40 % des recrutements servent à absorber un pic d’activité : le CDI est-il un luxe pour les PME ?

Salut le sub,

40,7 % des projets de recrutement en 2026 sont liés à un surcroît ponctuel d’activité. À l'inverse, seulement 22,2 % sont liés au développement d'une nouvelle activité.

Vous pouvez avoir besoin de quelqu'un immédiatement parce que votre carnet de commandes explose, mais aucune garantie d'avoir suffisamment de travail pour cette personne dans 6 ou 12 mois. Embaucher transforme alors une hausse ponctuelle du chiffre d'affaires en coût fixe qui, lui, peut rester pendant des années.

Aujourd'hui, les entreprises peuvent utiliser l'intérim, des freelances via Malt, sous-traiter une partie de leur activité ou, de plus en plus, automatiser certaines tâches avec des logiciels et de l'IA. Ça coûte parfois plus cher à court terme, mais ça permet aussi d'adapter beaucoup plus facilement ses coûts à son activité.

Et c'est là qu'il y a un paradoxe : on voudrait que les entreprises embauchent davantage en CDI pour sécuriser les salariés, mais on demande en même temps aux entrepreneurs d'être de plus en plus agiles et capables d'absorber les crises**.** Pour une petite boîte qui ne possède pas plusieurs millions d'euros de trésorerie, les deux objectifs ne sont pas toujours faciles à concilier.

Ça ne veut évidemment pas dire que le CDI va disparaître. Quand une entreprise sait qu'elle aura durablement besoin d'une compétence, recruter permet de former quelqu'un, conserver son savoir-faire et construire une équipe. Mais pour absorber une augmentation temporaire de la demande, le CDI est peut-être progressivement en train de devenir la solution la plus engageante parmi énormément d'autres.

Et le marché du travail commence déjà à évoluer dans ce sens. En 2025, 13,5 % des personnes en emploi en France travaillaient comme indépendants, soit la proportion la plus élevée depuis 1998. Fin 2024, la France comptait 4,3 millions de travailleurs non salariés, dont plus de 2 millions de micro-entrepreneurs, un nombre en hausse de 8,2 % sur un an.

Et la dynamique continue : en 2025, 758 600 micro-entreprises ont été créées, un nouveau record et plus du double du niveau de 2017. Rien que sur Malt, plus de 624 000 freelances sont aujourd'hui référencés en France.

On pourrait donc progressivement arriver à un marché où les entreprises veulent de plus en plus acheter une compétence pendant quelques semaines ou quelques mois plutôt que recruter une personne pour plusieurs années.

Et ça pose une question aux demandeurs d'emploi : est-ce que chercher uniquement un CDI est encore la meilleure stratégie, ou faut-il apprendre à vendre ses compétences en freelance, en passant d'une entreprise à l'autre au gré de leurs pics d'activité pour travailler toute l'année ?

Et côté entrepreneurs : quand votre activité augmente, vous préférez recruter en CDI, prendre un freelance ou sous-traiter ?

Source : France Travail — Besoins en main-d’œuvre 2026

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u/les_actus_du_sub — 3 days ago

Vous aurez plus de contrôles fiscaux à cause de l’IA et de la facturation électronique

Salut le sub,

Vous n'êtes pas les seuls : le fisc aussi utilise l'IA, et les chiffres sont assez parlant.

En 2025, 52 % des dossiers concernant des professionnels clos par la DGFiP avaient été orientés grâce à ses outils d'analyse de données et d'IA. Le data mining a permis à lui seul de recouvrer 2,8 milliards d'euros, contre 2,5 milliards en 2024. Au total, le contrôle fiscal a permis de notifier 17,1 milliards d'euros de droits et pénalités en 2025

Et à partir du 1er septembre 2026, une nouvelle brique va progressivement s'ajouter : la facturation électronique (si vous avez des questions un post du sub est disponible pour vous éclairer, un wiki arrive bientôt). Toutes les entreprises devront pouvoir recevoir des factures électroniques dès septembre. Les grandes entreprises et ETI devront également les émettre et transmettre leurs données de transaction et de paiement à l'administration, avant les PME et microentreprises en septembre 2027. Près de 10 millions d'acteurs économiques sont concernés.

Le gouvernement le dit d'ailleurs lui-même : la réforme permettra « une meilleure connaissance de l'économie française », et certaines données de facturation, de transaction et de paiement seront directement transmises à l'administration.

Mettez maintenant les deux ensemble : davantage de données structurées + des algorithmes déjà utilisés pour sélectionner plus de la moitié des dossiers professionnels contrôlés. On peut facilement imaginer demain un système capable de repérer automatiquement une incohérence entre TVA déclarée, factures émises, paiements, chiffre d'affaires ou comportement habituel d'entreprises similaires. Ce dernier point est une projection, pas quelque chose que la DGFiP annonce aujourd'hui, mais la quantité de données disponibles pour cibler les contrôles va clairement augmenter.

Et cette centralisation pose aussi une autre question : celle de la sécurité des données, et on sait que l'État n'est pas très bon lorsqu'il s'agit de les protéger.

La semaine dernière à peine, une cyberattaque visant la DGFiP a conduit à la publication de données concernant plus de 700 000 contribuables selon les données analysées par plusieurs médias. Des informations très intéressantes pour des escrocs qui chercheraient à cibler les contribuables les plus aisés.

Côté entreprises, la question devient aussi sensible avec la facturation électronique : nos données de facturation permettent de comprendre qui sont nos clients et fournisseurs, les montants facturés, nos marges et une partie du fonctionnement économique de nos entreprises.

Quel est votre avis sur le sujet ? Plus de données et d'IA pour mieux cibler les fraudeurs, ou est-ce que cette centralisation commence à vous inquiéter ?

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Source principale : https://www.economie.gouv.fr/actualites/lutte-contre-la-fraude-un-controle-fiscal-toujours-plus-efficace-en-2025?utm_source=chatgpt.com

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u/les_actus_du_sub — 4 days ago

Les vieux, les seniors, les ainés vont-ils devenir le plus gros marché des entrepreneurs français ?

Salut le sub,

En juin, l'Insee a publié ses nouvelles projections démographiques : la France compte aujourd'hui environ 15,3 millions de personnes de 65 ans ou plus. Elles devraient être 21,1 millions en 2070, soit près d'un Français sur trois. Mais la transformation la plus importante concernera surtout les plus âgés : le nombre de personnes de 80 ans ou plus devrait passer de 4,3 à près de 9 millions.

On cherche souvent les prochains gros marchés dans l'IA ou les nouvelles technologies, mais le vieillissement de la population est probablement l'une des tendances économiques les plus prévisibles des prochaines décennies. Bercy estimait déjà que la Silver Economy pourrait représenter plus de 130 milliards d'euros de chiffre d'affaires à l'horizon 2030.

