Mes responsables me demandent de lister mes missions et ce qui est externalisable

Bonjour,

J'aurais besoin de vos retours d'expérience, car je ne sais pas si je me fais des films ou si c'est un signal qui revient souvent avant une réorganisation.

Contexte : je travaille dans une entreprise qui a récemment connu une restructuration. Un manager est arrivé à un poste N+3. Il connaissait déjà l'entreprise, mais occupait auparavant une fonction plutôt commerciale.

Il m'a annoncé (avec mon N+2) qu'il souhaitait que chacun prépare un document listant :

  • l'ensemble de ses missions ;
  • leur niveau de priorité ;
  • ce qui pourrait, selon nous, être externalisé afin de "nous faire gagner du temps".

Officiellement, l'objectif est d'améliorer l'organisation. Mais je ne peux pas m'empêcher de me demander si ce type d'exercice n'est pas aussi utilisé pour identifier des postes qui pourraient être supprimés ou externalisés.

J'ai plusieurs questions :

  • Avez-vous déjà eu ce type de demande ?
  • Est-ce que cela a débouché sur une simple réorganisation ou sur des suppressions de postes / une externalisation ?
  • Si vous deviez refaire cet exercice, comment présenteriez-vous vos missions ?
  • Comment montrer la valeur de son poste sans donner l'impression que certaines activités peuvent être facilement confiées à quelqu'un d'autre ?
  • Y a-t-il des erreurs à éviter dans ce genre de document ?

Je cherche surtout des témoignages de personnes qui ont vécu une situation similaire et les enseignements qu'elles en ont tirés.

Merci d'avance pour vos retours.

reddit.com
u/Novel_Fig_8126 — 2 days ago

Bonjour,

Je poste ici parce que je suis à bout et que j’ai besoin d’avis extérieurs.

Je travaille dans un secteur que j’aime beaucoup, assez difficile à intégrer, et c’est aussi pour ça que j’ai tenu aussi longtemps. Au départ, même si tout n’était pas parfait, j’étais content d’être là, dans un univers qui avait du sens pour moi. Mais depuis un bon moment, la situation s’est dégradée progressivement.

Ce n’est pas arrivé d’un coup. Ce n’est pas un seul gros événement évident. C’est plutôt une accumulation : des tensions, des remarques, des attitudes ambiguës, des situations où je me suis senti mis en difficulté, des blagues ou réflexions toujours minimisables, et un climat qui est devenu de moins en moins vivable pour moi.

J’ai fini par prendre de la distance avec certaines personnes pour me protéger. Le problème, c’est que ces personnes sont très intégrées dans le collectif, proches d’autres collègues, et aussi proches de ma responsable. Donc en prenant de la distance avec elles, je me suis aussi coupé du reste de mon entreprise. Aujourd’hui, je suis isolé.

Je passe mes journées seul, souvent à distance dans l’open space ou dans des endroits où je peux travailler sans être en hypervigilance. Le midi est devenu l’un des pires moments : tout le monde mange ensemble, y compris les personnes avec qui la situation est compliquée, et je ne me sens plus capable de m’asseoir avec elles comme si de rien n’était. Donc je mange seul, ou j’évite.

Ce qui est difficile à expliquer, c’est que cet isolement vient aussi de moi. Ce n’est pas forcément qu’on m’exclut ouvertement tous les jours. C’est que je ne me sens plus assez en sécurité dans ce collectif, donc je préfère m’isoler pour tenir. Sauf que cette protection me détruit aussi. Vu de l’extérieur, j’ai peur de passer pour quelqu’un qui ne fait pas d’effort, qui s’isole, qui n’est pas intégré, alors que de mon côté je m’isole parce que je ne me sens plus bien.

J’ai aussi perdu confiance dans ma responsable, notamment parce qu’elle est proche de certaines personnes concernées. Même les échanges professionnels ou censés être sécurisants ne le sont plus vraiment pour moi. J’ai peur que ce que je dis soit mal interprété, répété, ou retourné contre moi.

Il y a un suivi RH / interne autour de cette situation, donc ce n’est pas quelque chose que je garde complètement pour moi. Mais même ça me stresse : peur des conséquences, peur que ça me colle une image, peur que mon isolement soit interprété comme un problème de comportement de ma part plutôt que comme la conséquence d’une situation installée depuis longtemps.

