r/Autisme_France

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MDPH : refus AAH puis accord oral, mais courrier final différent

Bonjour à tous,

Je suis désolée pour le paragraphe qui suit, mais je suis dans une situation que je ne comprends pas et je me sens totalement perdue.

Le 13 mars, j’ai déposé un dossier MDPH avec l’assistante sociale du RSA. Le 24 mars, j’ai reçu une synthèse des propositions soumises à la CDAPH : refus de l’AAH et de ma CMI stationnement, mais acceptation de la RQTH et de la carte priorité. Dans ce courrier, il était indiqué que j’avais 15 jours pour faire une contestation si je le souhaitais, ce que j’ai fait en envoyant un accusé de réception dans les délais.

Environ 15 jours après l’envoi de ma contestation, j’ai reçu un appel de la MDPH de plusieurs personnes qui m’ont demandé des explications sur ma situation (santé, travail, etc.). Au bout d’environ 10 minutes, elles m’ont dit qu’au vu de ma situation, elles m’accordaient l’AAH pendant 2 ans, le temps d’essayer de régulariser ma situation professionnelle. Elles m’ont également indiqué que je recevrais une nouvelle proposition dans ce sens et que je n’étais pas obligée de me déplacer à la commission.

Depuis le 16 avril, date de cet appel, j’attends les documents.

Aujourd’hui, j’ai reçu plusieurs courriers qui confirment la synthèse qui m’avait été envoyée en mars, donc celle où l’AAH m’est refusée. Mais dans ces courriers, il n’est absolument pas fait mention de ma contestation envoyée le 8 avril. Je n’ai jamais reçu de convocation pour la commission, alors que j’avais expressément demandé à être présente lors de ma contestation.

De plus, le courrier indique en en-tête : « cette notification fait suite à votre demande déposée le 13 mars ».

J’ai appelé la MDPH aujourd’hui, mais ils me disent ne pas savoir.

Du coup, je me pose plusieurs questions : est-il possible que des courriers se soient croisés ? Est-ce qu’il y a deux commissions, dont une liée à ma contestation ?

Je suis totalement stressée et désemparée. J’aimerais savoir si des personnes ont déjà été dans ma situation.

Merci infiniment à ceux qui me liront et pourront m’aider.

Margaux

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u/Intelligent-Simple81 — 10 hours ago

Petit frère autiste non verbal de 8 ans, besoin d’aide

Bonjour, je viens d’avoir 18 ans et je fais partie d’une famille de 6 enfants. Mon petit frère de 8 ans a été diagnostiqué autiste vers l’age de 3-4 ans (après un énorme déni de ma mère) je ne m’en souviens plus trop bien sachant que j’étais assez jeune. Anciennement il était suivi d’une éducatrice, d’une orthophoniste et était dans une école Steiner en maternelle.

Mais après le suivi s’est écroulé dans une toute petite période, la demission de l’éducatrice, le fait que l’orthophoniste l’est lâché et pareil pour l'école vu qu’il n’avait plus d’éducatrice ça fait maintenant 3 ans qu’il n’a plus aucun suivi je vois bien que ça a eu un assez gros impact sur lui et son comportement et honnêtement je sais vraiment pas quoi faire….

Etant donne qu’il ne parle pas, à part les phrases qu’il répète après sa sœur très capricieuse qui lui cri souvent dessus ou sur mes autres frères et sœurs du style “arrête, laisse moi, je veux pas” ou alors des cris très aiguë. Ou alors il communique sa frustration avec les coups, en nous frappant griffant et en pincant, ou des fois c’est pour jouer...

Il peut être assez indépendant par moment, il va s’assoir pour aller manger tout seul, il part se coucher tout seul, il change même sa couche tout seul (à part pour le caca ou c’est à nous de le nettoyer etc), il s’habille tout seul, mais on voit bien que niveau communication c’est la où il a le plus de mal et la où ça l’affecte le plus.

Je vois bien sa frustration, ma mère le sort jamais, il est toujours à la maison et à cause de mon anxiété sociale j’ai du mal à le faire moi-même. Ou simplement le fait qu’on a du mal à le comprendre. La situation est vraiment horrible pour tout le monde, les cris deviennent vite épuisant et vraiment les coups font super mal (on a beaucoup de cicatrice).

J’aimerais vraiment l’aider mais je sais vraiment pas quoi faire, je voudrais vraiment l’aider à pouvoir communiquer autrement mais c’est dur quand pas grand monde fait des efforts à la maison.

Donc j‘aimerais avoir des conseils, si y a des méthodes pour l’aider à communiquer, qu’il puisse apaiser sa frustration autrement et lui apprendre a éviter de frapper, qu’il puisse comprendre ce qu’il ne doit pas faire… Ou même pour qu’il puisse enlever ses couches etc. Merci beaucoup de l’aide ! Et désolé c’est mon deuxième post sur Reddit alors j’ai peur d’être hors sujet…

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u/Early_Ad3860 — 13 hours ago
▲ 20 r/Autisme_France+6 crossposts

Questionnaire, votre chez-vous quand on est neuroatypique

Bonjour,

Je suis décoratrice d'intérieur et je travaille en ce moment sur une approche pensée spécifiquement pour les personnes neuroatypiques.

Pour construire quelque chose de vraiment utile, j'ai besoin de comprendre ce que vous vivez concrètement chez vous (les difficultés, ce qui aide, ce qui ne marche pas).

J'ai créé un questionnaire anonyme de quelques minutes : 👉 https://forms.gle/8zR9a4kCZQJ1gk726

Vos réponses sont précieuses. Et si vous avez des expériences à partager en commentaire, je suis là pour lire.

Merci 🙏

u/IllCloud926 — 1 day ago

Avis sur mon projet pro

Je me questionne sur mon projet, j’ai 21 ans (TSA / TDAH) J’ai déjà fait une année de double licence maths informatique appliquées à la psycho. Mais loin de ma famille et avec des aménagements pas respectés par la fac. J’ai des difficultés à apprendre des cours très denses, si je choisi la fac il faut que je trouve une solution pour apprendre mes cours de manière efficace. Je suis très sensible au niveau sensoriel ce qui m’a souvent mené en burn-out. J’aimerais votre avis.