Et derrière "Silver Economy", il n'y a pas uniquement les maisons de retraite. Il faudra adapter des millions de logements pour permettre aux personnes de rester chez elles, développer l'aide à domicile, la livraison, les transports, les loisirs, les assurances, la santé, l'alimentation, les services financiers, mais aussi des produits extrêmement simples pensés pour une population plus âgée.

Il y a également un deuxième marché beaucoup moins réjouissant mais impossible à ignorer : la dépendance. En 2021, environ 2 millions de seniors étaient en perte d'autonomie. L'Insee et la Drees estiment qu'ils pourraient être près de 2,8 millions autour de 2050. (Insee)

Et ce qui est intéressant pour les entrepreneurs, c'est que ce marché ne repose pas sur un pari technologique. On ne sait pas quelle IA dominera dans dix ans, quel réseau social sera encore utilisé ou quelle technologie remplacera la suivante. Mais on sait déjà avec une assez grande certitude que des millions de Français supplémentaires vont vieillir.

Ça va forcément créer de nouveaux besoins, mais aussi obliger des entreprises qui ne se considèrent absolument pas comme appartenant à la Silver Economy à adapter leurs produits. Un restaurateur, une banque, un constructeur automobile, un promoteur immobilier ou un e-commerçant aura simplement une clientèle moyenne plus âgée qu'aujourd'hui.

Et vous, quels business pensez-vous que le vieillissement de la population va faire exploser dans les prochaines années ?

Sources : Insee — nouvelles projections démographiques 2026-2070 · Ministère de l'Économie — Silver Economy · Insee/Drees — projections de perte d'autonomie

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u/les_actus_du_sub — 6 days ago

La France ouvre autant d'usines qu'elle en ferme : la réindustrialisation est-elle déjà en train de caler ?

Salut le sub,

On parle beaucoup de réindustrialisation depuis quelques années, de souveraineté, de Made in France et de relocalisation (on a d'ailleurs parlé du Slip Français cette semaine et de son introduction en bourse). Mais les derniers chiffres de Bpifrance montrent que la dynamique commence peut-être à atteindre un plateau.

Au premier semestre 2026, 101 nouveaux sites industriels ont été inaugurés en France. Mais le bilan est nul car, dans le même temps, suffisamment de sites ont fermé pour compenser ces ouvertures. Pour chaque nouvelle capacité industrielle créée, une autre a quasiment disparu. Un an plus tôt, le solde était encore positif à +25. Le nombre d'ouvertures a également fortement baissé puisqu'on en comptait 136 sur la même période l'année dernière. (Bpifrance | Presse)

Et derrière ces chiffres, il y a deux industries françaises qui semblent évoluer dans des directions assez différentes. Les secteurs innovants, technologiques et liés à la transition écologique continuent de tirer les ouvertures. Depuis 2024, par exemple, les industries vertes affichent 61 ouvertures pour 21 fermetures, l'énergie 46 ouvertures pour 13 fermetures et l'industrie 4.0/électronique 49 ouvertures pour 17 fermetures. À l'inverse, les biens de consommation et d'équipement affichent 51 ouvertures pour 99 fermetures.

C'est assez intéressant parce qu'en parallèle, l'argent continue d'arriver dans l'industrie. Les startups industrielles françaises ont levé 1,94 milliard d'euros au premier semestre 2026, soit +42 % en un an, avec cinq tours de table supérieurs à 100 M€, notamment chez Pasqal, Harmattan AI, Bionyra, Hynaero et Quobly.

Donc la France n'est pas forcément en train de se désindustrialiser à nouveau. Elle est peut-être surtout en train de remplacer progressivement une partie de son ancienne industrie par une nouvelle : moins de certaines industries traditionnelles exposées à la concurrence internationale, davantage de robotique, d'électronique, d'énergie, de greentech ou de nouvelles usines issues de startups.

D'ailleurs, sur l'ensemble de 2025, la France avait déjà ouvert 245 sites industriels et en avait fermé 244. Derrière les annonces de nouvelles usines, le solde réel était donc déjà quasiment nul. Mais là encore, le détail est intéressant : les startups avaient ouvert 75 sites pour seulement 34 fermetures, alors que les grands groupes et les PME/ETI affichaient davantage de fermetures que d'ouvertures.

Finalement, le sujet n'est peut-être pas seulement de savoir si la France ouvre suffisamment d'usines, mais quelles usines elle ouvre et lesquelles elle perd. On peut avoir un nombre total d'usines qui stagne tout en transformant profondément notre appareil industriel.

Est-ce que la réindustrialisation française est en train de caler, ou est-ce simplement notre industrie qui est en train de changer de visage ?

Source principale : Observatoire Industrie Bpifrance — bilan du premier semestre 2026

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u/les_actus_du_sub — 7 days ago

À partir du 11 août, le démarchage téléphonique devient interdit par défaut : est-ce la fin du cold calling B2C ?

Salut le sub,

À partir du 11 août 2026, le démarchage téléphonique des particuliers change complètement de logique en France : une entreprise ne pourra plus appeler un consommateur à des fins commerciales sans avoir obtenu son consentement au préalable. Jusqu'ici, le principe était plutôt de pouvoir démarcher sauf si le consommateur s'y opposait, notamment via Bloctel. Désormais, on passe donc d'un système d'opt-out à un système d'opt-in.

Pour aller chercher de nouveaux clients particuliers à froid, il faudra désormais pouvoir démontrer que la personne a donné son accord (formulaire sur les réseaux sociaux, conditions d'utilisation que personne ne lit, etc., etc.).

Et ça peut avoir un impact énorme sur certains secteurs. Assurance, télécoms, énergie, travaux, immobilier, services aux particuliers... Pendant des années, certaines entreprises ont construit une partie importante de leur acquisition autour de fichiers de prospects et de centres d'appels. À partir du moment où il faut obtenir l'autorisation de quelqu'un avant même de pouvoir l'appeler, toute la mécanique change.

Ça ne signifie pas forcément la mort du téléphone comme canal de vente. Les entreprises vont probablement devoir déplacer leurs investissements vers Google, Meta, TikTok, les comparateurs, le contenu, le référencement ou encore des formulaires permettant aux prospects de demander eux-mêmes à être rappelés.

Autrement dit, le téléphone pourrait passer d'un outil permettant de créer le lead à un outil permettant de convertir un lead déjà acquis.

En voulant protéger les consommateurs, est-ce qu'on ne risque donc pas aussi de renforcer indirectement les entreprises qui possèdent déjà l'attention ? Si demain une petite boîte ne peut plus appeler directement ses prospects, elle devra peut-être payer Google, Meta ou une plateforme pour obtenir leur attention et leur consentement avant de pouvoir leur parler.