Physiquement et mentalement, ça m’a beaucoup atteint. J’ai déjà été arrêté plusieurs fois. J’ai eu des douleurs, des blocages dans le dos et l’épaule, beaucoup de stress, une boule au ventre avant d’aller au bureau. Dès que je suis éloigné du travail, ça va mieux. Dès que je dois y retourner, ça recommence. Mes journées se ressemblent : je vais au travail tendu, je m’isole pour tenir, je rentre vidé, je rumine, je dors mal, et le lendemain ça recommence.

Je documente beaucoup de choses au cas où, parce que j’ai peur qu’on retourne la situation contre moi. Mais documenter me fait aussi replonger dedans en permanence. Je suis coincé entre le besoin de garder des traces pour me protéger et le fait que ça m’épuise mentalement.

Je sais que je dois partir. Le problème, c’est que ce n’est pas évident. Je cherche, mais je ne trouve pas facilement. Le secteur est compliqué, il y a peu d’opportunités, et c’est aussi un domaine que j’aime, donc ce n’est pas juste “change de boîte” comme si c’était simple.

Je me sens coincé :

  • rester me détruit ;
  • parler me fait peur ;
  • documenter me protège mais me fait ruminer ;
  • partir est nécessaire mais prend du temps ;
  • m’isoler m’aide à tenir, mais m’enfonce encore plus.

Je ne sais plus comment gérer l’entre-deux :

Est-ce que certains ont déjà vécu ça ? Comment vous avez tenu dans une situation d’isolement chronique au travail ? Comment chercher ailleurs sans s’effondrer entre-temps ? Et comment éviter que l’isolement soit utilisé contre vous comme si c’était vous le problème ?

Merci à ceux qui liront.

reddit.com
u/Novel_Fig_8126 — 2 months ago
▲ 2 r/emploi

Bonjour,

Suite à une discussion avec mon équipe RH, je prépare actuellement un dossier pour signaler une situation que je vis au travail et qui pourrait relever du harcèlement moral ou, a minima, d’une dégradation répétée de mes conditions de travail et ma santé.

Le dossier contient des faits datés, des captures, des échanges écrits, des exemples de remarques, de mises en difficulté, de traitement différencié, etc.

Mon interrogation porte sur un point précis : certains éléments ne concernent pas seulement les collègues avec qui j’ai des tensions, mais aussi ma manager et certains échanges RH.

Concernant ma manager, il y a notamment :

  • un manque de neutralité perçu, car elle est proche des personnes concernées ;
  • des échanges privés que j’ai l’impression d’avoir retrouvés ensuite dans des discussions avec ces collègues, ce qui fait que je ne me suis plus senti en confiance pour lui parler ;
  • du micro-management / une forme d’infantilisation, même si c’est peut-être un sujet parallèle.

Concernant les RH, il y a aussi un sujet de traitement différencié, notamment sur l’application de certaines règles internes. Dans mon cas, certaines règles ont été appliquées strictement, alors que j’ai constaté une application plus souple pour d’autres. J’ai demandé une régularisation, qui a été refusée. Cela fait partie des éléments qui renforcent mon sentiment d’inéquité.

J’ai donc une inquiétude sur la neutralité du traitement du dossier. Même si le sujet serait aussi traité à un niveau supérieur au niveau national, l’investigation en France pourrait impliquer des personnes que je mentionne directement ou indirectement.

Je ne cherche pas à élargir inutilement le sujet. Mon objectif est surtout de documenter les faits, d’expliquer pourquoi je me suis isolé / mis à distance, et d’éviter que mon état actuel soit interprété comme un simple problème personnel ou un manque d’intégration.

Cette démarche serait aussi une façon de poser un cadre, de laisser une trace, et d’essayer d’assainir un minimum la situation, sans forcément chercher une confrontation frontale.

Pour le moment, j’ai rédigé le dossier avec :

  • une introduction du contexte ;
  • une chronologie des faits avec témoins et captures quand possible ;
  • l’impact sur mon travail et ma santé ;
  • les démarches déjà entreprises ;
  • les demandes formulées.