Option 1 - BPJEPS entraîneur de gym
Avantages:
- Salaire dès maintenant
- sûre de réussir le diplôme
- Milieu que je connais bien car ancienne gymnaste de haut niveau
Inconvénients:
- environnement pas du tout adapté à mon autisme (bruit, fatigue, pression)
- salaire catastrophique
- risque de burn-out

Option 2 - Reprendre la psycho à la fac
Avantages:
- Ma plus grande passion la psycho
- Un semestre déjà validé
- environnement idéal pour mon autisme
- salaire plutôt sympa lol
- travail en libéral/hopital/ecoles etc
Inconvénients:
- TRÈS long (5 à 6ans d'études)
- je ne peux reprendre la licence que dans un an (donc à 22 ans, c’est la honte un peu…)
- parcoursup mon pire ennemi
- risque de pas réussir (master ULTRA sélectif)
- autonomie financière plus tardive

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u/AnyFisherman1977 — 1 day ago
▲ 5 r/Autisme_France+2 crossposts

L'anxiété et l'argent chez les cerveaux neuroatypiques, c'est rarement une histoire simple...

Bonjour tout le monde !

Je suis en train de construire un projet d'éducation financière pensé VRAIMENT pour les cerveaux neuroatypiques. Pas les conseils génériques du type « faites un budget et tenez-vous y 🙂 ». Non. Des ressources qui tiennent compte de nos vraies galères : les dépenses impulsives, les revenus en dents de scie, la honte de pas savoir, le cerveau qui bug dès que c'est trop abstrait ou qui bouillonne et clique sur tous les liens pour en savoir toujours plus…!

 Pour ça, j'ai besoin de VOUS.

Que vous soyez à l'aise avec vos finances ou que ce soit une vraie source de stress, votre vécu m'intéresse.

 Alors j'ai préparé un questionnaire anonyme de 5 minutes, sans bonnes ou mauvaises réponses.

Toutes les situations sont les bienvenues 🧡

👉 https://forms.gle/EnRGcGurLkZU85NC6

 Si vous connaissez quelqu'un dans la communauté qui pourrait être concerné(e), n'hésitez pas à partager, plus on est nombreux/ses à répondre, plus les ressources créées seront utiles pour tout le monde.

 Merci d'avance ✨

u/INCR_SYNAPSE — 1 day ago
▲ 1 r/Autisme_France+1 crossposts

Comment gérer la dissonance cognitive et les signaux contraire niveau amour ?

Hello, je précise que je prends ma situation comme exemple mais que c'est réellement la question que j'ai posé qui compte, pour réussir à comprendre.

Je suis F26, qui sort depuis peu avec F25, on habite tous 2 dans le centre de notre ville donc très simple de se voir.

Je suis autiste/tdah et lui est neurotypique (n'a pas de trouble.s). J'ai donc des limites propres à moi, qui sont difficiles pour lui de process, et il a sûrement du se dire en amont "oui, je gère, pas de soucis". Mon plus gros trigger, c'est l'annulation dans la journée même.

Également, je suis sa première copine et qui plus est, avec des troubles. Je précise que je suis super transparente et que quand on apprend à me connaître j'explique toutes mes difficultés liées à mes handicaps et comment les limiter.

Les débuts sont complexes car il manque de maturité émotionnelle :

Là où les conflits pourraient durer 2mn, des fois c'est juste trop longtemps malgré prendre sur moi pour recentrer sur le problème principal aborder, garder un ton calme bref : juste vouloir une discussion saine.

Je précise également qu'il y a quelques jours il y a eu un conflit avec plus d'ampleur, et que j'avais besoin de le voir pour arrêter d'avoir du ressentiment.

On a un resto prévu le lendemain, que j'ai payé en avance car je l'invite (j'ai pu me faire rembourser), et je ne supporte pas aller au resto avec mon partenaire sans être réellement contente d'y aller : si la soirée s'annulait, alors le restaurant que j'avais choisi avec soin aussi.

Vous devinerez : il a annulé la soirée car il voulait s'isoler.

Je précise qu'il ne travaille pas aujourd'hui et moi non plus, ni demain.

Bref discussion au tel houleuse, pour lui re-faire comprendre que c'est une de mes limites d'annuler en avance. Il comprend mais comprend pas, selon moi. On dirait qu'il serait ok de refaire ça dans le futur, ce qui me rend mal a l'aise.

Le problème avec ses annulations est quelles sont sans équivoque : c'est ça, et pas autrement. Mais sauf que je suis autiste, et je ne peux pas juste accepter comme ça une annulation sans qu'elle me paraisse valide. Je préfère honnêtement qu'on me quitte si me voir devient douloureux. Son annulation n'était pas une invitation, mais une injonction : j'ai beaucoup de mal avec l'autorité.

Plus tard, j'hésite honnêtement à le quitter. Mais j'ai surtout pas envie de faire des choses précipitées donc je lui dit : on se voit aujourd'hui a 17h en ville, et on met les choses au clair comme des adultes. Il accepte.

Dans l'ordre chronologique.

- il est proche de moi physiquement mais est renfermé, je lui lit ce que j'ai écrit (j'ai besoin de ça pour que la conversation reste saine)

- il me dit qu'il a besoin de 3j de libre

- il me dit qu'on se verra max vendredi

- on ne s'écrit pas a l'écrit non plus

- il me dit enfin que c'est un break

- il devient beaucoup plus proche physiquement

- il me dit qu'en fait les SMS c'est ok

- on se pose au café et il m'invite

- il m'embrasse méga langoureusement plusieurs fois + calins

- il me dit qu'il m'appelle demain à 17h

- je commence a avoir une crise autistique, et il care pour moi et reste avec moi

- sauf que je sens qu'il commence a être saoulé

- il finit par m'accompagner chez moi parce que c'est mon besoin pour arrêter la crise a l'instant T

- il admet être resté en parti a cause d'une certaine pitié

- il me complimente en me disant que je suis forte/intelligente (car j'ai honte de mes crises)

- il me dit je t'aime, me caline, mon coeur et cie

- il va me chercher a manger et me l'amène (sans que j'ai demandé)

Plus tard dans la soiree a l'écrit

- je demande pourquoi on s'appellerait alors qu'on peut se voir : il dit qu'en effet, c'est bête et qu'on peut se voir 1h (alors qu'il ne travaille pas et n'a rien de prevu le soir)

- je demande pourquoi qu'1h ? Car avec mes troubles, je ne vais être que stresser de la fin du rdv en me demandant pendant si je parle assez, trop peu, bref si j'ai un timing aussi bas je ne serais pas moi.