Finalement, le cold calling B2C ne disparaît peut-être pas complètement, mais l'acquisition du consentement devient elle-même une nouvelle étape du tunnel de vente.

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Source : Service Public — nouvelles règles du démarchage téléphonique à partir du 11 août 2026

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u/les_actus_du_sub — 8 days ago

Votre plus gros client est aussi votre plus gros risque

Avoir un gros client est souvent une excellente nouvelle pour nous : du chiffre d'affaires récurrent, moins de temps passé à prospecter et davantage de visibilité sur les prochains mois. Mais à partir de quand un gros client devient-il surtout un risque pour votre entreprise ?

Une étude publiée par l'Insee montre qu'entre 2021 et 2023 en moyenne, un indépendant sur quatre réalisait au moins 50 % de son activité avec un seul partenaire économique. Chez les micro-entrepreneurs, c'est même un sur trois. Et pour 12 % des indépendants, perdre ce partenaire pourrait directement mettre en péril la survie de leur activité.

Le problème est assez simple : plus votre chiffre d'affaires dépend d'un client, plus votre pouvoir de négociation diminue. Parmi les indépendants dont la survie dépend d'un partenaire, 51 % déclarent que celui-ci les contraint dans la fixation de leurs prix ou tarifs. Et le sujet ne concerne évidemment pas uniquement les freelances : la DGCCRF considère d'ailleurs la part qu'un client représente dans le chiffre d'affaires comme l'un des critères permettant d'évaluer une situation de dépendance économique.

Le client qui fait décoller votre entreprise peut donc aussi devenir celui qui la fragilise le plus. Il vous apporte 40 ou 50 % de votre CA, vous recrutez pour répondre à ses besoins, vous adaptez vos process, parfois vos prix... puis, le jour où il change de fournisseur, réduit ses commandes ou rencontre lui-même des difficultés, vous devez absorber la chute.

Le secteur agricole et agroalimentaire en est un bon exemple avec la dépendance de certains producteurs et fournisseurs à la grande distribution et les dérives que ce rapport de force peut engendrer. Un documentaire Arte en parle très bien (il a depuis été supprimé mais j'ai pu retrouver un post Reddit qui en parle) des fournisseurs sont contraints, dans certains hypermarchés, de venir faire gratuitement la mise en rayon de leurs propres produits ou les inventaires sous la menace d'une rupture de contrat.

Bpifrance disait déja en 2021 dans une formation destinée aux PME que 24 % des défaillances d'entreprises seraient consécutives à la défaillance de leur principal client, soit près d'une entreprise sur quatre.

Diversifier ses clients n'est peut-être pas uniquement une stratégie commerciale. C'est aussi une forme d'assurance : accepter de consacrer du temps à trouver des clients plus petits alors qu'un gros compte pourrait remplir tout votre carnet de commandes permet aussi de ne jamais laisser une seule entreprise décider indirectement de votre survie.

Vous avez déja vecu ce type de situation ?

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u/les_actus_du_sub — 9 days ago
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Le Slip Français entre en bourse : peut-on encore produire en France et être rentable ?

Salut le sub,

Le 14 juillet, Le Slip Français s'est introduit en Bourse sur Euronext Growth avec une valorisation d'environ 19,2 millions d'euros. L'opération lui permet notamment de lever 5 millions d'euros pour financer son développement et a attiré plus de 7 000 investisseurs particuliers.

C'est une entreprise à cheval entre la mode, le e-commerce et l'industrie. Après plusieurs années compliquées, la marque a réduit son nombre de références, augmenté ses volumes, baissé ses prix et surtout commencé à intégrer une partie de sa production, avec notamment des usines à Aubervilliers. L'objectif : utiliser les volumes et l'automatisation pour rendre la production française plus compétitive (même si une grosse partie de son CA n'est pas réalisée en France).

Et le pari commence à prendre forme : en 2025, l'entreprise réalisait 21,1 M€ de chiffre d'affaires pour 700 000 € de résultat net. Elle veut maintenant aller plus loin en automatisant davantage ses usines, produire pour d'autres marques et même parvenir à fabriquer certains vêtements en France à des coûts se rapprochant de ceux du Portugal.

Pendant longtemps, le Made in France reposait beaucoup sur l'idée que le consommateur accepterait de payer plus cher pour acheter français. Le Slip Français tente une autre approche : essayer de rendre l'industrie française suffisamment efficace pour ne plus avoir besoin de demander cet effort au consommateur

Et vous, pensez-vous qu'on peut réellement reconstruire une industrie textile compétitive en France ?

L'action est aujourd'hui à 6.11€

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u/MentalMap9460 — 9 days ago

LES INVESTISSEURS PRÉFÈRENT DÉSORMAIS LES PLOMBIERS AUX STARTUPS PARCE QUE L’IA NE PEUT PAS LES REMPLACER

Salut le sub,

On vient de tomber sur une news partagée par le média Les Financiers : Plomberie : la premire licorne du secteur est née.

Pendant près de 20 ans, l'argent des fonds s'est massivement dirigé vers les logiciels et la tech : croissance rapide, pas d'usine, pas de camion, pas de stock, des marges importantes et surtout la possibilité de vendre quasiment le même produit à 10 ou à 100 000 clients. Un modèle agile, flexible et extrêmement scalable.

Mais l'IA est en train de changer une partie de l'équation. Depuis 2025, les investisseurs commencent à s'interroger sur la capacité de certaines entreprises de logiciels à conserver leur avantage concurrentiel dans un monde où développer de nouvelles fonctionnalités devient de plus en plus rapide et moins coûteux. Les fonds commencent donc à regarder avec beaucoup plus d'intérêt une autre catégorie d'entreprises : les activités qu'aucune IA ne peut copier ou remplacer à distance.

Une fuite d'eau, une climatisation en panne ou une installation électrique nécessitent toujours un humain, un camion et une caisse à outils. Vous pouvez demander à ChatGPT comment réparer votre chaudière, à un moment il faudra quand même que quelqu'un se déplace chez vous.

Et les fonds ont trouvé une mécanique particulièrement intéressante pour investir dans ces métiers : racheter des PME familiales isolées, puis les regrouper.

Une petite entreprise de plomberie locale, sans marque nationale ni véritable réseau commercial, peut être rachetée sur des multiples relativement faibles (5 à 6x leurs EBITDA). Mais une fois plusieurs dizaines de PME regroupées sous une même structure, avec une marque, des fonctions support, du marketing, des achats mutualisés et un réseau national, l'ensemble du groupe peut être revendu sur des multiples beaucoup plus importants (17 à 20x leurs EBITDA).. C'est ce qu'on appelle une stratégie de roll-up.

