pourquoi avoir peur de l'avenir ?
Pourquoi ai-je l'impression d'avoir déjà vécu ce qui se passe avec la création de l'IA ? Je m'explique : je suis un boomer et surtout un « fils de pub », un vrai soixante-huitard. À cette époque, j'ai vraiment participé à la mise en œuvre du lavage de cerveau et de l'empoisonnement publicitaire.
La publicité remplaçait deux choses distinctes : la réclame, qui fait connaître un produit, et la propaganda, qui transforme tout, adjectifs mélangés. Résultat : on vous montre une pin-up et vous achetez une voiture !
Quel rapport avec l'IA aujourd'hui, me direz-vous ? Eh bien, la pub a transformé la communication et les entreprises ont changé leur façon de promouvoir leurs produits. Certains s'en sont enrichis, d'autres s'en sont appauvris, sans que cela soit lié à la manière de fabriquer ou de vendre.
À mon avis, l'IA va agir de la même manière en s'implantant dans nos automatismes... La vie continuera, ni mieux ni moins bien, et il n'y aura pas de « bonne » façon de faire. Quoi qu'il en soit, on n'arrêtera pas le processus. Cette volonté systématique de faire évoluer les choses n'a rien de nouveau : la question s'est posée dans tous les secteurs depuis le Moyen Âge.
Je terminerai par un exemple personnel : étant dessinateur de profession, mes capacités picturales ont très vite été dépassées par la photographie. Puis sont arrivés le fax, la photocopie, le téléphone portable, et maintenant l'IA. Sans parler de métiers historiques comme les cochers, remplacés par les taxis, eux-mêmes concurrencés par Uber...
Alors, pas de panique ! Faisons confiance aux générations à venir, comme on nous a fait confiance après les dernières guerres (même s'il y aurait beaucoup à en redire !).