- il me dit qu'il est perdu, et que je ne dois pas m'attendre a plus. Car besoin de réflexion 1 journée de plus.

- j'explique que ça ne fait pas sens, car on se voit demain ? et que soit on se voit vraiment, soit non mais là c'est batard car il y a un entre 2

- et il dit ok ça prendra le temps que ça prendra

Donc j'ai vécu juste beaucoup trop de choses contradictoire aujourd'hui. J'ai pas l'impression de m'être battu, juste d'avoir réfléchi plus en profondeur et lui non, où il n'arrive pas a voir ses incohérences et la distance artificielle.

Je ne sais pas où me placer sur comment gérer toutes les infos conflictuelles, si vous avez des tips ou même des expériences a partager, ça m'aiderait.

J'en ai parlé avec des potes, et ils sont tout autant perdus que moi.

Comment vous gérez ce type de dissonance cognitive ????

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u/Popular-Studio-2408 — 2 days ago

Peut-être autiste?

Bonjour à tous,

Désolée pour la longueur de mon message, je suis perdue.

Voilà des années que j'ai diverses difficultés.
J'arrive à mener une vie à peu près normale pendant 1 an/1 an et demi et puis, arrêt maladie, reprise en mi-temps thérapeutique et finalement changement de boulot. Dans la vie privée, j'ai toujours été en couple parce que sinon je sais que je ne peux réussir à fonctionner (aucune de mes amourettes ne me faisait prendre ma douche à ma place mais le simple fait de savoir qu'il y a quelqu'un me pousse à le faire, idem pour le ménage, même si je m'y prends souvent à la dernière minute).

J'ai eu une enfance ubuesque.

Le premier élément déclencheur a eu lieu il y a 1 an et demi environ, suite à une grosse dépression en 2020, dès que je déménage je me présente au CMP de mon secteur pour obtenir un suivi, chose que j'ai faite lors de mon déménagement.
Il n'y avait pas de psychologue, que des psychiatres.

Je ne suis plus en dépression depuis plusieurs années et je suis capable de le savoir notamment parce que j'ai vu ce que c'était, la dépression.
Alors j'ai exposé mes problématiques à la nouvelle psychiatre, elle ne m'a pas adressé un mot, m'a mise sous anti dépresseur et anxiolytique. Que je n'ai évidemment pas pris (je ne suis pas contre la médication, en revanche j'ai besoin que cela soit justifié).

Au bout de 3 RDV (je lui ai laissé sa chance), elle me dit que j'étais autiste, qu'elle fait partie d'un centre spécialisé dans les neuroatypies et qu'elle va m'y recevoir.
Un peu sceptique, mais ma curiosité piquée (des années à avoir des gens de mon entourage qui me disaient "arrête de faire l'autiste", ou à croiser des personnes me disant, comment ça t'es pas autiste? bien sur que si! "), je me dis pourquoi pas? Et puis, derrière ce centre, la promesse d'une aide pour la réhabilitation sociale!

Me voilà en train de passer l'ADOS-2 (qui reviendra "positif à l'autisme") et une ADI-R (qui reviendra elle "négative" mais peu représentative car le parent qui a répondu a été sous traitement pendant des années et à la mémoire vacillante).
Pour m'entendre dire qu'elle ne sait pas si je suis autiste ou non, qu'il y a un autre examen que je peux passer mais qu'elle n'est pas encore formée, il faudra attendre quelques mois.
En attendant? Toujours des consultations où ce médecin est sur son téléphone, sans daigner m'écouter parler, ou au moins faire semblant.

Je décide donc de mon propre chef de cesser ces séances de torture et de mettre fin au suivi. Pour moi, la chose est simple : que cette personne pose un quelconque diagnostique sur moi ne m'informera de rien car positif ou négatif, je ne pourrai y croire, elle n'a pas posé l'oeil sur moi, ne m'a pas écoutée.

S'ensuit le second élément déclencheur.

Le ponpon de cette année, j'ai réussi à reprendre enfin mes études (à 25 ans), et j'ai redoublé ma L1 alors que je fais quelque chose qui me plaît énormément. Et je suis en train de rater ma seconde L1. Mais je n'arrive pas à aller en cours, à respecter les deadlines, une immense anxiété s'empare de moi etc..

Pour finir, étant inscrite au pôle handicap pour une autre raison, un des élèves vient me contacter par message (il a vu mon nom et prénom grâce aux signatures lors des examens), on parle et il considère directement que je suis autiste, et me parle de ça comme si je le savais moi-même. Je remets les pendules à l'heure, et il me dit "mais bien sûr que si, tu es autiste".
De là nous parlons, j'évoque mes difficultés, il me dit d'aller me faire diagnostiquer. Il m'explique que lui touche l'AAH, que c'est ce qui lui permet de suivre ses études, qu'il a des aménagements etc..
Au début, ça rentre par une oreille et ressort par l'autre.

L'année passe, mes difficultés sont de plus en plus présentes, je me dis que finalement c'est quelque chose qui revient souvent, alors, pourquoi pas essayer de faire un vrai diagnostique.

Je cherche un centre en libéral, spécialisé là dedans, je tombe sur une psychologue, nous passons 4 entretiens, elle évoque aussi le TDAH.

Je viens d'avoir le résultat : TSA pour sûr, TDA évoqué mais est-ce un TDA ou est-ce dû au "stress-post traumatique complexe"?

Elle m'oriente vers un centre de niveau 3 qui doit me recontacter.
Et m'incite à prendre RDV avec un psychiatre car étant psychologue elle ne peut émettre que des hypothèses de diagnostique et cela doit ensuite être validé par le psychiatre.

