Ma relation avec l’alcool

Je n’ai jamais eu besoin de boire tous les jours, mais quand je commence à boire un verre, impossible de m’arrêter, et ce jusqu’à ce que ma personnalité change pour une personne qui n’a plus peur de rien, et que mes souvenirs cessent de s’enregistrer. J’ai mis pas mal de temps à accepter que c’était une forme d’alcoolisme. En réalité, j’ai toujours su que j’avais une relation problématique avec l’alcool, ça a d’ailleurs contribué à des expériences traumatiques de ma vie, mais j’ai réalisé que c’était grave quand les conséquences de la « moi bourrée » dont je n’avais jamais aucun souvenir, commençaient à avoir de l’impact sur ma mère ou mon copain, puis me rattrapaient même dans la rue avec les gens de ma ville avec qui j’avais pu avoir des interactions déplacées. J’ai une anxiété sociale assez sévère, quand je bois ça s’efface, et le lendemain c’est une pire que la veille. La dernière fois, j’ai eu si honte de mon comportement le lendemain que j’ai supprimé tous mes réseaux sociaux et j’ai juré de ne plus prendre la moindre goutte d’alcool, car j’ai compris que c’était un vrai poison pour moi.

Spoiler : j’ai tenu 3 semaines. Mon copain n’était pas là ce week-end, et j’ai rechuté avec quelques bières. Assez pour retrouver cette sensation de légèreté si agréable.. là où plus rien n’a d’importance, où je n’existe que dans ma réalité, je n’ai plus peur, et j’aime les gens. Mais putain, j’ai craqué dès que plus personne ne pouvait me surveiller. Je ne peux que culpabiliser, j’ai honte, et lui mentir va être difficile.

Mon récit est sûrement décousu, désolée, mais je suis en plein diagnostic de TSA (trouble du spectre autistique) et c’est justement ce qui m’a donné envie de m’exprimer à ce sujet. Je suis tellement asociale, j’aime mes amis mais je réalise que je n’ai envie de prendre de leurs nouvelles que lorsque j’ai bu, finalement.. parce que j’ai l’impression de trouver soudainement cette énergie, voir même juste l’envie, de parler aux gens; que lorsque je suis alcoolisée. Peut être parce que ça me permet de faire abstraction de tout autre stimuli fatiguant, ou que mes pensées prennent moins le dessus sur les actions présentes.. je ne sais pas.

Tout ça pour dire : je ne dois pas recommencer après ce soir. Mais par pitié, et désolée si ce n’est pas le cas et que je suis ridicule, est ce que je suis la seule dans ce genre de situation? 🙁

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u/0annell — 10 hours ago
▲ 0 r/autism

Y’a t’il des aspects / traits contradictoires à l’autisme qui ont ralenti votre diagnostic?

Personnellement, j’ai d’abord été diagnostiquée TDAH il y a 1 an mais bien que le traitement m’aie un peu aidée sur le plan exécutif, je rencontrais toujours de grandes difficultés d’efficacité à cause d’un perfectionnisme excessif. Il y a plein de points sur lesquelles je n’avais pas l’impression d’appartenir à « la bonne case » et le sentiment d’être incomprise et incurable m’a envahi, de plus en plus. Puis, enfin, récemment, un nouveau psychiatre m’annonce qu’il voit en moi une symptomatologie dominante qui réfère beaucoup plus au TSA. Une suspicion validée par ma psychologue, et dans laquelle je me reconnais effectivement énormément et qui expliquerait tellement d’aspects de ma vie…

Mais qu’en est-il des aspects de mon histoire qui ne « collent » pas non ? À l’heure actuelle et depuis mes 22 ans, j’ai une anxiété sociale sévère qui m’isole de mes proches et qui m’a toujours empêchée de travailler en société (je suis free-lance full télétravail). Mais lorsque j’étais enfant, j’étais très demandeuse de me faire des amies, et je n’ai pas eu réellement de mal à m’en faire, par exemple.

Qu’en pensez vous? Et vous?

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u/0annell — 6 days ago

Y’a t’il des aspects / traits contradictoires au TSA qui ont pu ralentir votre diagnostic ?

Personnellement, j’ai d’abord été diagnostiquée TDAH il y a 1 an mais bien que le traitement m’aie un peu aidée sur le plan exécutif, je rencontrais toujours de grandes difficultés d’efficacité à cause d’un perfectionnisme excessif. Il y a plein de points sur lesquelles je n’avais pas l’impression d’appartenir à « la bonne case » et le sentiment d’être incomprise et incurable m’a envahi, de plus en plus. Puis, enfin, récemment, un nouveau psychiatre m’annonce qu’il voit en moi une symptomatologie dominante qui réfère beaucoup plus au TSA. Une suspicion validée par ma psychologue, et dans laquelle je me reconnais effectivement énormément et qui expliquerait tellement d’aspects de ma vie…

Mais qu’en est-il des aspects de mon histoire qui ne « collent » pas non ? À l’heure actuelle et depuis mes 22 ans, j’ai une anxiété sociale sévère qui m’isole de mes proches et qui m’a toujours empêchée de travailler en société (je suis free-lance full télétravail). Mais lorsque j’étais enfant, j’étais très demandeuse de me faire des amies, et je n’ai pas eu réellement de mal à m’en faire, par exemple.

qu’en pensez-vous? et vous?

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u/0annell — 6 days ago