Et les montants commencent à devenir assez dingues.

Aux États-Unis, Goldman Sachs a par exemple racheté Sila Services, spécialisé dans le chauffage, la climatisation, la plomberie et l'électricité, pour une valorisation estimée autour de 1,5 milliard de dollars. Plus récemment, Apex Service Partners, qui regroupe lui aussi des entreprises de plomberie, chauffage, climatisation et électricité, a été valorisé 10 milliards de dollars lors de l'entrée d'Apollo à son capital.

Et on a notre exemple français.

En 2005, Batibig reprend une PME française de plomberie de seulement 6 salariés pour 1 € symbolique. Plusieurs fonds se succéderont ensuite au capital, dont Siparex, EMZ et désormais Charterhouse. Aujourd'hui, le groupe francilien réalise plusieurs centaines de millions d'euros de chiffre d'affaires et sa valorisation annoncée tourne autour de 1,2 milliard d'euros.

Pourquoi ces entreprises rassurent autant les investisseurs ?

D'abord parce qu'on ne fabrique pas des plombiers, des électriciens ou des chauffagistes aussi rapidement que les fonds lèvent des capitaux. Il existe une véritable barrière humaine à l'entrée : même avec énormément d'argent, il faut trouver et former les professionnels capables de réaliser les interventions. France Travail recensait en 2024 plus de 1 000 projets de recrutement pour les plombiers-chauffagistes, avec 58% de recrutements jugés difficiles francetravail

En plus de ces avantages : ces métiers pourraient aussi profiter directement de la croissance de l'IA.

L'intelligence artificielle nécessite des data centers, qui nécessitent eux-mêmes énormément d'électricité, de refroidissement, de réseaux et de maintenance. Goldman Sachs estime que les hyperscalers pourraient investir 5 300 milliards de dollars dans l'IA et les data centers d'ici 2030. Derrière les GPU, il faudra donc toujours des électriciens, des techniciens, des climaticiens et des entreprises du BTP pour construire et maintenir toutes ces infrastructures.

PS : la logique consistant à fusionner des PME pour créer de très grands groupes n'est évidemment pas nouvelle. Des géants français du BTP comme Vinci se sont notamment construits au fil de leur histoire par acquisitions et regroupements de PME (Dumez, Petit, BATEG etc).

Ce qui change aujourd'hui, ce n'est donc pas la stratégie. C'est le volume d'argent qui commence à être investi dans des PME que quasiment personne, en dehors des acteurs du secteur, ne regardait auparavant, et surtout les niveaux de valorisation qu'elles commencent à atteindre.

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u/les_actus_du_sub — 11 days ago

LES ENTREPRISES SONT-ELLES EN TRAIN DE TUER LES INTERMÉDIAIRES ?

Pendant des décennies, vendre un produit signifiait presque toujours passer par un intermédiaire. Un fabricant avait besoin d'un distributeur, un agriculteur d'un grossiste, une marque de magasins physiques et un artisan de revendeurs pour toucher ses clients. Ces intermédiaires apportaient de la visibilité, de la logistique et un réseau commercial qu'il était quasiment impossible de construire seul.

Aujourd'hui, ce modèle évolue.

Grâce aux réseaux sociaux, au e-commerce et aux outils numériques, une entreprise peut désormais construire sa propre audience et vendre directement à ses clients. Instagram, TikTok, YouTube ou LinkedIn permettent de créer une relation avec des milliers, voire des millions de personnes, sans dépendre exclusivement d'un distributeur.

Les grands groupes ont d'ailleurs tenté d'en faire une stratégie à part entière. Nike a fortement développé son modèle Direct-to-Consumer (DTC) en privilégiant ses propres magasins, son site web et ses applications afin de récupérer davantage de marge et de mieux connaître ses clients. Mais l'expérience montre aussi les limites de cette approche : en réduisant sa présence chez des distributeurs comme Foot Locker, la marque a perdu en visibilité et en volume de ventes sur certains marchés, car elle était moins représentée dans les rayons. Nike est d'ailleurs revenu vers une stratégie plus équilibrée, preuve que les intermédiaires conservent une vraie valeur. (Sources : rapports annuels Nike, analyses Statista.)

Cette logique ne concerne plus uniquement les multinationales.

On en parlait justement sur le sub avec le boucher Chez Castaing ou le fromager suisse Luisier Affineur. Ces entreprises traditionnelles ont construit leur propre audience sur les réseaux sociaux avant de vendre directement à leurs clients. Luisier Affineur cumule aujourd'hui près de 2 millions d'abonnés sur ses réseaux et a vu ses ventes exploser grâce à cette visibilité. Chez Castaing explique, de son côté, avoir augmenté le chiffre d'affaires de la boucherie familiale de 40 % en un an après avoir lancé sa stratégie TikTok.

Avant, un distributeur permettait d'accéder aux clients.

Aujourd'hui, une entreprise peut d'abord construire sa communauté, puis choisir si elle souhaite vendre en direct, passer par Amazon, être référencée chez un distributeur ou combiner les deux. L'intermédiaire devient un levier de croissance parmi d'autres, et non plus un passage obligé.

Au fond, est-ce que le véritable changement n'est pas là ?

Les entreprises ne cherchent peut-être pas à supprimer les intermédiaires. Elles cherchent surtout à ne plus en dépendre.

Et vous, pensez-vous que les entreprises devraient chercher à vendre le plus possible en direct, ou les distributeurs, les marketplaces et les autres intermédiaires resteront-ils toujours indispensables pour accélérer leur croissance ?

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u/les_actus_du_sub — 13 days ago

LE CV EST DEVENU INUTILE POUR RECRUTER ?

Pendant des décennies, le CV a été la porte d'entrée quasi obligatoire vers un emploi. En quelques lignes, il résumait un parcours, des diplômes, des expériences et des compétences. Pourtant, plusieurs signaux montrent que les méthodes de recrutement évoluent rapidement.

Selon une étude LinkedIn publiée début 2026, 66 % des recruteurs déclarent qu'il est devenu plus difficile de trouver des candidats qualifiés, malgré l'augmentation du nombre de candidatures. Dans le même temps, 93 % prévoient d'augmenter leur utilisation de l'IA dans leurs processus de recrutement et 59 % expliquent que ces outils leur permettent déjà d'identifier des profils qu'ils n'auraient jamais trouvés avec leurs méthodes traditionnelles. (LinkedIn News)

Donc qu'est-ce qui remplace progressivement le CV ?

Pour beaucoup de métiers, la réponse semble être la preuve.

