L’affaire Lyhanna, quand l’hypocrisie se dévoile une fois de plus
Depuis quelques jours, le pays s’emballe – à raison – à la suite du meurtre (probablement précédé d’un viol, vu le CV de l’auteur présumé) de la petite Lyhanna, 11 ans.
Comment ne pas ressentir cette injustice ? Une vie fauchée, des parents et une famille qui ne s’en remettront jamais, à la suite d’un crime qui aurait pu et dû être évité, si notre justice avait assuré son rôle.
Au milieu de ce drame horrible, je trouve un motif d'espoir à voir tant de gens, de tous bords politiques, demander – enfin – à ce que la justice rende des comptes, après un énième foirage aux conséquences terribles. En dehors de quelques titres comme Médiapart et Blast, qui volent au secours de leur électorat de juges, les médias mainstream reprennent le message, et font remonter cette colère légitime.
À condition que cette affaire n'accouche pas d'une énième loi bidon qu'on n'appliquera jamais, on se prend à rêver qu’après cette séquences, les juges seront plus sévèrement contrôlés, et hésiteront peut-être, sait-on jamais, à relâcher avec tant d’indolence des fous furieux dont tout le monde sait qu’ils sont impossibles à réinsérer et qu’ils vont recommencer, encore et encore, et encore, et encore, et encore.
Néanmoins, je ne peux non plus m’empêcher de ressentir l’immense hypocrisie de ces manifestations, de ces demandes pour plus de justice… Parce qu’au fond, Lyhanna n’est que la énième victime de la légèreté et de l’incompétence de juges formatés et d’une administration impotente et inique.
Pourquoi pas tant de bruit et de fureur après le meurtre de Lola, tuée et violée par une Algérienne sous OQTF qui aurait dû être expulsée ? Pourquoi pas tant de colère après le meurtre de Philippine par un Marocain sous OQTF déjà accusé de viol ? Pourquoi pas de critique des juges après les innombrables meurtres de Français, mineurs ou non, par des gens qui n’avaient soit rien à faire en France, soit rien à faire en dehors de prison ?
La réponse est simple : nous avons intériorisé, depuis bien longtemps, que mourir des mains d’un représentant de la diversité, ça fait malheureusement partie de la vie. Le tabassage à coups de batte, le coup de couteau pour un regard, le viol dans une allée sombre avant d’être étranglée, quand cela vient d’une certaine population, c’est comme un phénomène climatique particulièrement violent, une tempête, un tsunami. Il n’y a rien d’autre à faire que subir et prier que cela ne nous arrive pas, car il est, dans tous les cas, impossible de remettre en cause le dogme d’une immigration heureuse et d'un diversité enrichissante.
Dès lors, lorsque des voix demandaient, à la suite d’un de ces drames, des comptes, aux juges, à l’administration et aux politiques censés éviter que cela se produise, la réponse était très claire : c’est de l’instrumentalisation d’extrême-droite. L’horreur, quasiment le nazisme !
En revanche, quand l’auteur est Blanc, alors là, oui, il est possible de faire quelque chose, de s’indigner, de se révolter, de demander des explications, d’exiger que ça ne se reproduise plus. Soudainement, la population retrouve son courage, sa capacité intellectuelle à se demander « Mais pourquoi acceptons-nous de subir ça, d’autant plus alors que la moitié de mon salaire est ponctionné pour financer ce système pourri ? »
Quand l'auteur s'appelle Jérôme et pas Thaha ou Mohamed, nous réalisons à nouveau que notre justice (quasiment entièrement aux mains de femmes votant à gauche, au passage), est quand même censée aussi protéger la société, et pas seulement se vautrer dans son idéologie tiers-mondiste. Tout d’un coup, l’excuse du manque de moyens ne suffit plus, et on se penche, réellement, sur les responsabilités des uns et des autres.
Il était temps, et il faudra continuer. A chaque crime de ce genre, quel que soit le profile du coupable, il faudra continuer à interroger, à exiger des comptes. Nommer les responsables. Ici, dans les médias de droite, sur les réseaux sociaux. Les pointer du doigt, si possible montrer leurs visages (même si les tribunaux, censés rendre la justice au nom du peuple français, s'arrangent bien pour garder les identités des juges des affaires sensibles secrètes).