- FIN -

Mais me voilà perdue et complètement démunie.
Honnêtement, j'en peux plus, je suis épuisée.
J'ai dépensé des sous pour poser ce diagnostique, mais :
- D'une part j'ai l'impression qu'on me renvoie toujours à mon passé et je le vis mal
- Je ne comprends pas ce que je suis ou ne suis pas du coup?
- Pourquoi un centre de niveau 3? Comment est-ce que cela va se passer?
- Quel psychiatre aller voir? J'ai besoin d'une aide rapide, évidemment, mais les délais sont longs et je me perds dans la multitude de professionnels (Paris).
- Je fais quoi concrètement pour pas me foutre en l'air parce que je n'arrive pas à gérer ma vie et que je suis obligée de tout recommencer à 0?
- Elle m'avait prévenue qu'elle n'assurait pas le suivi, mais j'ai déjà eu des tonnes de suivi, et pour autant je n'y arrive toujours pas. Alors ok des améliorations, j'arrive à passer quelques coups de téléphone, à aller dans quelques supermarchés, mais c'est trop long, j'implose, j'ai l'impression de passer à côté de ma vie.
- Pour moi l'autisme et le TDA sont des "effet de mode" dans le sens où oui plus on diagnostique, plus on trouve de personnes affectées, mais est-ce réellement un trouble ou une particularité comme certains ont les yeux verts. Et donc quoi? Je dois vivre avec ça et puis démerde toi?

Désolée c'est extrêmement long mais je ne sais plus ce qui est pertinent ou non.
Je me doute que vous n'allez pas avoir de réponses à m'apporter, mais je crois que n'importe quel témoignage, conseils, recommandations, me fera le plus grand bien.

Merci de m'avoir lue.

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u/Azzteroweed — 2 days ago

Est-ce que bailler quand quelqu'un parle est un trait autistique ?

Bonjour à toutes et tous,

Dans un premier temps, pour présenter rapidement ma situation, je me suis toujours senti en décalage avec les autres, j'ai maintenant la quarantaine et de nombreux signes me font me demander si je n'ai pas des TSA (je n'ai pas de doute sur le fait d'être neurodivergent mais mon interrogation porte plus précisément sur les TSA)

Depuis des années, quand quelq'un me parle, je baille de façon incontrôlable. Ça arrive 90% du temps quand la discussion est trop longue (disons plus de 30 secondes) et que je dois me concentrer sur ce que la personne dit. C'est particulièrement gênant au travail ou avec ma famille.

Est-ce que ça arrive à certains d'entre vous ? Ou est-ce que c'est moi qui cherche à raccrocher quelque chose d'anodin à un auto diagnostic ?

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u/GamerKev451 — 2 days ago

Avez vous vu le film "Différente" ?

Bonjour,

J'ai vu hier soir le film Différente, c'est un film sorti l'an dernier sur une femme de 35 ans découvrant qu'elle est dans le spectre autistique.

Je vous le recommande. J'ai trouvé la retranscription des difficultés et particularités de l'autisme très juste, ça ne rentre jamais dans les caricatures habituelles du cinéma.

La relation de la personnage avec son amoureux m'a un peu dérangé, mais sur le côté "quotidien d'une personne autiste" je m'y suis tellement reconnu !

Si vous l'avez vu qu'en avez vous pensé ?

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u/Inevitable_Day_5893 — 3 days ago
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Problème gastrique

Je suis sur le TSA + TDAH

Alors que je me disais que j'avais déjà a peu près tout pour me casser les ovaires au niveau de mes 2 neuroatypies, voilà : les problèmes gastriques !

Franchement c'est l'enfer sur terre, on me demande globalement de limiter ENORMEMENT pendant 2 mois minimum (pendant le temps de traitement, pantoprazole) tout ce qui sont mes safes food : le gras et l'acide

Évidemment j'ai développé la safe food ultime, les tomates cerises (la texture s'altere très peu, le goût reste le même, et ça ne coule pas, je le prend a même la boîte)!

Évidemment, je mange trop gras ! Si j'ai pas mon fromage ou mon chocolat tous les jours bah c'est chaud

Donc là globalement si je veux vraiment aller mieux, faut que je me passe de ce que j'aime... Comment vous faites purée ??????? Pour arriver à concilier difficultés gastriques et safe food

Et je vous raconte même pas l'angoisse de devoir prendre normalement le médoc 1h avant un repas. Je le prendrais le matin à jeun puis tant pis si ça fait 30mns ou 1h30, au moins je l'aurais pris !

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u/Popular-Studio-2408 — 3 days ago
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Faire médecine en étant autiste

Bonjour,

J’ai 16 ans et j’ai été diagnostiquée autiste récemment. Je suis une très bonne élève, mais j’ai aussi une forte sensibilité sensorielle.

J’ai très envie de faire médecine. J’ai eu la chance de faire deux stages dans des environnements médicaux (physiothérapie et orthopédie) et ça m’a vraiment confirmé que c’est ce que je veux faire plus tard.

Cependant, j’ai aussi une inquiétude : j’ai peur de ne pas réussir à gérer les études sur le plan psychologique (pression, charge de travail, santé mentale, ce qu’on entend parfois sur les étudiants en médecine, etc.).

J’aimerais donc avoir des retours de personnes qui font ou ont fait médecine : comment vivez-vous vos années d’études ? Est-ce que vous trouvez ça supportable au quotidien ? Et si certains ont un profil similaire au mien (autisme, hypersensibilité...), je serais aussi très intéressée par vos expériences.

Merci d’avance :)

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u/Reasonable-Rip-6933 — 2 days ago

Casque antibruit

Bonjour bonjour,

J'ai voulu sauter le pas des casque anti-bruit après une longue hésitation car affronter le monde extérieur est difficile.

On m'a recommandé le Sony xm4, mais j'ai opté pour le Sennheiser momentum 4 qui avait de meilleurs avis sur la durabilité. Notamment sur l'arceau en métal et les coussinets pour oreille remplaçables.

Je l'ai reçu aujourd'hui et je suis trop déçue...

Rien à redire sur l'aspect durabilité du produit ni sur la qualité du son mais pour le côté antibruit, je ne suis pas du tout convaincu. Il ne filtre pas du tout assez par rapport à ce que j'attendais.

Je ne sais pas trop quoi faire, je ne sais pas si c'est ma sensibilité qui est trop élevée et si les autres casques seront similaires ou si il serait pertinent de le renvoyer pour en acheter un autre mais si oui lequel... J'ai passé tellement de temps à chercher, je suis vraiment déçue.

Mes priorités sont de réduire, voire de supprimer le bruit autour de moi et idéalement d'avoir une bonne qualité audio mais les deux premiers points sont prioritaires.

Merci d'avance pour vos réponses et bonne fin de week-end.