Un développeur possède son GitHub. Un designer son Behance. Un photographe son Instagram. Un vidéaste sa chaîne YouTube. Un entrepreneur documente son parcours sur LinkedIn, X ou Reddit. Autrement dit, on ne se contente plus de dire ce que l'on sait faire : on le montre publiquement.

Cela change aussi la manière de recruter. Un recruteur peut désormais consulter plusieurs années de publications, de projets ou de réalisations avant même de rencontrer un candidat. Il observe sa façon de communiquer, de résoudre des problèmes, de partager ses connaissances ou d'interagir avec une communauté. Pour certains métiers techniques, les recruteurs demandent même directement un portfolio ou un profil GitHub afin d'évaluer le travail réalisé plutôt que de s'appuyer uniquement sur le CV. (LinkedIn)

Évidemment, cette logique ne concerne pas tous les secteurs. Un maçon, un infirmier ou un chauffeur ne publieront pas forcément leur quotidien en ligne. Mais là aussi, les usages évoluent. De plus en plus d'artisans, de restaurateurs, de mécaniciens ou de commerçants utilisent les réseaux sociaux pour montrer leur savoir-faire. À l'origine, c'était du marketing. Aujourd'hui, c'est aussi une démonstration publique de leurs compétences.

Demain, les meilleurs profils seront-ils ceux qui possèdent le plus beau CV... ou ceux qui auront construit la meilleure réputation publique sur LinkedIn, GitHub, YouTube, Reddit ou d'autres plateformes ?

Et vous, lorsque vous recrutez, est-ce que vous vous contentez encore d'un CV, ou allez-vous systématiquement regarder le LinkedIn, les réseaux sociaux ou les réalisations du candidat avant de prendre votre décision ?

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u/les_actus_du_sub — 13 days ago

LE PROCHAIN PROFESSEUR DE VOTRE ENFANT SERA-T-IL UNE ENTREPRISE ?

Salut le sub,

De nombreuses entreprises investissent désormais dans leurs propres programmes de formation, non seulement pour développer les compétences de leurs salariés, mais aussi pour former leurs futurs clients, partenaires ou recrues.

Aux États-Unis, ce modèle est déjà bien installé. Google propose ses Career Certificates, Microsoft développe Microsoft Learn, Amazon possède tout un écosystème de certifications AWS et IBM investit dans SkillsBuild. Derrière ces plateformes se cache une stratégie simple : lorsqu'un développeur apprend sur Azure, AWS ou Google Cloud avant même son premier emploi, il y a de fortes chances qu'il continue ensuite à utiliser ces technologies dans sa vie professionnelle. Former devient alors un formidable levier d'acquisition et de fidélisation.

En France, le phénomène est plus discret mais suit la même logique.

- Dans le BTP, le Centre Gustave Eiffel, historiquement porté par Bouygues Construction avec la CCI, forme depuis des années les futurs professionnels du secteur. L'objectif est bien sûr de répondre aux besoins de recrutement, mais aussi de diffuser des méthodes de travail et d'accompagner toute une filière.

- De son côté, l'École 42 de Xavier Nel travaille en permanence avec des entreprises qui viennent recruter, organiser des hackathons, former leurs collaborateurs ou lancer des projets de R&D avec les étudiants.

On retrouve désormais cette stratégie dans des entreprises beaucoup plus jeunes. Cet été, LegalPlace a lancé LegalPlace Academy, avec des formations à la création d'entreprise, au webmarketing, à la comptabilité et même à l'IA. En formant de futurs entrepreneurs, LegalPlace crée une relation avec eux avant même qu'ils aient créé leur société. Lorsqu'ils passeront à l'action, il y a de fortes chances qu'ils utilisent ensuite LegalPlace pour leurs démarches juridiques, leur comptabilité ou d'autres services de l'écosystème. La formation devient donc un canal d'acquisition client à part entière.

Les entreprises sont-elles en train de remplacer l'école ? Est-ce une évolution logique face à des métiers qui changent de plus en plus vite, ou un danger pour notre modèle éducatif ?

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u/les_actus_du_sub — 14 days ago

PEUT-ON ENCORE FAIRE GRANDIR UNE ENTREPRISE SANS LES RÉSEAUX SOCIAUX ?

On a eu plusieurs posts sur le sub à ce sujet, donc on a décidé d'en faire un petit post.

En tant qu'entrepreneur, on est tous sur le marché de l'attention. Que vous prospectiez, fassiez du cold calling, des Google Ads ou distribuiez des flyers, votre objectif reste le même : capter quelques secondes d'attention de votre cible pour qu'elle écoute votre pitch et découvre vos services.

Aujourd'hui, on sait où sont échangés des millions d'heures d'attention chaque jour : Sur les réseaux sociaux. Ne pas essayer d'en capter une partie, c'est se rajouter un handicap dans une course d'athlétisme.

Créer du contenu est devenu encore plus accessible avec ce que Gary Vaynerchuk appelle dans son livre Day Trading Attention la "TikTokifisation" des réseaux sociaux. Avant, on suivait principalement des personnalités. Avec le "Pour vous" de TikTok, les algorithmes ont complètement changé la donne : aujourd'hui, on suit avant tout des sujets.

Ce qui compte le plus, ce n'est plus qui vous êtes, mais de quoi vous parlez.

Et la bonne nouvelle, c'est que vos intérêts sont alignés avec ceux des plateformes. Elles veulent que les utilisateurs restent le plus longtemps possible. Si votre cible apprécie votre contenu et qu'il crée de la retention, les algorithmes le pousseront au même titre qu'une vidéo de Kim Kardashian.

Et il y a encore mieux : l'algorithme va tester pour vous des segments d'audience qui pourraient être intéressés par votre contenu. Vous pouvez vous lancer en ciblant les mères célibataires et vous rendre compte, en lisant les commentaires, qu'il y a énormément d'enfants de mères célibataires qui réagissent à vos vidéos. Vous découvrez alors une nouvelle porte d'entrée vers votre marché, sans avoir eu besoin de la chercher.

Faire un million de vues sur TikTok ou Instagram sans dépenser un euro en publicité (et sans vous ridiculiser) est possible et même assez courant. Votre principal investissement sera le temps passé à tourner et monter vos vidéos. Et si vous ne savez pas par où commencer, recruter un stagiaire pendant moins de deux mois ne vous coûtera quasiment rien et peut suffire à lancer votre stratégie de contenu.

Les exemples ne manquent pas en France.

Sur le sub, on a reçu Racem Flazi, CEO de LegalPlace, pour un AMA. En parallèle, il développe sa chaîne YouTube qui compte près de 300 000 abonnés. Mounir de Finary a, lui aussi, construit une véritable machine à contenu autour de son entreprise, avec YouTube, LinkedIn et les réseaux sociaux comme principaux leviers d'acquisition.

