apprentissage profond fera mieux que les radiologues, simplement parce qu'il pourra accumuler beaucoup plus d'expérience. Peut-être que cela prendra dix ans, mais nous avons déjà suffisamment de radiologues. J'ai dit cela dans un hôpital, et ça n'a pas été très bien accueilli. Il y aura des milliers d'applications basées sur les technologies actuelles d'apprentissage profond, notamment grâce à des puces toujours plus rapides. La plupart échoueront, mais des centaines fonctionneront, et ce sont précisément celles-là dont tout le monde parlera.