Cette situation m’a déjà valu plusieurs arrêts maladie pour des conséquences sur ma santé. Compte tenu de la situation, j’essaie aussi de changer d’entreprise, mais ce n’est pas si simple : cela fait un moment que je cherche sans réussir à partir pour l’instant, d’où ma démarche.

Selon vous, dans un dossier RH de ce type, vaut-il mieux :

  1. inclure aussi les éléments concernant la manager et les RH, mais dans une partie séparée “contexte / neutralité / démarches / traitement différencié” ;
  2. les garder hors du dossier principal et ne les évoquer qu’en entretien ;
  3. les formuler uniquement comme des ressentis et craintes, sans accusation directe ;
  4. ne pas les inclure du tout pour éviter un effet boomerang ?

Je suis également preneur de tout retour sur ce type de démarche : stratégie, formulation, risques, choses à éviter, niveau de détail à inclure, etc.

Merci pour vos avis, notamment si vous avez déjà été confrontés à un signalement RH ou à une enquête interne.

reddit.com
u/Novel_Fig_8126 — 2 months ago

J’ai 34 ans et je me rends compte que ma vie sociale a énormément changé ces dernières années. Pas juste “un peu moins de sorties qu’avant”, mais vraiment une forme d’effondrement progressif. Et je me demande si d’autres personnes vivent ou ont vécu la même chose.

Ce qui me trouble, c’est que je n’ai pas toujours été comme ça. Avant, j’avais des amis, des sorties, des conversations spontanées, des gens à voir, des plans qui se faisaient naturellement. J’avais même tendance à être quelqu’un d’assez sociable, voire populaire par moments. Sortir boire un verre, aller à un concert, rejoindre quelqu’un, improviser une soirée… tout ça semblait fluide, presque évident.

Aujourd’hui, mes journées se ressemblent énormément. Travail, routine, peu de messages, peu de propositions, peu de vrais moments partagés. Je ne cherche pas à être en mode fête permanente ou à sortir tous les soirs. Ce n’est pas ça. Mais juste avoir des choses simples de temps en temps : un verre, un film, un concert, un festival, une soirée tranquille, des gens qui proposent des trucs et à qui je peux proposer des trucs aussi. Ça fait tellement longtemps que je n’ai plus eu cette dynamique que je ne sais même plus exactement depuis quand elle a disparu.

J’habite dans une grande ville, et ce n’est pas un hasard. Une des raisons pour lesquelles j’y suis resté, c’est que je me disais que si je me sentais seul, ce serait toujours plus facile de rencontrer du monde, de sortir, de retrouver une vie sociale. Sauf qu’en pratique, ce n’est pas vraiment ce qui se passe.

Au départ, dans cette ville, j’avais encore des amis. Je sortais moins qu’avant peut-être, mais ça existait encore. Puis, petit à petit, sans que je m’en rende compte, les gens sont partis un par un. Certains ont déménagé, d’autres ont eu des enfants, d’autres ont changé de rythme de vie. Et moi je suis encore là. Sauf qu’à un moment, j’ai réalisé qu’en fait il ne se passait presque plus rien.

Je vois bien qu’il y a encore des gens de mon âge qui ont une vie sociale active. Certains ont une famille, des enfants, une maison, des projets, un équilibre. D’autres n’ont pas forcément tout ça, mais ont encore des amis, des sorties, des choses prévues. Ils semblent avancer dans leur vie. Moi, à côté, j’ai souvent l’impression de stagner. Je me sens parfois vraiment comme un loser, même si je sais que ce mot est dur. J’ai l’impression que les autres construisent quelque chose pendant que moi je répète les mêmes journées.

Il y a aussi un décalage bizarre avec l’âge. Des gens plus jeunes peuvent parfois donner l’impression que c’est un peu cringe de vouloir encore sortir, rencontrer du monde, ne pas être “posé” à 34 ans. Comme si vouloir une vie sociale active à cet âge-là était déjà suspect. Et à l’inverse, des personnes plus âgées me disent plutôt : “Mais sors, profite, tu as raison.” Sauf que le problème, ce n’est pas que je n’en ai pas envie. C’est que je n’ai plus vraiment le cercle autour de moi pour le faire naturellement.