Vous allez me dire que ce ne sont que des exemples dans la tech. Alors parlons d'un boucher traditionnel à Arcachon qui cartonne sur les réseaux sociaux et de ses KPI business.

Un jour, dans la boucherie Chez Castaing, le fils décide de filmer son père au travail. Résultat : l'activité explose grâce à TikTok. Il explique que le lancement du compte a permis d'augmenter le chiffre d'affaires de la boucherie familiale de 40 % en un an. Des millions de vues plus tard, des clients viennent parfois de plusieurs dizaines de kilomètres après avoir découvert leurs vidéos sur les réseaux sociaux. Ils proposent désormais un service de livraison pour certaines pièces afin de permettre aux Français qui n'habitent pas près d'Arcachon de profiter de leurs produits.

On continue avec un fromager traditionnel (Luisier Affiner), pour prouver que tous les secteurs peuvent en profiter.

Même histoire que la précédente : un fils décide de filmer son père, affineur passionné de 71 ans, en train de goûter des fromages venus du monde entier et de partager son expertise.

Résultat :

  • YouTube : environ 820 000 abonnés et plus de 336 millions de vues cumulées ;
  • TikTok : plus de 1,3 million d'abonnés ;
  • Instagram : environ 260 000 abonnés.

Soit près de 2 millions d'abonnés cumulés sur l'ensemble de ses réseaux.

Le journal Le Temps explique que les commandes ont explosé depuis que Claude Luisier est devenu une star des réseaux sociaux. Selon plusieurs médias suisses, les ventes de Luisier Affineur auraient même doublé en moins de deux ans après le lancement de TikTok.

On pourrait aussi vous parler de SOC (Strategic Organic Content) ou de PAC (Platform and Culture), mais ce sera pour un autre post.

Le message est simple : lancez-vous et profitez de la force des algorithmes. Vous passez parfois des dizaines d'heures à peaufiner votre business plan ou dépensez des milliers d'euros auprès de consultants en marketing, alors qu'il suffit parfois de mettre un iPhone entre les mains de votre stagiaire pour commencer à raconter votre métier.

Et vous, qu'est ce qui vous êmpeche de vous lancer ?

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u/les_actus_du_sub — 14 days ago

La France veut que 80 % des PME utilisent l'IA d'ici 2030 : Une opportunité pour les freelances/consultants

Il y a à peine un mois, le Gouvernement a renforcé son plan "Osez l'IA" avec un objectif très ambitieux : d'ici 2030, 100 % des grandes entreprises, 80 % des PME/ETI et 50 % des TPE auront adopté l'IA (soit environ 2,6 millions d'entreprises françaises).

Pour y parvenir, l'État déploie des ambassadeurs IA dans toute la France, finance des diagnostics, des accompagnements sur 18 mois et met à disposition des cas d'usage concrets pour aider les entreprises à passer à l'action.

Il y a quelques années, utiliser l'IA était un avantage concurrentiel.

Aujourd'hui, l'État semble considérer que ce sera bientôt une compétence de base, au même titre qu'avoir un site Internet, une messagerie professionnelle ou un logiciel de comptabilité.

C'est probablement l'une des premières fois que l'État affiche un objectif aussi chiffré d'adoption d'une technologie par les entreprises. Cela soulève une question plus large : jusqu'où les pouvoirs publics doivent-ils orienter les choix technologiques des entreprises ?

Le but du post n'est pas tant de vanter les mérites de l'IA pour votre entreprise, parce que vous les connaissez déjà, mais plutôt de savoir si c'est à l'État de tenir ce rôle.

  • Bien évidemment, l'État n'a pas les ressources en interne pour envoyer des ambassadeurs dans les 2,6 millions d'entreprises françaises. On verra donc probablement apparaître une offre importante de consultants financés par l'État, comme on l'a connu avec le CPF ou MaPrimeRénov'. La liste des ambassadeurs est d'ailleurs déjà disponible sur le site de l'État.
  • Je ne connais pas encore le processus de déploiement sur 18 mois, mais si l'objectif est réellement d'accélérer l'adoption de l'IA, les entreprises auront besoin de temps, de budget et de ressources pour mener ces transformations.

Donc au final, la question est peut-être là : l'État doit-il s'impliquer dans la manière dont les entreprises gèrent leur trésorerie et leurs investissements d'avenir, ou faut-il laisser le marché s'autoréguler ?

La question est un peu naïve, car l'État influence déjà nos décisions d'investissement. Lorsqu'il crée un crédit d'impôt, une subvention ou une aide ciblée, il cherche déjà à orienter les entreprises vers certains secteurs ou certaines pratiques. C'est la carotte pour nous faire avancer.

Mais ici, on ne parle plus simplement d'un soutien financier. On parle d'accompagner un changement culturel, technologique et organisationnel à l'échelle de plusieurs millions d'entreprises. C'est une autre dimension, et c'est peut-être la première fois que l'État se fixe un objectif aussi ambitieux sur l'adoption d'une technologie.

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Source : https://www.entreprises.gouv.fr/priorites-et-actions/transition-numerique/accompagner-les-entreprises-dans-leur-transition/le-plan?utm_source=chatgpt.com

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u/les_actus_du_sub — 15 days ago

La réussite entrepreneuriale ne veut plus dire gagner plus d'argent ?

Salut le sub,

Selon une étude publiée en 2026, la réussite entrepreneuriale ne se résume plus à la rentabilité ou au chiffre d'affaires. Les Français placent désormais en tête des critères comme :

  • 49 % : la créativité et la capacité à innover ;
  • 48 % : l'épanouissement personnel ;
  • 39 % : l'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

La rémunération reste importante, mais elle n'est plus vue comme l'unique marqueur de succès.

Bon, en soi, ces chiffres ne me choquent pas. Pour avoir travaillé sur des sujets liés à l'épanouissement au travail, on retrouve exactement les mêmes mécanismes chez les salariés. Ce qui définit le bien-être ou le mal-être au travail n'est presque jamais la rémunération. On parle plutôt de reconnaissance, d'autonomie, de culture d'entreprise et de sens. Un salarié quitte son entreprise lorsqu'elle prend une direction à laquelle il n'adhère plus. Le salaire vient après.

Aujourd'hui, qu'ils soient salariés ou entrepreneurs, les Français cherchent avant tout à redonner du sens à leur travail. Et ce, dans tous les secteurs : artisanat, santé, restauration, BTP, startups...

Ça ne m'étonne donc pas que la créativité et l'innovation arrivent en tête. Créer, écrire, peindre, imaginer, entreprendre... il y a toujours eu derrière ces activités une forme d'accomplissement. On laisse une trace, on construit quelque chose qui n'existait pas avant nous. Donc, dans une société qui s'uniformise et qui attend de nous que nous suivions un chemin déjà tracé, créer nous permet d'exister (je pense).