Mise à jour pour les curieux : Merci pour vos conseils ! Je vais finalement prendre un casque 3M + des écouteurs intra avec une bonne réduction de bruit pas trop cher :)

Casque : je prends le 3M bluetooth qui combine l'isolation d'un 3M et un peu de musique, le côté casque est important pour moi car les gens viennent moins me parler avec un casque bien visible plutôt qu'avec des écouteurs discrets et car c'est à priori meilleur pour la santé de l'oreille

Écouteurs : Soundcore Space A402. Ils ne sont pas trop chers malgré une réduction de bruit correcte et c'est de l'intra donc ça fera l'effet "bouchon" qui manque à un casque pour la réduction passive du bruit !

Je pourrai varier selon les besoins et mon taux de fatigue / saturation et mettre les deux (évidemment sans mettre de musique dans le 3M) quand j'aurai vraiment un gros besoin de couper avec le monde :)

Ça reste bien moins cher qu'un Sony, probablement plus costaud car les 3M c'est du solide et au besoin les écouteurs ne seront pas trop compliqués à remplacer et en plus, comme ça je n'ai pas à choisir entre une réduction de bruit visible (casque) et discrète (écouteurs) pour les gens. Et en combinant les deux ça devrait avoir un très bon effet anti-bruit !

Encore merci à tous pour vos conseils !

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u/S_Wolfgang — 4 days ago

RQTH et travail

Bonjour à tous,

C'est mon deuxième post sur le sub, car j'ai besoin de décharger. Je suis en quête d'un diagnostic TSA - j'ai déjà passé un bilan avec une neuropsychologue qui va dans ce sens +++, et j'ai beaucoup d'aspects de mon parcours qui matchent avec des traits autistiques et un masking probable à partir de mes années lycée -, et évidemment le souci pour obtenir le diagnostic c'est le manque de psychiatres : on m'en a recommandé 5, dont 3 sur Paris, aucun ne prend les nouveaux patients, et le psychiatre qui me suit n'est pas compétent pour établir le diagnostic de son aveu. Bref.

J'ai 31 ans et ça fait 3 ans que je travaille dans un établissement du service public en tant que secrétaire, à temps plein. J'ai été titularisée il y a un an, sauf que ça fait aussi près d'un an que je sens un épuisement progressif pour lequel j'ai fait énormément d'efforts de mon côté : j'ai allégé les interactions sociales de ma sphère personnelle au maximum, j'ai arrêté de faire les courses en magasin et me suis fait livrer, parfois j'ai négligé des choses comme le ménage pour préserver mon efficacité au travail. Basiquement mes soirées après le taff c'était repas à réchauffer, puis scroll infini sur tiktok pour tenter de décompresser puis dodo, et me réveiller avec une énergie toujours en déficit.

En 2019 j'ai obtenu une RQTH, à l'époque j'étais suivi pour "troubles thymiques" par un CMP sauf que je ne me reconnaissais pas vraiment dans des étiquettes comme bipolaire ou borderline, et que le principal souci qui a motivé mon suivi était ma grande fatigabilité au travail.

Cette RQTH je n'en ai parlé qu'une fois, ce qui m'a valu d'être prise de haut par ma responsable de l'époque qui m'a fait entendre que si elle avait su d'emblée, elle ne m'aurait pas recrutée. Je l'ai donc cachée, jusqu'à maintenant où la nécessité de faire valoir des aménagements devenait inévitable. Sauf que je ne me sentais pas légitime, car pas de diagnostic.

Il y a maintenant 3 mois j'ai contacté la psychologue du travail de ma structure, afin d'avoir des conseils sur comment aborder les choses avec ma responsable, mon directeur. Et entre temps... Un soir, j'ai senti que je ne pourrai plus retourner travailler le lendemain, alors je me suis arrêtée.

Ça a duré 2 mois et demi, et ces deux mois ont été hyper éprouvants : j'ai dû parler de ma situation à la psychologue du travail, qui m'a parlé de la possibilité de mi temps thérapeutique mais a aussi eu une approche assez violente vis à vis de moi ("quoi ? Parler de votre RQTH à la médecine du travail ? Mais pourquoi ne pas en avoir parlé à votre responsable, vous allez droit au conflit là" "mais là les difficultés dans votre travail, vous le saviez depuis le début, pourquoi vous êtes restée ? Pourquoi vous avez accepté la titularisation ?") J'ai fait un shutdown devant elle tellement le moment était intense.

Ensuite, ça a été deux mois et demi de flou où personne n'a été capable de m'expliquer clairement les règles de mise en place du mi temps thérapeutique, avec des instructions qui changeaient entre deux questions au même interlocuteur. J'ai senti que les démarches reposaient sur mes épaules et que personne n'était vraiment là pour m'aiguiller, même si la psychologue savait que j'étais en cours de diagnostic TSA et que de ses propres observations "C'est dur pour vous quand le cadre n'est pas clair" 🤡

La dernière étape avant ma reprise était une confrontation entre l'équipe de la médecine du travail (ergonome, psychologue du travail, infirmière) et ma responsable, afin qu'elle voit dans quelle condition je pouvais reprendre à mi temps. J'ai vécu à nouveau cet épisode comme une violence, telle que mon corps en a été tremblant pendant 3 jours après ça.

Le jour J, j'apprends que ma responsable sera là avec mon directeur, ce qui ne m'a pas été annoncé en amont (j'ai beaucoup de mal avec les imprévus et j'ai besoin de me préparer à qui il y aura autour de la table). Il était également convenu avec l'équipe de la médecine du travail que c'est eux qui allaient prendre le lead de la réunion au départ, puis me laisser la parole. Sur place, on m'invite à me dire pourquoi on est là et à démarrer la réunion.

Évidemment, des remarques de mon directeur et ma responsable immédiatement comme "Mais enfin, pourquoi ne pas en avoir parlé avant ?"

Je sais pas, le fait que le monde du travail soit globalement validiste, le fait que généralement la différence ne soit suffisamment prise au sérieux que quand un diagnostic est établi par une autorité quelconque ?

Quand vient la question des aménagements (en gros, je demandais l'autorisation d'avoir une salle pouvant me servir de salle de pause le midi pour manger seule sans avoir à socialiser ainsi que pour prendre quelques pauses quand je me sentais en surcharge, ainsi que l'autorisation de porte un casque anti bruit si besoin, des échanges privilégiés par écrit plutôt qu'à l'oral), mon directeur répond d'emblée par la négative. "Non, on est déjà en manque de salle, c'est pas possible, c'est non", "non, je peux pas forcer des dizaines d'agents à échanger que par mail" Ma tête me renvoie à la question plus haut, et je me dis "peut-être que c'est pour cette raison que je n'en ai pas parlé plus tôt ?"