Je connais aussi le discours classique : “il faut se concentrer sur soi-même”, “apprendre à être bien seul”, “faire des activités pour soi”, etc. Je suis d’accord avec ça sur le principe, et je le fais déjà. Je ne suis pas en train d’attendre que tout tombe du ciel. Mais je constate quand même que quand j’ai parfois un week-end avec des amis, une sortie prévue, un moment social un peu vivant, je vais beaucoup mieux après. Je me sens plus léger, plus motivé, plus productif, plus présent dans ma vie. Donc oui, j’ai besoin de lien social. Pas forcément énormément, mais j’en ai besoin.

Et ce qui est compliqué, c’est que “rencontrer de nouvelles personnes” n’a rien à voir avec le fait d’avoir déjà des potes avec qui faire des choses. Quand tu as un groupe, tu peux proposer un truc, rejoindre une sortie, improviser. Quand tu repars presque de zéro, chaque interaction devient un effort : s’inscrire à un événement, parler à des inconnus, espérer que le courant passe, revoir les gens, créer une dynamique. C’est possible, mais ce n’est pas la même énergie.

J’ai essayé des applis ou des événements pour rencontrer des gens, faire des sorties, me faire des potes. Mais j’ai souvent eu l’impression que beaucoup de personnes y allaient surtout dans une logique de rencontre amoureuse. Pourquoi pas, évidemment, mais ce n’est pas ce que je cherche à la base. Moi, j’aimerais juste retrouver une vie sociale, des liens, des gens avec qui partager des choses, sans que tout soit forcément ambigu ou orienté dating.

Même avec les potes qu’il me reste, j’ai l’impression que c’est devenu compliqué de les motiver pour quoi que ce soit. Je propose des verres, des concerts, des films, des petits trucs simples, et j’ai souvent le sentiment que ça ne les intéresse pas vraiment. Comme si mes idées étaient à côté de ce qu’ils veulent faire, ou comme s’ils n’avaient plus vraiment envie de faire grand-chose tout court.

Du coup, je me demande parfois si la vie adulte devient juste ça à partir d’un certain âge : une routine assez calme, assez solitaire, avec quelques interactions de temps en temps. Et je me demande si je ne devrais pas accepter que c’est ma vie maintenant. Peut-être quitter la grande ville, aller dans un endroit où j’aurais plus d’espace, prendre un chien, construire autre chose, plutôt que de rester dans l’attente d’une vie sociale qui ne revient pas vraiment.

Je ne pense pas être totalement isolé, mais je me sens quand même seul. Il y a une vraie tristesse là-dedans. Comme si une partie de ma vie s’était éteinte progressivement, sans événement précis, juste par accumulation.

Je mets aussi une vidéo Instagram en lien, pas du tout comme une pub, mais parce qu’elle illustre assez bien ce sentiment : https://www.instagram.com/p/DVsW7eHEn6h/

Est-ce que vous avez vécu ça autour de la trentaine/quarantaine ? Est-ce que votre vie sociale s’est effondrée ou énormément réduite ? Est-ce que ça s’est amélioré ensuite ? Est-ce que vous avez réussi à recréer du lien, ou est-ce que vous avez fini par accepter une vie plus solitaire ?

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u/Novel_Fig_8126 — 2 months ago

J’ai 34 ans et je me rends compte que ma vie sociale a énormément changé ces dernières années. Pas juste “un peu moins de sorties qu’avant”, mais vraiment une forme d’effondrement progressif. Et je me demande si d’autres personnes vivent ou ont vécu la même chose.

Ce qui me trouble, c’est que je n’ai pas toujours été comme ça. Avant, j’avais des amis, des sorties, des conversations spontanées, des gens à voir, des plans qui se faisaient naturellement. J’avais même tendance à être quelqu’un d’assez sociable, voire populaire par moments. Sortir boire un verre, aller à un concert, rejoindre quelqu’un, improviser une soirée… tout ça semblait fluide, presque évident.

Aujourd’hui, mes journées se ressemblent énormément. Travail, routine, peu de messages, peu de propositions, peu de vrais moments partagés. Je ne cherche pas à être en mode fête permanente ou à sortir tous les soirs. Ce n’est pas ça. Mais juste avoir des choses simples de temps en temps : un verre, un film, un concert, un festival, une soirée tranquille, des gens qui proposent des trucs et à qui je peux proposer des trucs aussi. Ça fait tellement longtemps que je n’ai plus eu cette dynamique que je ne sais même plus exactement depuis quand elle a disparu.