Mais en même temps, cette quête n'est pas accessible à tout le monde.

Si vous êtes micro-entrepreneur et que vous passez vos journées à livrer des repas Uber Eats, bon courage pour trouver de l'épanouissement dans votre capacité à innover. On parlait justement ce matin sur le sub du boom des micro-entrepreneurs et de la précarisation du travail.

À côté de ça, on vit aussi un moment particulier où beaucoup de métiers jugés répétitifs ou peu créatifs commencent à être automatisés par l'IA ou par des robots de service.

Et si c'était justement l'opportunité de redonner à l'humain les métiers où la créativité, le relationnel et le sens apportent le plus de valeur ?

Ça fait des années qu'on parle des bullshit jobs et du burn-out qu'ils occasionnent, car ces salariés, souvent bien payés, ne trouvent plus de sens à leur quotidien. À l'inverse, les métiers très ancrés dans le réel (artisanat, restauration, BTP, santé...) souffrent moins de cette perte de sens, mais pèchent par leurs conditions de travail et l'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

Finalement, est-ce que le défi des prochaines années ne sera pas de réussir à réunir les deux ?

Source : https://www.opinion-way.com/fr/publications/les-francais-redefinissent-la-performance-entrepreneuriale-2026-23089/

u/les_actus_du_sub — 15 days ago
▲ 15 r/mauvaisesreponses+1 crossposts

Le boom des micro-entrepreneurs cache-t-il une précarisation du travail ?

En France, les créations d'entreprises restent très dynamiques en 2026, mais ce qui tire surtout la hausse, ce sont les micro-entrepreneurs. Entre janvier et avril 2026, on compte 438 292 créations d'entreprises, dont 290 715 micro-entrepreneurs, soit 65,7 % des créations.

Avec une bonne partie de ces créations qui peuvent s'apparenter à du salariat déguisé : livreurs Amazon, VTC, livreurs Uber Eats/Deliveroo, etc.

Autrement dit, la croissance du "nombre d'entrepreneurs" ne veut pas forcément dire que la France a plus de boîtes solides. Une partie de cette dynamique peut aussi refléter un marché du travail qui recrute moins dans certains secteurs et pousse les candidats à se lancer, ainsi que le développement de modèles où l'on est officiellement indépendant tout en restant économiquement dépendant d'un seul donneur d'ordre.

Bien évidemment, le statut de micro-entrepreneur est une excellente porte d'entrée vers l'entrepreneuriat. Il a permis à énormément de personnes de lancer une activité avec très peu de contraintes (dont moi, et je sais que beaucoup de freelances sur le sub ont commencé comme ça). En revanche, je pense aussi qu'il est de plus en plus utilisé comme une nouvelle forme d'emploi. On voit apparaître des entreprises qui demandent à leurs prestataires de passer en micro plutôt que d'embaucher, ce qui transfère une partie des risques sur le travailleur.

À l'inverse, beaucoup de micro-entrepreneurs finissent aussi par créer leur propre structure et sortir du régime. Le statut est donc à la fois un tremplin entrepreneurial et, dans certains cas, un outil de flexibilisation du travail.

PS : Le débat n'est pas nouveau. Dès 2013, Alternatives Économiques expliquait déjà que beaucoup d'auto-entrepreneurs avaient de faibles revenus, mais se déclaraient malgré tout satisfaits grâce à la simplicité du statut. L'article soulignait aussi que la majorité d'entre eux cherchaient avant tout à créer leur propre emploi, pas à bâtir une entreprise avec des salariés.

Et vous, vous voyez le boom des micro-entrepreneurs comme une bonne nouvelle pour l'entrepreneuriat français, ou comme le signe que le marché du travail est en train de changer de nature ?

Source

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u/everything-but-archi — 15 days ago
▲ 15 r/Comptabilite+1 crossposts

La comptabilité, le nouvel eldorado pour devenir riche ?

Salut le sub,

Plus de 20 opérations de rachat par des fonds d'investissement ont été recensées dans l'expertise comptable au seul premier semestre 2026, contre moins de 5 par an avant 2023. Des groupes comme Endrix sont passés de 100 à 140 M€ de chiffre d'affaires en seulement six mois grâce à une stratégie d'acquisitions. Derrière cet engouement, on retrouve un marché français estimé à 24 milliards d'euros, composé d'environ 20 000 cabinets, avec des revenus récurrents, une forte fragmentation et des marges qui peuvent dépasser 20 % une fois la digitalisation engagée.

Ce qui n'est pas étonnant. La plupart des acteurs du secteur convergent vers le même objectif : créer un écosystème dans lequel on n'a plus besoin de sortir de leur plateforme pour gérer son entreprise. Qonto rachète Acasi, LegalPlace développe son propre outil comptable, Pennylane étend progressivement ses offres vers d'autres services...

Avant, la tendance était d'avoir un outil spécialisé : une banque, LegalPlace pour créer sa boîte, Pennylane pour sa compta, PayFit pour la partie RH. Maintenant, le secteur nous incite à n'avoir qu'un seul outil, et ils se sont tous lancés dans la course.

Beaucoup annoncent que la profession de comptable risque de grandement disparaître. Je suis assez d'accord. L'expert-comptable est indélogeable, mais le comptable, lui, c'est autre chose.

Et vous, comment interprétez-vous ce mouvement ? Est-ce que la comptabilité est en train de devenir l'un des secteurs les plus attractifs des services B2B ou, au contraire, assiste-t-on à une bulle alimentée par les fonds d'investissement ? Si vous êtes expert-comptable ou dirigeant, voyez-vous déjà cette transformation sur le terrain ?

Source

u/Angelotommy — 16 days ago

Les TPE/PME sont celles qui recrutent le plus !

Salut le sub,

Je viens de lire l’enquête BMO 2026 de France Travail, et les chiffres sont assez parlants : 2,275 millions d’intentions de recrutement pour 2026, en baisse de 6,5 % par rapport à 2025, avec 43,8 % des projets jugés difficiles à pourvoir. Deux tiers des recrutements se concentrent dans les TPE/PME, et les secteurs qui recrutent le plus sont la santé (rien de surprenant), l’hôtellerie-restauration et le commerce.

Ces chiffres ne m’étonnent pas. Moi-même, en tant qu’entrepreneur en croissance, j’ai recruté deux personnes (des alternants) cette année. Sur le papier, ça fait sens : on recrute pour grandir ou se structurer. Une fois que l’entreprise est déjà grosse et structurée, les besoins en recrutement ont tendance à diminuer.

Et vous, vous avez recruté cette année ?

