Certaines personnes essaient de se convaincre qu'elles sont introverties pour ne pas avoir à admettre qu'elles sont juste timides
Je parle précisément du timide qui essaie de se convaincre qu'il est introverti pour ne pas accepter sa timidité, par orgueil, parce que c'est peu flatteur d'être timide.
Ce timide fini très souvent frustré, et sa difficulté à s'intégrer se transforme en haine des autres.
Vu que la timidité est perçue socialement comme étant une faiblesse, ou une forme d'immaturité et que l'introversion, au contraire est souvent associée (à tort ou à raison) à l'intelligence ou à la sagesse..
Pour protéger son orgueil, le timide va donc construire un mur d'arrogance en se disant introverti.
Mais puisque ce "faux introverti" a des besoins sociaux normaux mais qu'il se les interdit par peur, une tension énorme s'installe en lui. Il souffre de ne pas avoir de vie sociale. Il souffre de ne pas s'amuser comme les autres, de ne pas avoir d'amis...
Mais admettre cette souffrance serait admettre qu'il a besoin des autres et qu'il échoue à obtenir cette connexion. C'est trop humiliant pour son ego.
Alors, pour évacuer cette douleur, il doit dévaluer l'objet de son désir.
Il qualifie les gens de "stupides" ou de "trop bruyants". Leurs conversations de "superficielles".
La sociabilité devient "une perte de temps pour les moutons".
C'est de cette façon que la haine naît : Il déteste les gens joyeux et intégrés parce qu'ils lui rappellent, par contraste, son propre isolement forcé. Il méprise ce qu'il ne peut pas conquérir.
Contrairement au timide plus "humble", le "faux introverti" ne cherche pas à guérir, vu qu'il n'accepte pas sa souffrance, par orgueil. Et c'est ce qui le condamne à vieillir et mourir dans cette haine-là, dans la solitude.
Le pire, c'est qu'une fois vieux, il se rend compte qu'en fait tout le reste était banal. Et qu'il est passé à côté de sa vie bêtement. Et c'est l'un des pires sentiments qu'un humain puisse ressentir.