Finalement, il a réfléchi à quelques possibilités d'aménagement notamment pour la salle que je demandais, mais j'ai senti que le terrain était obtu pour obtenir notamment un jour de télétravail, ce qui n'est pas permis à mon service sans que je m'explique la nécessité pour nous quatre agents d'être en permanence sur site malgré le faible taux d'accueil journalier qu'on peut observer.

J'ai essuyé des remarques de ma responsable au sujet de ma difficulté à socialiser ou ma sensibilité au bruit telles que "ah bah j'ai rien observé de tout ça moi", et je me suis sentie dans une sorte de procès où il fallait non seulement que je justifie de la façon dont je ressentais les choses à des personnes qui ne connaissent que la neuroatypie que dans ses grandes lignes et en plus que je désamorce mon employeur venu plaider sa défense d'avoir fait ce qu'il fallait pour moi (alors que de mon côté il n'y avait aucune accusation, juste l'expression de besoins.)

On a essayé de jauger mon adéquation avec le travail que je faisais aussi, en me demandant comment je me sentais au sein de l'équipe, en se questionnant s'il fallait toujours me confier x tâche au regard de ce que je venais de dire voire en me gaslightant au sujet de tâches que j'aurais "demandé" à prendre en charge (dans les faits elles m'ont été confiées par une collègue qui voulait s'en défosser à mon arrivée il y a 3 ans, je n'ai jamais poussé pour obtenir telle tâche)

Au milieu de ça, la psychologue a lâché une bombe que je n'ai même pas relevé parce que mon énergie était déjà vidée, mais elle lance à ma responsable "heureusement qu'un travail de fond a été fait avec Mme, parce qu'à la base elle ne souhaitait même pas vous en parler !" (1. J'ai vu cette dame deux fois 2. Je venais la voir pour conseil pour justement en parler.)

À la toute fin, mon directeur me lance "oh bah ça va, c'est des tout petits aménagements de rien que vous demandez !" ce qui m'a laissé un rire jaune car en effet, ça n'était pas grand chose, et malgré ça ça m'a semblé être une longue négociation et des refus pour ce qui me semblait être un petit effort en mon sens de la part de mon travail, juste repenser la façon d'interagir avec moi. Il m'a semblé avoir compris que les adaptations devraient encore et toujours venir de moi, et qu'on ne concéderait pas un petit pas vers moi pour me soulager.

Bref, je me suis sentie jaugée, qu'on voulait parler à ma place, que le but n'était pas vraiment de comprendre et d'ajuster mais de protéger l'institution, la hiérarchie et les codes. Je dois reprendre le travail demain, à mi temps, mais j'ai passé les 4 derniers jours la boule au ventre et ça n'avait même pas de lien avec le stress de la reprise. J'ai juste peur qu'on exige de moi que je sois à nouveau performante, pas dans mon travail car il est toujours impeccable, mais socialement parlant, ce à quoi moi je n'arrive plus à me résoudre.

Le post est long, désolée pour ça. J'avais besoin d'écrire quelque part ce que j'ai vécu pour décharger. N'hésitez pas si vous avez des conseils, ou des expériences similaires à partager, ça m'aide beaucoup.

J'essayerai de repasser donner des news de comment ça se passe pour moi la reprise, mais j'avoue être terrifiée et je me sens prise au piège.

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u/Aggressive_Touch_539 — 4 days ago

Vivre avec ma mère est un enfer

Bonjour,

J'ai besoin un peu de lâcher prise et parler concernant ma situation.

J'écris car je suis un peu au bout du rouleau et j'ai besoin de parler. J'ai 25ans, et depuis que je suis petit, il y a gros un problème entre ma mère et moi.

On me suspecte depuis longtemps d'avoir un TSA, aujourd'hui je dois me faire diagnostiquer, je ne sais pas encore si j'ai quelque chose, mais j'ai passé tellement de temps à ignorer cela, que je vais commencer à me renseigner.

Je travaille depuis chez moi. Enfin travaille, j'étudie de manière "autodidacte" dans les domaines de la cybersécurité et l'informatique, car je n'arrivais plus à suivre à la fac, car trop de monde, et d'autres problèmes. J' adore ce que j'étudie, mais, ce sont des domaines qui demandant beaucoup d'expertises, de travail et de rigueur. J'ai un projet, qui fonctionnera normalement ,mais il mettra du temps, je vise 2027 pour partir de la maison, mais cela sera probablement plus long.

Depuis que je suis petit j'ai un énorme problème avec le social, j'ai toujours eu du mal à communiquer, et à être à l'aise dehors, à vrai dire je déteste presque le monde extérieur à part quand il y a personne. Du coup quand j'étais petit je préférais toujours rester à la maison, m'enfermer dans ma bulle, créer des mondes fictifs etc... Ce qui a toujours dérangé ma mère en disant que j'étais fou, depuis que je suis petit.

Mais le plus gros problème ,et je sais ca peut paraître stupide pour la majorité des gens, mais je ne supporte pas les boutons de vêtements (chemises, polo, etc...). Depuis que j'ai 4ans j'associe cela à quelque chose de dégoutant, je pense savoir pourquoi aujourd'hui, mais depuis que je suis petit je ne supporte pas ça, ça me dégouté, me met mal à l'aise et il est impossible pour moi par exemple de manger, boire etc si il y a ça dans une pièce.

Quand je suis dehors, cela ne me dérange pas, car ce n'est pas chez moi et j'ai juste à les ignorer temporairement, mais à la maison, ma mère me hurle dessus, me dit que je l'empêche de vivre. Elle ne porte aucun vêtement avec cela, mais elle a parfois des moments ou elle me hurle, dit qu'elle va me pourrir ma vie et que je vais rester enfermé dans ma chambre tout le temps, car elle va ne faire qu'en porter etc... Elle dit que je suis fou, et ça depuis que je suis petit.

Autre problème , je suis très sensible à plein de petits bruits (reniflement répétés, aspirateur, "choc" des meubles ou des choses qui cognent)... et ma mère fait exactement tout cela. Elle continue sans cesse de faire ses bruits, car elle "adore" ranger les mêmes coins de la maison en boucle, et vu qu'elle n'est jamais satisfaite, elle continue de ranger, de faire du bruit. Et là encore, elle me hurle dessus, se plaint, bref me ruine ma vie.