Source

u/les_actus_du_sub — 18 days ago

500 000 DIRIGEANTS PARTENT À LA RETRAITE ET AUCUN NE REPRENEUR

Salut le sub,

Pratiquement personne n'en a parlé, mais le Gouvernement vient de lancer un plan lié à la reprise d'entreprise.

Pour mettre un peu de contexte, dans les 10 prochaines années, 500 000 dirigeants partiront à la retraite et 30 % des repreneurs déclarent avoir eu des difficultés à financer leur reprise. On parle de 3 millions d'emplois potentiellement concernés.

Le problème, c'est qu'aujourd'hui une entreprise sur deux ne trouve pas de repreneur.

Pour répondre à ça, Bercy vient de lancer un plan d'action autour de la transmission d'entreprise.

En gros, voilà ce qui est prévu :

  • contacter directement les dirigeants susceptibles de céder leur entreprise dans les prochaines années ;
  • créer un guide unique pour les cédants et les repreneurs ;
  • sensibiliser les jeunes à la reprise d'entreprise (et pas uniquement à la création) ;
  • s'appuyer davantage sur les experts-comptables pour accompagner les dirigeants ;
  • créer une sorte d'« application de rencontre » entre cédants et repreneurs afin de rendre visibles les opportunités de reprise ;
  • organiser des événements de rencontre dans chaque département tous les trimestres ;
  • développer le crédit-vendeur ;
  • mieux faire connaître les solutions de financement de Bpifrance ;
  • renforcer la transmission familiale et la reprise par les salariés.

On parle de création d'entreprise en France (et tant mieux), mais très peu de reprise.

Sûrement parce que c'est quelque chose de plus adapté aux entrepreneurs aguerris. Cela demande de bonnes compétences en gestion, en analyse, ainsi qu'un capital de départ pour se positionner sur un rachat.

Mais reprendre une boîte qui possède déjà des clients, du chiffre d'affaires, des salariés, une marque et des process est parfois moins risqué que de partir de zéro. C'est une énorme opportunité pour ceux qui savent la saisir.

Surtout qu'avec les immenses possibilités d'optimisation des process que l'IA nous offre, les repreneurs auront mille pistes pour booster la rentabilité des entreprises reprises, en particulier celles qui fonctionnent encore avec des process vieillissants.our booster la rentabilité des boites reprises surtout celles avec des vieux process

https://www.economie.gouv.fr/actualites/objectif-reprises-un-plan-daction-pour-faciliter-la-transmission-reprise-des-entreprises

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u/les_actus_du_sub — 21 days ago

4,6 MILLIARDS LEVÉS PAR LA FRENCH TECH, ET MOINS DE BOÎTES FINANCÉES QU'AVANT

Salut le sub,

Je vous partage cette info disant que la French Tech a levé 4,6 milliards d'euros entre janvier et juin, soit une progression de +65 % sur un an, ce qui semble être une bonne nouvelle pour la sphère entrepreneuriale. Mais en creusant un peu les chiffres, on se rend compte que 50 % de ces 4,6 milliards sont dédiés à des startups d'IA.

Et ça soulève un problème, on finance moins les autres projets, et le tissu entrepreneurial risque de s'homogénéiser. Car oui, globalement, plus d'argent est mis sur la table, mais de moins en moins pour les projets moins "à la mode".

Sur ces 4,6 milliards, on a par exemple 7 méga-levées qui faussent l'interprétation comme notre ami Yann LeCun qui a levé 890 millions, Alan et ses 480 millions, Quobly et ses 150 millions dans l'informatique quantique, ou encore LegalPlace et ses 70 millions (on avait d'ailleurs fait un AMA avec Racem, le CEO de la boîte).

Donc en gros, la French Tech lève 65 % de plus que l'année dernière, mais finance 10 % de boîtes en moins, et 50 % des montants levés sont concentrés dans un même secteur et 80% du total a été levé en IDF. Elle s'intéresse de plus en plus aux champions, car le ticket moyen, qui était à 9 millions, est passé à 16 M€ en seulement 12 mois.

Je mets un warning sur le risque d'homogénéisation car comme tout le monde, je crois en des boîtes comme Alan ou AMI Labs, mais on a le potentiel de créer des champions dans d'autres secteurs. Il y a plein d'exemples hors French Tech "classique" qui ont fait leurs preuves. Je pense à Exotec, qui développe ses propres robots et ses propres process logistiques à travers le monde et à une valo de plus de 2 milliards et ces entreprises auront aussi besoin d'avoir accès à ces financements

En attendant que la situation évolue, si vous voulez lever des fonds, rajoutez une slide sur l'IA dans votre pitch. 😅

Ceux qui ont cherché des fonds ces six derniers mois, hors Paris ou hors IA, ça donnait quoi vos rendez-vous investisseurs ?

https://www.infosoir.com/info7997/business/levees-fonds-french-tech-rebond-semestre-2026.html

u/les_actus_du_sub — 22 days ago

Les TPE doivent désormais accorder un nouveau congé supplémentaire de naissance pour leurs salariés

Les TPE doivent désormais gérer un nouveau congé supplémentaire de naissance pour leurs salariés.

On vous partage ce sujet, sachant qu'il y a une majorité de TPE sur le sub.

Depuis le 1er juillet 2026, un congé supplémentaire de naissance s'ajoute aux congés existants pour les salariés, avec de nouvelles obligations d'organisation pour les employeurs.

En gros, voilà ce qui change

Avant :

  • 3 jours de congé de naissance ;
  • 25 jours de congé de paternité ;
  • puis retour au travail (ou congé parental, peu indemnisé).

Après la réforme :

  • 3 jours de congé de naissance ;
  • 25 jours de congé de paternité ;
  • jusqu'à 2 mois de congé supplémentaire de naissance, pouvant être pris dans les 9 mois suivant la naissance et indemnisés par l'Assurance maladie (70 % de la base de référence le premier mois, 60 % le second) ;
  • puis, si le salarié le souhaite, un congé parental.

Bien évidemment, on comprend l'intérêt humain/social de cette mesure pour les parents. En revanche, côté entreprise, il faut désormais anticiper le fait qu'un salarié (ou un alternant) puisse être absent pendant près de 3 mois.

Dans une entreprise de 5 salariés, si l'un d'eux s'absente pendant 3 mois, cela représente quand même 20 % de l'effectif. Si c'est un profil clé (commercial, développeur, boulanger, serveur...), il faudra anticiper son remplacement ou réorganiser l'activité.

Vous en pensez quoi ? Bonne avancée sociale, ou mesure difficile à absorber pour les petites entreprises ?

https://www.village-justice.com/articles/conge-supplementaire-naissance-2026-quels-sont-les-nouveaux-droits-des-salaries,55942.html

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u/les_actus_du_sub — 23 days ago