
Le monde bouge trop vite et ça ne sert à rien de faire des stratégies long terme pour votre PME. Les boites qui réussissent ne mise pas tout sur une roadmap de10 ans
En 2026, la planification stratégique à long terme montre ses limites, dans la tech, les marchés évoluent plus vite que les cycles de décision, et un plan sur 3 ans est mis de côté dès que le premier signal de marché change. revuegestion
Les données montrent que dans les startups, entre 70 et 80% des entreprises ne dépassent pas le cap de 5 ans, et beaucoup de plans stratégiques sont déjà dépassés au bout de 6 à 12 mois. Donc le plan sur 5 ans n'a pas de sens si la strartup est morte sera morte dans 2 ans
Avec l'IA, les chiffres sont encore plus parlants : seulement 28% des projets IA sont réellement rentables, et un projet sur cinq est un échec complet parce qu'il n'a pas été suffisamment testé ni adapté en cours de route. science-et-vie
Ça peut paraître évident de faire du test & learn, mais ayant une bonne expérience dans le BTP, il est très rare de voir des plans de transformation sur moins d'un an. Je ne pense pas qu'il faille abandonner les stratégies long terme (ex : investir dans un ERP interne pour réduire sa dépendance et ses frais d'abonnement sur 5 ans a du sens, faire de la R&D selon son secteur a du sens) mais souvent je remarque qu'on pense mal le développement. Je m'explique : au lieu d'avoir un plan à deux niveaux clairs :
Niveau 1 : développement court terme, je teste mon marché, j'itère, je trouve mon PMF et j'améliore mon efficacité/rendement (genre Amazon qui fait du e-commerce)
Niveau 2 : j'investis sur le long terme et je fais un pari sur l'évolution du marché (genre Amazon qui investis dans des data center via AWS vers 2003)
On est plutôt sur :
Niveau 1 : je fais mon boulot quotidien, je ne teste rien et ne développe rien - si les clients paient c'est que ça va, il ne faut pas perturber la production
Niveau 2 : je mise tout mon développement à ce niveau, donc si ce plan foire je n'aurai pas avancé d'un pouce
Les meilleures qui survivent et croissent, ne se distinguent pas (que) par la longueur de leur plan, mais par la fréquence et la qualité de leurs itérations :
- Elles surveillent des KPI courts (runway, cash burn, MRR, CAC, LTV, churn mensuel) pour ajuster en continu.
- Elles acceptent de réécrire leur roadmap tous les 6 à 12 mois, en gardant une direction claire mais des priorités très mobiles.
- Elles segmentent leurs objectifs en cycles de 3 à 6 mois plutôt que 3 ans.
- Elles mettent en place des boucles de test & learn (prototypes, A/B, MVP) pour invalider les hypothèses le plus tôt possible.
- Elles recadrent régulièrement la roadmap en fonction des signaux réels, non de "ce qu'on avait prévu". cino-at-work
On réécrit souvent notre roadmap et c'est normal.