J’habite dans une grande ville, et ce n’est pas un hasard. Une des raisons pour lesquelles j’y suis resté, c’est que je me disais que si je me sentais seul, ce serait toujours plus facile de rencontrer du monde, de sortir, de retrouver une vie sociale. Sauf qu’en pratique, ce n’est pas vraiment ce qui se passe.

Au départ, dans cette ville, j’avais encore des amis. Je sortais moins qu’avant peut-être, mais ça existait encore. Puis, petit à petit, sans que je m’en rende compte, les gens sont partis un par un. Certains ont déménagé, d’autres ont eu des enfants, d’autres ont changé de rythme de vie. Et moi je suis encore là. Sauf qu’à un moment, j’ai réalisé qu’en fait il ne se passait presque plus rien.

Je vois bien qu’il y a encore des gens de mon âge qui ont une vie sociale active. Certains ont une famille, des enfants, une maison, des projets, un équilibre. D’autres n’ont pas forcément tout ça, mais ont encore des amis, des sorties, des choses prévues. Ils semblent avancer dans leur vie. Moi, à côté, j’ai souvent l’impression de stagner. Je me sens parfois vraiment comme un loser, même si je sais que ce mot est dur. J’ai l’impression que les autres construisent quelque chose pendant que moi je répète les mêmes journées.

Il y a aussi un décalage bizarre avec l’âge. Des gens plus jeunes peuvent parfois donner l’impression que c’est un peu cringe de vouloir encore sortir, rencontrer du monde, ne pas être “posé” à 34 ans. Comme si vouloir une vie sociale active à cet âge-là était déjà suspect. Et à l’inverse, des personnes plus âgées me disent plutôt : “Mais sors, profite, tu as raison.” Sauf que le problème, ce n’est pas que je n’en ai pas envie. C’est que je n’ai plus vraiment le cercle autour de moi pour le faire naturellement.

Je connais aussi le discours classique : “il faut se concentrer sur soi-même”, “apprendre à être bien seul”, “faire des activités pour soi”, etc. Je suis d’accord avec ça sur le principe, et je le fais déjà. Je ne suis pas en train d’attendre que tout tombe du ciel. Mais je constate quand même que quand j’ai parfois un week-end avec des amis, une sortie prévue, un moment social un peu vivant, je vais beaucoup mieux après. Je me sens plus léger, plus motivé, plus productif, plus présent dans ma vie. Donc oui, j’ai besoin de lien social. Pas forcément énormément, mais j’en ai besoin.

Et ce qui est compliqué, c’est que “rencontrer de nouvelles personnes” n’a rien à voir avec le fait d’avoir déjà des potes avec qui faire des choses. Quand tu as un groupe, tu peux proposer un truc, rejoindre une sortie, improviser. Quand tu repars presque de zéro, chaque interaction devient un effort : s’inscrire à un événement, parler à des inconnus, espérer que le courant passe, revoir les gens, créer une dynamique. C’est possible, mais ce n’est pas la même énergie.

J’ai essayé des applis ou des événements pour rencontrer des gens, faire des sorties, me faire des potes. Mais j’ai souvent eu l’impression que beaucoup de personnes y allaient surtout dans une logique de rencontre amoureuse. Pourquoi pas, évidemment, mais ce n’est pas ce que je cherche à la base. Moi, j’aimerais juste retrouver une vie sociale, des liens, des gens avec qui partager des choses, sans que tout soit forcément ambigu ou orienté dating.

Même avec les potes qu’il me reste, j’ai l’impression que c’est devenu compliqué de les motiver pour quoi que ce soit. Je propose des verres, des concerts, des films, des petits trucs simples, et j’ai souvent le sentiment que ça ne les intéresse pas vraiment. Comme si mes idées étaient à côté de ce qu’ils veulent faire, ou comme s’ils n’avaient plus vraiment envie de faire grand-chose tout court.

Du coup, je me demande parfois si la vie adulte devient juste ça à partir d’un certain âge : une routine assez calme, assez solitaire, avec quelques interactions de temps en temps. Et je me demande si je ne devrais pas accepter que c’est ma vie maintenant. Peut-être quitter la grande ville, aller dans un endroit où j’aurais plus d’espace, prendre un chien, construire autre chose, plutôt que de rester dans l’attente d’une vie sociale qui ne revient pas vraiment.