Evidemment je lui en déjà parlé depuis tout ce temps, plusieurs fois, mais je ne peux rien lui dire, elle s'énerve directement, elle dit (sa phrase préférée) que je m'invente des problèmes et que j'ai juste à ne pas y penser.

J'ai déja proposé différentes solution pour les problèmes cités. Par exemple pour l'aspirateur et les bruits de "cognement", je m'occupe de faire tout le ménage de l'étage plusieurs par jour et de façon organisée, comme ça, personne n'a à le faire à part moi. Elle respecte, parfois cela, mais parfois elle dit qu'elle a envie de passer l'aspirateur ou de ranger et que je n'ai pas à l'empêcher de vivre.

Ma mère invite aussi énormément de monde à la maison. Les gens, me connaissant depuis petit, savent que je suis très mal à l'aise si des gens restent longtemps et régulièrement à la maison, du coup souvent ils proposent d'aller dormir chez d'autres personnes, prendre un hôtel. Ma mère à chaque fois intervient et dit qu'il ne faut pas se soucier de moi etc

Je travaille sur plusieurs projets qui me fascinent, et avec lesquels je pourrais gagner de l'argent, plus tard, peut être en 2027 si tout va bien, pour enfin partir. Mais en attendant, je ne peux juste pas c'est impossible. Je n'ai presque aucun revenu actuellement, les aides proposées ne suffisent malheureusement pas et je ne peux compter que sur le travail pour partir.

Bien sûr, la concentration, la régularité, est un autre problème, si j'exclus l'enfer que me fait vivre ma mère

J'ai été étudiant à Montpellier, et j'ai vécu les meilleures années car j'étais dans un appartement exceptionnel, que mon père avait accepté de payer, j'étais loin et séparé de ma mère, et je pouvais travailler dans le calme pendant deux ans. J'ai du arrêter la Fac, car je ne pouvais plus suivre les cours malgré les aménagements de ma Fac. Vu que je ne faisais plus d'études, et que l'appartement coûtait cher, je suis rentré chez mes parents, autour de Perpignan...

Mon père vit avec nous, et honnêtement il comprend mes souffrances et s'adaptent pour ne pas me mettre mal. Ma mère dit souvent que je lui gâche sa vie à lui aussi, alors qu'il fait tout pour que je me sentes bien... Malheureusement, il n'ose pas vraiment dire grand chose à ma mère et fait tout pour éviter au maximum le conflit, du coup si ma mère dit quelque chose, elle aura toujours le dernier mot sur lui.

Quand ma mère n'est pas là, il a l'air vraiment détendu et mieux, il fait plus de choses.

Ma mère est très agressive envers tout le monde aussi, et fait des reproches à mon père à tout va.

Je suis à bout, il y a plein d'autres problèmes dont je n'ai pas parlé car cela serait très long à expliquer. Mais ma mère entre dans une phase ou elle ne peut plus faire tout ces efforts pour moi( le seul effort réel qu'elle fait est de ne pas porter de chemises/polos, et encore, elle adore en mettre dans les endroits comme le salon, faisant semblant de les laver alors que personne n'en porte à la maison...).

Evidement je comprend que la situation pour mes parents soient difficiles, je comprends que cela soit pénible. Parfois je pardonne presque à ma mère, mais je vais être honnête, malheureusement, je la déteste.

Aujourd'hui je survis dans cette maison, en me disant que je vais partir un jour, mais, ma mère devient de plus en plus agressive et invivable. Me menace de faire du bruit, qu'elle va s'habiller comme elle le souhaite. Je vis en organisant beaucoup les tâches, les journées, ce qui arrangent mes parents car eux, adore l'imprévu et n'aiment pas organiser. Elles menacent de casser toutes mes "habitudes" et routine etc. La situation est vraiment compliquée...

Je précise, que pendant longtemps, elle me disait d'aller me faire diagnostiquer (car elle a lu des articles à la cons sur le TSA), pour qu'elle comprenne et qu'elles apprennent à vivre avec. Ma psychologue et ma psychiatre, suspectent depuis plusieurs années un TSA, ma mère est au courant, et depuis qu'elle le sait tout empire, elle était la première a dire qu'elle s'adaptera, mais c'était un mensonge.

Lorsque je suis parti de Montpellier pour retourner ici, j'avais la possibilité de rester un an encore là bas, et essayer d'avancer sur mon projet plus rapidement. Ma mère était la première et insistait beaucoup pour me dire de revenir à la maison, qu'elle fera tout pour que je m'y sentes bien, et qu'en plus de cela, je me ferais des économies.

Elle a commencé à être désagréable et horrible quelques mois après...

Je suis dépressif, en tout cas diag depuis 2018 sur ça, et je dois passer par le CRA pour faire les "tests", mais selon ma psychiatre c'est certain.

Travailler "normalement", sans être à distance est impossible pour moi, j'ai essayé tant de fois, mais cela s'est toujours mal passé.

Je ne cherche pas d'aide, j'ai juste envie de lâcher un peu ce que j'avais à dire, je ne pense pas vraiment qu'on puisse m'aider, ou me conseiller, car je dois juste tanker et subir jusqu'à ce que je partes. Mais chaque jour, je pense à mon futur appartement et cela me motive.

Désolé pour ce long pavé je voulais juste écrire un peu, et relâcher un peu la pression et le stress.

Merci beaucoup si vous avez tout lu, j'ai très mal écrit, de façon déconstruite, mais ca fait un peu de bien!

Bonne journée à vous. (et pardon pour les fautes j'ai écris vite)

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u/Kooky_Impression_902 — 4 days ago

Quel intérêt suivi psy ?

Salut tout le monde,

Comme l'indique le titre du post, je voulais savoir ce que vous pensiez des suivis psychologiques/psychiatriques dans le cas d'un TSA.

J'ai été diagnostiquée tout récemment à 30 ans. On me fait les gros yeux quand je dis que je ne suis pas suivie mais je n'arrive pas à trouver de professionnels et je n'en ressens pas le besoin, d'autant plus que les rares fois que j'en ai vu un, ça me met dans un état de frustration et de déprime intense pendant plusieurs jours de ne pas être comprise. Mon souhait était seulement d'obtenir des aménagements de travail mais ça n'arrivera pas malgré la RQTH en cours.