Je ne pense pas être totalement isolé, mais je me sens quand même seul. Il y a une vraie tristesse là-dedans. Comme si une partie de ma vie s’était éteinte progressivement, sans événement précis, juste par accumulation.

Je mets aussi une vidéo Instagram en lien, pas du tout comme une pub, mais parce qu’elle illustre assez bien ce sentiment : https://www.instagram.com/p/DVsW7eHEn6h/

Est-ce que vous avez vécu ça autour de la trentaine/quarantaine ? Est-ce que votre vie sociale s’est effondrée ou énormément réduite ? Est-ce que ça s’est amélioré ensuite ? Est-ce que vous avez réussi à recréer du lien, ou est-ce que vous avez fini par accepter une vie plus solitaire ?

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u/Novel_Fig_8126 — 2 months ago
▲ 4 r/AntiTaff+1 crossposts

Bonjour,

Suite à une discussion avec mon équipe RH, je prépare actuellement un dossier pour signaler une situation que je vis au travail et qui pourrait relever du harcèlement moral ou, a minima, d’une dégradation répétée de mes conditions de travail.

Le dossier contient des faits datés, des captures, des échanges écrits, des exemples de remarques, de mises en difficulté, de traitement différencié, etc.

Mon interrogation porte sur un point précis : certains éléments ne concernent pas seulement les collègues avec qui j’ai des tensions, mais aussi ma manager et certains échanges RH.

Concernant ma manager, il y a notamment :

  • un manque de neutralité perçu, car elle est proche des personnes concernées ;
  • des échanges privés que j’ai l’impression d’avoir retrouvés ensuite dans des discussions avec ces collègues, ce qui fait que je ne me suis plus senti en confiance pour lui parler ;
  • du micro-management / une forme d’infantilisation, même si c’est peut-être un sujet parallèle.

Concernant les RH, il y a un sujet de traitement différencié, notamment sur l’application des règles de télétravail. Dans mon cas, les règles ont été appliquées strictement, alors que j’ai constaté une application plus souple pour d’autres. J’ai demandé une régularisation des jours que j’ai dû poser, qui a été refusée. Cela fait partie des éléments qui renforcent mon sentiment d’inéquité.

J’ai donc une inquiétude sur la neutralité du traitement du dossier. Même si le sujet serait aussi traité à un niveau supérieur au niveau national, l’investigation en France pourrait impliquer des personnes que je mentionne directement ou indirectement.

Je ne cherche pas à élargir inutilement le sujet. Mon objectif est surtout de documenter les faits, d’expliquer pourquoi je me suis isolé / mis à distance, et d’éviter que mon état actuel soit interprété comme un simple problème personnel ou un manque d’intégration.

Cette démarche serait aussi une façon de poser un cadre, de laisser une trace, et d’essayer d’assainir un minimum la situation, sans forcément chercher une confrontation frontale.

Pour le moment, j’ai rédigé le dossier avec :

  • une introduction du contexte ;
  • une chronologie des faits avec témoins et captures quand possible ;
  • l’impact sur mon travail et ma santé ;
  • les démarches déjà entreprises ;
  • les demandes formulées.

Cette situation m’a déjà valu plusieurs arrêts maladie pour des conséquences sur ma santé. Compte tenu de la situation, j’essaie aussi de changer d’entreprise, mais ce n’est pas si simple : cela fait un moment que je cherche sans réussir à partir pour l’instant, d’où ma démarche.

Selon vous, dans un dossier RH de ce type, vaut-il mieux :

  1. inclure aussi les éléments concernant la manager et les RH, mais dans une partie séparée “contexte / neutralité / démarches / traitement différencié” ;
  2. les garder hors du dossier principal et ne les évoquer qu’en entretien ;
  3. les formuler uniquement comme des ressentis et craintes, sans accusation directe ;
  4. ne pas les inclure du tout pour éviter un effet boomerang ?

Je suis également preneur de tout retour sur ce type de démarche : stratégie, formulation, risques, choses à éviter, niveau de détail à inclure, etc.

Merci pour vos avis, notamment si vous avez déjà été confrontés à un signalement RH ou à une enquête interne.

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u/Novel_Fig_8126 — 2 months ago