Est-ce que ça vous a aidés d'être suivis ?

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u/Darklightdaughter — 6 days ago
▲ 7 r/Autisme_France+1 crossposts

A la recherche d'une couverture lestée pour l'été

Bonjour !

Ça fait une éternité que je veux m'acheter une couverture ou une couette lestée mais je supporte très mal la chaleur en été. Je me demandais si certain.e.s d'entre vous pourriez me faire des retours d'expériences et/ou me donner des conseils à ce sujet ? Je veux investir dans quelque chose qui me durera, surtout vu les prix que j'ai vu en ligne. Je me doute que des matières naturelles et respirantes seront mieux pour le tissus mais je m'y connais beaucoup moins pour tout ce qui garnit l'intérieur.

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u/Totogro_fanzouze — 5 days ago
▲ 94 r/Autisme_France+1 crossposts

Ce que cache l'étiquette HPI

Hello, je vois pas mal de gens sur ce sub parler de diagnostic de HPI.
Je n'interviens pas à chaque fois car ça serait complètement relou, mais je trouve qu'il faut faire extrêmement attention avec ces étiquettes (en particulier si on les colle à des enfants qui n'ont rien demandé, mais même à soi-même).
L'étiquette HPI pose de nombreux problèmes. Issue d'un historique de psychologie élitiste venue tout droit du XIXème siècle, elle est le résultat d'une sorte de pathologisation de la surdouance, et le concept de surdouance lui-même pose aussi beaucoup de questions puisque c'est un des reliquats de ce qui a consisté à classer les humains entre eux.

Moi-même diagnostiquée surdouée dans l'enfance (c'est le terme de l'époque pour dire HPI, car je suis vieille) j'ai énormément souffert faute d'un diagnostic valable de mon TDAH. Mais je sais que mon cas est loin d'être isolé. Et les gens utilisent l'étiquette HPI sans savoir ce qu'elle signifie vraiment, et d'où elle provient.

Comme tout ça est très long à expliquer j'en ai carrément fait 2 épisodes de podcast, où j'ai retracé tout l'historique du concept, depuis la craniométrie du XIXème siècle aux "zèbres" des années 2000.
https://podcast.laurenplume.fr/aux-origines-du-quotient-intellectuel/
https://podcast.laurenplume.fr/du-surdoue-au-hpi/

Si vous n'avez pas le temps d'écouter, je résume en quelques phrases: Vous avez le droit de vous dire HPI si ça vous fait plaisir, mais cela ne doit JAMAIS prendre la place d'un vrai diagnostic. Cette étiquette de HPI ne correspond plus à rien de concret ni de sérieux de nos jours, car à la base cela signifiait uniquement avoir un QI élevé. Or, le QI est un outil peu sérieux, peu fiable, et qui ne veut quasiment rien dire sur un individu, en plus de servir à des fins plus que douteuses..

Je précise encore une fois que mon podcast est 100% gratuit et sans pub, et qu'il ne me rapporte pas un rond, c'est simplement un outil d'échange de savoir et de partage de connaissances.

u/Glittering-Chain7502 — 8 days ago
▲ 9 r/Autisme_France+1 crossposts

Je suis (vraiment) obsédé par mon diag

Je (h19) suis actuellement en étude sup, et j'ai souhaiter commencer un processus de diagnostic. Il faut savoir que j'aurai pu le faire avant car j'ai deja deux bilans neuropsy qui ont tous fortement fléchis vers cette hypothèse, mais je n'avais pas voulu à l'époque continuer. Entre temps j'ai rencontrer des personnes diag qui m'ont donner envie d'aller plus loin. J'ai donc envoyer un dossier à l'ema de Haute-Savoie il y à quelques semaines et j'attends leurs réponses pour savoir si je pourrai être pris en charge. mais depuis je ne fait que réfléchir sur ca, ca occupe presque l'entièreté de mon esprit. je me demande si je suis allé au bon endroit (car je ne comprend rien a ces histoires de autisme de niveau 1/2 ou 3). je me demande si ce que j'observe chez moi est vraiment lié à l'autisme/tdah ou si c'est uniquement moi qui me monte la tete pour rien. je me demande aussi c'est, meme si le diag est positif ce serait pas un peu faux (symdrome de l'imposteur quoi), et aussi à quoi cela concretement me servirait dans ma vie de tout les jours.

Voila beaucoup de questions en vrac qui se bouscule et me donne l'impression de devenir un peu fou, donc si qq est passé par la et/ou si vous avez des conseils à donner je suis preneur.

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u/MiniYouki_ — 5 days ago

Emploi

Bonjour,

Je suis autiste et j’ai un TDAH. Je n’ai pas réussi à faire d’études supérieures. Je suis chez mes parents, sans argent, sans travail. Incapable de me payer quoi que ce soit. Je rêve de vivre en autonomie.

J’ai tout essayé, les études, le travail alimentaire, l’intérim. Rien n’y fait. Je ne tiens pas le coup. Malgré des aménagements.

Aujourd’hui j’ai potentiellement l’opportunité d’être prise en BPJEPS en alternance en tant qu’entraîneur de gym. Je suis ancienne gymnaste de haut niveau. Cela me permettrait d’avoir un revenu, minime, mais un revenu quand même. Dans un milieu que je connais déjà.

Mais même là je ne me sens pas capable. Le bruit de la salle, la pression, la fatigue car le travail est en fin de journée…

Je rêve d’une vie où j’ai le temps de prendre soin de moi, de faire ce qui me plaît (j’adore courir et nager) et surtout d’avoir l’argent de vivre en autonomie et de me payer mon appartement, mes vacances, de me permettre de prendre le train pour aller voir mes copains…

Quand à l’AAH, elle n’est de un pas suffisante pour vivre et de deux, je suis encore une jeune adulte et je vais avoir bcp de mal à l’avoir.

Je suis perdue.

J’ai beau chercher, RIEN ne correspond.

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u/AnyFisherman1977 — 6 days ago

Est ce qu’une reconnaissance MDPH a des effets administratifs négatifs ?

Bonjour,

Je me demandais par exemple si être TSA augmente le prix des assurance santé ou assurances emprunt bancaire ?

Merci beaucoup !

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u/Yellowmoon55 — 6 days ago